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Netanyahou ne doit pas permettre à la campagne de relations publiques d’Obama de l’éloigner de sa mission
Le Parti Démocrate sent le vent du boulet de l’hostilité du président des USA Barack Obama envers Israël. Dans un entretien sur ‘Channel 10’ au début du mois, le méga donateur du Parti Démocrate Haïm Seban a décrit le gouvernement Obama comme idéologiquement aligné avec la Gauche radicale et a sévèrement critiqué son comportement envers Israël.
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Les journaux ‘Maariv’ et ‘Yediot Aharonot’ ont rapporté cette semaine que les Députés et Sénateurs du Congrès américain sont profondément préoccupés par le comportement très dur de leur gouvernement envers Israël, ce qui a convaincu beaucoup de Juifs américains à ne pas contribuer à leurs campagnes ou à celle du Parti Démocrate avant les élections de la mi-Mandat le 2 novembre prochain. Ils craignent aussi que les Juifs américains ne votent en grand nombre pour leurs concurrents Républicains.
Ce sont ces préoccupations, plutôt que la décision de modifier ses positions sur Israël en particulier et le Moyen-Orient en général, qui amène maintenant Obama à faire une cour incessante à la communauté juive américaine. Sa dernière décision dans ce domaine a été son invitation soudaine du Premier ministre Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche pour une « réception chaleureuse » devant les caméras de télévision, mardi prochain.
Il est clair les préoccupations électorales plutôt que des enjeux politiques sont derrière ce que la Maison blanche a décrit comme une « offensive de charme », parce que depuis le lancement de cette offensive il y a quelques semaines, Obama n’a modifié aucune de ses options politiques envers Israël et plus largement au Moyen-Orient. En fait, il a encore accru ces options politiques au détriment d’Israël.
Prenez par exemple son objectif de débarrasser le monde des armes nucléaires. Vendredi, la Conférence de Révision du Traité de Non Prolifération Nucléaire de l’ONU, étalée sur un mois, a programmé d’adopter une résolution consensuelle avant de se séparer. Selon de nombreux compte-rendu des media, Israël sera mis au centre du projet de résolution qui sera probablement adopté.
Les projets de résolution mis en circulation à la fois par l’Egypte et les USA ont adopté l’exigence de l’Egypte d’un Moyen-Orient débarrassé du nucléaire. Ils appellent à une conférence impliquant tous les pays de la région à discuter la dénucléarisation. La seule différence entre la résolution égyptienne et la résolution américaine* sur la question, c’est que les Egyptiens appellent à la tenue de la conférence en 2011 quand les USA appellent à la tenue de cette conférence en 2012-2013. Le projet de résolution appelle aussi tous les Etats non membres du ‘NPT’ – Israël, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord – à rejoindre le NPT comme puissances non nucléaires.
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Ainsi alors que l’Iran n’est pas mentionnée dans le projet de résolution – qui doit être adopté par consensus – en deux endroits séparés, l’arsenal nucléaire supposé d’Israël est la cible d’un rodéo diplomatique international.
En 2005, l’Egypte a fait circuler un projet de résolution substantiellement identique à son projet actuel. Mais en opposition profonde avec le conclave actuel, la conférence de révision du NPT de 2005 s’est achevée sans agrément, parce que le gouvernement Bush a refusé de s’aligné sur l’attaque de l’Egypte contre Israël.
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A la lumière particulière du programme d’armements nucléaires de l’Iran et de l’objectif exprimé du régime iranien de destruction d’Israël, le gouvernement Bush a préféré saborder la conférence plutôt que de donner du crédit à l’idée que l’arsenal nucléaire supposé d’Israël serait une plus grande menace à la sécurité mondiale que le programme nucléaire de l’Iran – qui, comme dans le projet actuel, n’était pas mentionné dans la résolution de l’Egypte il y a cinq ans. Le gouvernement Obama n’a aucun problème à s’aligner sur le Caire.
La volonté d’Obama de placer le programme nucléaire d’Israël sur l’agenda international à côté de l’Iran est au même niveau que sa politique de contention du programme nucléaire de l’Iran en total échec. Après que sa politique diplomatique de la main tendue au président iranien Mahmoud Ahmadinejad ait été reçue par un poing fermé, la tentative d’Obama de convaincre le Conseil de Sécurité de l’ONU d’adopter des « sanctions intelligentes » contre l’Iran a été mis échec et mat par l’accord sur le nucléaire de l’Iran avec ses tout nouveaux alliés stratégiques, la Turquie et le Brésil.
