Moshé Feiglin Imprimer E-mail
Ecrit par Aline Sultan   
Moshé Feiglin
par Aline Sultan  (A7.org)
lundi 30 juillet 2007 - 13:06
 

ImageLes racines de la famille Feiglin en Erets Israël remontent à la première Alya. En 1889, la famille s’installe en Erets purement et simplement dans le but d’accomplir la mitsva qui consiste à peupler la Terre d’Israël. Ils se consacrent donc à la construction du pays et au travail de la Terre et font partie des fondateurs des premières localités du nord, de Michmar Hayarden, de Hadera, de la mochava Kinnereth, etc. Le grand-père de Moshé, Avraham Feiglin z.l., fut le premier bébé qui naquit à Métoula.

Les pionniers qui participèrent à la première Alya et aux tous débuts de l’installation en Erets, étaient pour la plupart des gens croyants et respectueux des mitsvot (commandements) de la Tora. C’est à partir de la deuxième Alya et du développement vertigineux du pays au début du 20ème siècle, que la situation commence à changer sur ce point. A partir de cette époque, une partie de la famille Feiglin adopte un mode de vie détaché de la religion. Moshé Feiglin naît donc en 1962 à Haïfa, au sein d’une famille où quasiment tous les courants de la société israélienne, sont présents : religieux, non religieux, orthodoxes, de gauche, de droite et entre les deux.

Moshé Feiglin grandit à Rehovot où il rencontrera celle qui deviendra son épouse, Tsipi, montée des Etats-Unis avec sa famille. Au terme de ses études secondaires qu’il poursuit au lycée-yeshiva de Or Etsion, il s’enrôle dans l’armée. Il y grimpe rapidement les échelons et à sa sortie de l’armée, quatre ans plus tard, il est officier dans le génie militaire. Entre temps, il s’est marié avec Tsipi et ils se sont installés à Karney Chomron.

A la suite de son service militaire, il part aux Etats-Unis, et après avoir suivi une courte formation, il fonde sa première société en Israël : une société de nettoyage de fenêtres de tours (les tours de la Bourse des diamants, des grands hôtels, etc. …) Au début, Moshé fait lui-même le travail et par la suite, il dirigera cette société durant plus de dix ans. La société se développe dans d’autres domaines et emploie des dizaines d’employés.

Au début des années 90, Moshé fonde une société de High-Tech avec un autre associé. Il n’aura pas le temps de la développer, car peu après, Rabin monte au pouvoir et signe les accords d’Oslo avec Arafat. C’est à cette époque, que Feiglin fait son entrée dans la vie publique. Il abandonne toutes ses occupations précédentes et se consacre à la lutte contre les accords d’Oslo. Il organise des manifestations et est alors condamné à des travaux d’intérêt public pour appel à la rébellion. Sa peine purgée, il travaille dans le bâtiment et actionne une grue sur un chantier.

Moshé a de tout temps prêté un intérêt particulier à l’histoire en général et à celle du conflit judéo-arabe. Moshé est un vrai autodidacte. Il n’a jamais caché ses idées. Il participe à certaines manifestations, mais il n’a jamais fait de politique et n’a jamais adhéré à un parti politique. Il réalise immédiatement quelles seront les retombées des accords d’Oslo et tente par tous les moyens de mettre le public en garde contre les dangers qu’ils représentent. «Je me suis retrouvé participant à de nombreuses manifestations, très souvent accompagné de ma famille, plantant une tente symbolique en face des bureaux du Premier ministre, accourrant avec des centaines de milliers de gens dans les nuits glaciales de Jérusalem ou suant sur la place des Rois d’Israël à Tel-Aviv»

La gauche qui était alors au pouvoir, méprisait grossièrement les contestations et les mises en garde du camp national. La détresse de la droite face à la chute des valeurs et à l’effondrement de la sécurité que déclencha Oslo, décida finalement Feiglin à abandonner ses affaires personnelles et à fonder le mouvement contestataire «Zo Artsenou» avec son ami Sackett. Sans budget et dans l’anonymat complet, Moshé Feiglin parvient à déclencher la plus grande et la plus considérable opération contestataire que l’Etat d’Israël ait jamais connue. En août 1995, près de cent mille manifestants de toutes sortes barrent des routes à travers le pays. Cette opération paralyse le pays tout entier et prouve que le peuple, contrairement à ses dirigeants, est resté fidèle à sa Terre et ne souhaite absolument pas flirter avec des chefs d’organisations terroristes.