Cet accord, qui facilite plus qu’il n’empêche le programme d’armes nucléaires de Téhéran, a mis fin à toute perspective de voir le Conseil de Sécurité adopter une résolution de sanctions supplémentaires dans un proche avenir. Mais ensuite, pour assurer le soutien russe désormais affaibli à cette résolution, Obama a dispensé la Russie des sanctions et fermé les yeux sur les activités de prolifération nucléaire poursuivies par la Russie et la Chine en Syrie, en Turquie et au Pakistan. De plus, Obama a donné son accord pour que la plupart des dispositions restantes ne soient pas contraignantes.
Dans le même temps, en dépit du fait que sa tentative de sanctions soit un désastre, Obama a demandé aux Démocrates du Congrès de bloquer les lois de sanctions pendant un mois  supplémentaire. De même, Obama a convaincu ses collègues Démocrates au Congrès de dispenser la Russie et la Chine de voter les sanctions.
Participant à la tentative de l’administration de courtiser les Juifs américains pour les ramener vers le Parti Démocrate malgré sa stratégie politique anti-Israël, la semaine dernière, un groupe de rabbins pro-Obama triés sur le volet a été invité à la Maison Blanche pour discuter avec le directeur de cabinet d’Obama Rahm Emanuel et avec Dan Shapiro et Dennis Ross, qui s’occupent respectivement des dossiers palestiniens et de l’Iran au Conseil de Sécurité Nationale d’Obama. Selon un compte-rendu de cette réunion par le rabbin Jack Moline, non démenti par la Maison Blanche, les trois hommes ont déclaré aux rabbins Démocrates que le gouvernement a trois priorités au gouvernement. D’abord Obama cherche à isoler l’Iran. Ensuite il cherche à réduire significativement la présence militaire des USA au Moyen-Orient, en particulier en Irak. Et troisièmement, il cherche à résoudre le conflit palestinien avec Israël.
Ces priorités sont troublantes pour nombre de raisons. D’abord, isoler l’Iran n’est pas la même chose qu’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. En décrivant son objectif comme « isoler » l’Iran, l’administration montre clairement qu’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires n’est pas son objectif. De fait, les relations étrangères de l’Iran ont fructifié depuis qu’Obama est en poste.
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Dans son compte-rendu de la réunion, Moline a indiqué que Ross et Emanuel considèrent le rejet par Obama du droit d’Israël à construire des foyers pour les Juifs à Jérusalem comme étant motivé par son objectif d’Isoler l’Iran. Ainsi selon l’avis des conseillers juifs d’Obama, sa méthode favorite pour isoler l’Iran est d’attaquer Israël.
Ajoutez à cela que sa troisième priorité – établir un Etat palestinien d’ici la fin de l’année prochaine – et vous avez un président pour qui dénigrer Israël constitue ses première et troisième priorités au Moyen-Orient.
Quand on prend en compte sa volonté de placer sur le billot international l’arsenal nucléaire supposé d’Israël, il est clair qu’il n’existe aucun précédent à l’hostilité d’Obama envers Israël dans l’histoire des relations USA – Israël. Cela nous amène à la rencontre de mardi prochain de Netanyahou avec Obama. L’implication permanente de celui-ci dans une stratégie politique anti-Israël montre qu’il y a deux scénarios possibles pour la réunion de la semaine prochaine. Dans le meilleur des cas, cette réunion n’aura de toute façon aucune substance. Ce ne sera rien de plus qu’une démonstration publique de l’affection présidentielle pour le Premier ministre israélien.
Le scénario le plus probable est qu’Obama utilisera la réunion comme une opportunité pour mettre la pression sur Netanyahou pour ne pas attaquer les installations nucléaires de l’Iran ; ne pas attaquer les dépôts de missiles du Hezbollah et de la Syrie, les lanceurs et les silos ; prolonger la date limite d’interdiction de la construction juive en Judée et en Samarie au-delà de septembre, et augmenter la prohibition de la construction de foyers juifs à Jérusalem.
Concernant ce dernier scénario, on peut seulement espérer que Netanyahou a retenu ses expériences antérieures avec Obama. En décembre dernier, espérant alléger la pression des USA, Netanyahou a annoncé une interdiction sans précédent de 10 mois sur la construction juive en Judée et en Samarie. Pour prix de ses efforts, il a été récompensé par une escalade de la pression américaine contre Israël.
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Après avoir empoché la concession de Netanyahou sur la Judée et la Samarie, Obama a immédiatement lancé une attaque empoisonnée sur les droits d’Israël sur Jérusalem.
De même, la volonté de Netanyahou de soutenir en apparence à la fois l’effort d’Obama pour se concilier l’Iran et ses efforts pour faire adopter des sanctions anti-Iran par le Conseil de Sécurité, a permis à Obama de gagner 18 mois de tranquillité de la part d’Israël. Pendant ce temps, l’Iran a progressé à quelques mois de la bombe, et les USA ont abandonné leur objectif d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.
Cette expérience nous donne une leçon claire : si Obama recherche des concessions politiques d’Israël pendant cette réunion, Netanyahou doit rejeter ces requêtes. De fait, il pourrait même être contre-productif que Netanyahou s’abstienne de répondre dans l’espoir de gagner du temps.
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Si d’un autre côté, Obama évite la discussion de questions substantielles et consacre la réunion avec Netanyahou à une discussion concernant la guerre de Michelle Obama contre l’obésité, Netanyahou devrait songer à ce qu’Obama a infligé à la famille du journaliste assassiné du ‘Wall Street Journal’ Daniel Pearl, tandis que le président signait « l’Acte de la Liberté de la Presse Daniel Pearl » la semaine dernière. Pearl a été décapité en 2002 par des jihadistes au Pakistan. Entre autres choses, ses assassins ont proclamé qu’il n’avait pas le droit de vivre parce qu’il était juif. A la cérémonie, Obama a interdit au père de Pearl, Judea Pearl, de parler. Ce faisant, Obama a ramené la famille de Pearl au statut de simples piliers alors qu’Obama proclamait avec mièvrerie et de façon répréhensible : « Evidemment, la perte de Daniel Pearl a été l’un de ces moments qui saisit l’imagination du monde parce qu’il nous a rappelé la valeur de la liberté de la presse ».
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Cette appropriation du meurtre de Pearl et le déni de ce qu’il a représenté a servi l’objectif d’Obama à faire semblant qu’il n’y a pas de jihad et que l’islam radical n’est pas une menace pour les USA. Et en réduisant au silence le père de Pearl, le président l’a transformé en complice involontaire.
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Netanyahou devrait retenir deux leçons du comportement d’Obama à la cérémonie. D’abord, Netanyahou doit tout faire pour éviter d’être utilisé comme un pilier. Cela signifie qu’il doit insister pour avoir un point de presse conjoint avec Obama. Il doit aussi insister pour avoir son mot à dire sur les journalistes participant à la conférence de presse et qui seront autorisés à poser des questions aux deux dirigeants.
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Ensuite, Netanyahou ne doit pas devenir le porte-parole d’Obama. Comme part de sa tentative infructueuse de convaincre Obama de modifier sa politique envers Israël, Netanyahou et ses conseillers ont battu des records pour se féliciter du soutien d’Obama à Israël. Ces déclarations ont bloqué des tentatives de partisans d’Israël aux USA de faire pression sur Obama pour modifier cette politique.
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L’officiel israélien qui a été le plus franc dans  ses compliments à Obama et son déni de l’hostilité de la politique envers Israël a été l’ambassadeur Michael Oren. Oren a félicité de façon répétée Obama pour son soutien soi-disant ferme à Israël, et son implication dans la sécurité d’Israël – tout récemment lors d’une apparition sur ‘Fox News’ mercredi. De plus, selon des compte-rendu de témoins oculaires, lors d’une réunion récente à huis clos avec des Juifs américains, Oren a critiqué le Parti Républicain pour ses attaques contre Obama à cause de son animosité contre Israël.
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Cela doit tout simplement prendre fin. En tant qu’officiels étrangers, les diplomates israéliens ne doivent pas être impliqués dans la politique partisane des USA. Non seulement des officiels israéliens ne doivent pas distribuer des compliments immérités à Obama, mais ils ne doivent pas adresser des critiques injustifiées aux Républicains.
Au bout du compte, les Juifs américains disposent du luxe de choisir entre leur loyauté envers le Parti Démocrate et leur soutien à Israël. Et dans les mois à venir, ils choisiront.
Le gouvernement d’Israël n’a pas un tel luxe. Le seul devoir du gouvernement est d’assurer la sécurité d’Israël et de faire progresser les intérêts nationaux d’Israël de toutes les manières possibles. Netanyahou ne doit pas permettre que la campagne de relations publiques d’Obama le distraie de cette mission.
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Notes du Traducteur :
*Exigence de l’Egypte et d’Obama = « Un Moyen-Orient débarrassé du Nucléaire !?! ». Oui mais : « Tirez les premiers ! Messieurs les Anglais ».
Cette proposition est d’une naïveté proprement « désarmante ». C’est d’ailleurs la réponse du berger Sarkozy à la bergère Obama quand celui-ci préconise la dénucléarisation de l’Europe occidentale. Obama se revêt d’une peau de pacifiste bêlant messianique, prêt à affaiblir sans scrupules ni regrets l’Occident. On se souviendra de lui dans l’histoire comme du président américain encore plus désastreux que Jimmy Carter, ce qui serait une réelle performance.
Souhaitons que les USA – et l’Occident - survivent à la cure d’affaiblissement qu’il nous fait subir.
Par CAROLINE GLICK Jerusalem Post 28/05/2010
http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=176741
Adaptation française de Sentinelle 5770 ©
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