Feiglin est alors arrêté. Il refuse de prendre un avocat et avec deux de ses amis, Schmouel Sackett et le rav Benny Elon il est jugé pour incitation à la rébellion. Lorsque le rav Elon est élu député, la justice met fin à procédure intentée contre lui. Feiglin aurait put facilement procéder de la même manière et exploiter le considérable crédit qu’il avait gagné au sein du public pour faire cesser la procédure juridique dont il était l’objet et entrer à la Knesset en rejoignant un des partis de droite. Mais Feiglin est un vrai dirigeant.

Au lieu de présenter sa candidature à la Knesset, Zo Artsenou prête main forte au Likoud et à son leader Biniamin Netanyahou, afin qu’il remporte les élections contre Shimon Pérès. Les gens de Zo Artsenou se mobilisent et contribuent à la victoire du Likoud et à la montée de Netanyahou au pouvoir. Comble de l’ironie, le jugement de Feiglin se poursuit tout au long des années où le Likoud est au pouvoir. Moshé n’entre pas à la Knesset. Par contre, il est maintes fois arrêté et est finalement condamné à six mois de prison qui furent remplacés en travaux d’intérêt public.

Durant ces mêmes années, Feiglin écrit son premier livre, "Be makom che ein anachim" (Là où il n'y a personne), qui traite des accords d'Oslo. Il aura beaucoup de succès et sera traduit en anglais et en russe. Ses articles commencent à être publiés dans divers journaux et sites internet. Après l’expulsion du Goush Katif, Moshé Feiglin sortira un nouveau livre «La guerre des rêves»
 
Il est fréquemment convié en Israël et à l’étranger pour donner des conférences. Très souvent, les «prophéties» évoquées dans ses articles finissent par se réaliser. Trois ans avant, Feiglin avait prévu les bombardements du Hezbollah contre Haïfa, dans son livre «la guerre des rêves» De même, immédiatement après l’attentat contre les Tours jumelles, il avait publié un article dans lequel il avait prévu que les Etats-Unis occuperaient l’Irak et que l’armée américaine risquait de s’y embourber et d’être confrontée à des complications.

Alors que tout le monde annonce la fin du Likoud, Moshé Feiglin affirme qu’il ne tardera pas à se rétablir. Pour ou contre lui, les gens prennent l’habitude de considérer sérieusement ses estimations.

Lorsque Nétanyahou serra chaleureusement Arafat dans ses bras et annonça qu’il venait de découvrir un ami, le camp national fut sidéré. Cette poignée de mains élimina d’un seul coup l’opposition à Oslo. Et dès lors, le camp national se trouve désorienté et entraîné contre son gré dans une nouvelle ère, où l’Etat d’Israël convient que la cause arabe est juste. La droite, qui grâce à Nétanyahou, avait rejoint la voie d’Oslo, ne peut plus proposer d’alternative. Le public s’habitue au fait que lorsqu’il vote à gauche, il reçoit la gauche et que lorsqu’il vote à droite, il reçoit aussi la gauche et il est profondément accablé.

Feiglin rejette les propositions des partis de droite, car il est convaincu que seul le parti du peuple, le Likoud, est en mesure de changer les choses. Tout d’abord, il aide le parti de l’extérieur, ne demande rien pour lui-même en retour et assume l’entière responsabilité des démarches qu’il entreprend. Mais dès que le chef du parti s’allie à Arafat, Feiglin réalise qu’il lui faut entrer au Likoud et présenter sa candidature à la direction du parti, de l’intérieur. Feiglin comprend que le Likoud est resté le parti du peuple, mais que ses dirigeants ont adopté une idéologie se rapprochant de celle de la gauche.

En 1999, Nétanyahou perd le pouvoir et Barak prend sa place. Le Likoud semble aller à sa perte et c’est à ce moment que Feiglin y adhère et se met à convaincre le public de suivre son exemple. Il finit par rassembler des milliers de nouveaux adhérents, parmi lesquels des gens du noyau dur du camp national et des habitants de Judée Samarie et de Gaza et crée au sein du Likoud un groupe : "Manhigout yeoudit" pour un leadership juif .

Dès qu’il se joint au Likoud, il annonce que c’est dans l’intention de proposer une alternative aux dirigeants du camp national. S’il avait voulu se contenter d’entrer dans la politique, il aurait pu le faire beaucoup plus facilement. Mais Feiglin n’a jamais été un politicien comme les autres. Il est un dirigeant et il ne déviera jamais du but qu’il s’est fixé. En 2003, pour la première fois, l’occasion se présente à lui de prouver le sérieux de ses intentions. Il se présente face à Nétanyahou et à Sharon et ne remporte que 3% des suffrages. Il ne s’agit bien entendu que d’une candidature symbolique, mais désormais, personne ne peut plus contester le sérieux de ses intentions.

En 2006, Feiglin se présente pour la deuxième fois face à six autres candidats, dont Nétanyahou, Sylvan Shalom, Israël Katz, Ouzi Landau, Shaoul Mofaz et Limor Livnat.

Cette fois, il n’est plus question d’une candidature symbolique. Dès la parution des premiers sondages, Livnat retire sa candidature. Quand les sondages annoncent que Feiglin a de bonnes chances de dépasser le ministre de la Défense de l’époque, Shaoul Mofaz, Landau se joint à Nétanyahou. En définitive, Feiglin arrive en troisième position avec 13% des voix et c’est la grande surprise des primaires. En effet, face à tous les anciens candidats, ministres de longue date durant de longues années, Feiglin réussit à prendre la troisième place, sans même avoir jamais été député. De nombreux membres du Likoud en avaient assez de ces dirigeants gauchisants, montrèrent qu’ils voulaient une nouvelle sorte de leader et parmi les noms connus qui se présentèrent à eux, ils choisirent Feiglin.

Feiglin a l’intention de continuer sa progression vers la tête du Likoud et de réaliser son rêve de créer un important groupe national à la tête du Likoud. «Lorsque je dirigerai le Likoud», dit Feiglin, «qui votera encore Ihoud Leumi ou Mafdal ? Qui restera avec Lieberman ? Nombreux seront ceux qui seront enfin soulagés de pouvoir quitter Shass ? Lorsque nous créerons un groupe national uni à la tête du Likoud, tout le monde nous rejoindra et ce sera la plus grande victoire de l’histoire de la Knesset !»

Moshé Feiglin a cinq enfants et il est le plus jeune grand-père de la politique israélienne.

En bref, son programme est le suivant :

Education : assez du vide et de la violence. Il faut consacrer une heure quotidienne à l’étude des valeurs juives et de l’histoire du Peuple d’Israël dans l’ensemble du système éducatif d’Israël. Restituer aux professeurs le respect qui leur est dû.
Société : Sortir la famille juive de l’armoire et la développer.
Sécurité : Donner, recevoir, échanger, c’est terminé. Quand on a affaire à un ennemi, il faut le vaincre.
Justice : Ramener la justice au sein du système juridique et la libérer des griffes de Mérets.
Arabes : Pas question de tolérance envers la rébellion des Arabes d’Israël.

Suiv. >
 
Info Hebdo



Watch the Manhigut video here

Listen to the show
Back to top
© 2004 Manhigut Yehudit. All rights reserved. Terms of Use. Site Credits.