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Le Billet de Moshé Feiglin. Il semblerait que Ytro, le beau père de Moise, soit le responsable de la bureaucratie en Israël. A la place d’une approche droite et légitime avec ses dirigeants, Ytro a embarqué le peuple Israël dans un méandre compliqué avec des « ministres de mille », des « ministre de cent », et leur innombrables employés. Il est vrai que Moise a accepté sa proposition car sans système hiérarchique il est impossible de gérer un pays, mais on ne peut pas nier que Moise n’avait, soit disant, pas pensé à la solution si simple de Ytro. L’aliénation de l’individu est certainement le système que Ytro a rencontré à la cour de Pharaon. Moise représente, tout au contraire, une culture toute différente où le gouvernement est censé servir et non ordonner et qui considère le peuple comme ses enfants et non comme ses esclaves.
Un bon dosage entre ces deux approches est le modèle de gouvernement requis pour le peuple Israël. Il s’avère que de nos jours les dirigeants israéliens sont plus sensibles aux souffrances de Gaza qu’à celle de Sdérot. Nous nous serions même contentés d’un gouvernement qui assure la sécurité de sa population comme le font tous les dirigeants « normaux » du reste du monde. Il s’avère a nouveau que ceux qui essaient de créer un Etat « normal » (c’est-à-dire tout sauf juif), et qui se conduisent selon une échelle de valeur « normale », finissent par diriger le pays de la façon la moins « normale » possible. Paradoxalement, pour subsister en tant qu’Etat juif en terre d’Israël, pour avoir des routes normales, des moyens de transports normaux, une armée normale, nous devons toujours nous rappeler que nous ne sommes pas normaux. Nous devons toujours garder à l’esprit que nous avons un autre objectif et une échelle de valeur différente, et agir en conséquence. Celui qui ne comprend pas cela fera toujours tout à l’envers, il entamera le siège de Gaza le matin et le lèvera le soir. Y a-t-il eu un désengagement ? Il est maintenant clair que le « désengagement » n’était pas vraiment un désengagement mais tout simplement l’expulsion de Juifs. Israël est capable de cruauté vis-à-vis de ses enfants, mais est incapable de se séparer de ses ennemis.
La répartition du travail a été ainsi faite : l’Egypte s’engage à fournir à la bande de Gaza 50 tonnes d’explosifs par mois, une quantité astronomique d’armes, des munitions, des missiles… Israël s’engage à fournir à la bande de Gaza le reste : électricité, essence, eau et subvient à tous les besoins d’une population hostile. Personne ne se pose la question de savoir pourquoi Israël a la responsabilité de faire survivre ceux qui veulent l’anéantir ? Personne ne se pose la question car Israël croit au fond d’elle même de la véracité de l’existence de Gaza, et par le même de la vanité de sa propre existence. L’Israélien qui renie son identité juive sait que son existence na pas une véritable légitimité, il comprend que son temps est compté, et attend des miettes de reconnaissance du monde « éclairé ». Allez expliquer ça aux enfants de Sdérot. La « loi du désengagement » de Moshé et de Michael. (NDT : Moshé Feiglin est le président et Michael Fouah le Directeur Général de Manhigut Yehudit). Alors que la sécurité du Néguev occidental (région de Sdérot) est abandonnée, le gouvernement israélien s’inquiète du confort des habitants de la bande de Gaza qui ont élus le Hamas comme dirigeants qui sont les ennemis du peuple juif et de l’Etat d’Israël.
Le mutisme de l’opposition à cet état de faîte ne fait qu’accentuer la sensation de désespoir et d’impuissance. Il est possible d’agir aussi de l’opposition pour amener une amélioration significative aux habitants du Néguev occidental. Ces derniers jours, une proposition d’une « nouvelle loi du désengagement » a été soumise au chef de l’opposition, Benjamin Nathaniahou. La loi interdit tout transfert de biens ou de services à Gaza, sauf si aucune action terroriste n’a été menée de Gaza contre Israël pendant 90 jours. Nous supposons que la majorité des députés de la Knesset soutiendrons ce projet de loi pour ne pas être considérés comme supporter de Gaza plus que de Sdérot. L’acceptation de ce texte de loi encouragera les habitants du Néguev occidental, et on peut supposer que la sécurité y sera grandement améliorée. L’échec de Vinograde (NDT1 : La commission Vinograde est celle qui a été nommée par le gouvernement pour vérifier les dysfonctionnements lors de la deuxième guerre du Liban, sous la présidence de Eliahou Vinograde ancien juge à la retraite).
(NDT2 : l’Etrog (cédrat) du texte fait référence à la phrase du journaliste du journal Israël, Amnon Abramovitch, qui avait dit lors du mandat d’Arik Sharon qu’il fallait le conserver précieusement comme un Etrog (cédrat) jusqu’au désengagement. Dans la liturgie juive, l’Etrog (cédrat) est extrêmement précieux jusqu’à Soucot et après on peut le jeter ou en faire de la confiture (conseillée à celles qui veulent être enceinte)) (NDT3 : Les Katioucha sont des missiles terre terre (production Russe) avec une portée de 10 Km utilisés par le Hezbollah au Nord d’Israël) Nous attendons tous avec impatience le compte rendu de la commission Vinograde. Dans quelques jours nous serons exactement à quoi était dû l’échec de la dernière guerre du Liban. Est-ce que la racine du mal provient de la mauvaise gestion lors de la prise de décision ? Est-ce que l’origine de la défaite vient du fait qu’un soldat aurait reçu deux chaussures gauches et un autre deux chaussures droites ? Ou est-ce parce que la guerre n’a pas été stoppée 30 heures plus tôt ?... D'après les rumeurs qui courent dans les couloirs de la commissions ou selon les commentaires de la presse, Vinograde n’est pas la solution, Vinograde est le problème ! Eliahou Vinograde et le reste des notables de la commission ne sont pas la solution tout simplement parce qu’ils ne posent pas la question « pourquoi ». Ils ne posent que la question « comment ». La réponse à « pourquoi » a été donnée par Olmert lui-même deux semaines après le début de la guerre. « la victoire Israël au Liban donnera un nouvel élan à Israël pour finir la séparation avec les Palestiniens par l’évacuation de la majorité des territoires de la Judée Samarie » - Ehoud Olmert (02/08/06 YNET). Olmert n’avait aucune intention sérieuse de libérer les otages ou d’arrêter les tirs de Katioucha au nord du pays, comme il l’a déclaré au début de la guerre. Ce n’est pas la peine d’être un commentateur militaire pour comprendre qu’une percée d’un kilomètre seulement dans les lignes ennemis, accompagnée de tous les bombardements possible de l’artillerie israélienne, ont autant d’efficacité qu’un rouleau compresseur qui chercherait une aiguille dans une botte de foin. Même le deuxième objectif annoncé, la cessation des tirs de Katioucha était de la poudre jetée aux yeux. Le Hezbollah n’a tiré des Katioucha de la frontière libanaise que comme action de diversion pour enlever les soldats. Dès leur capture, les tirs ont cessés. En fait, ce sont les manœuvres de TSAHAL qui ont entraîné les tirs sans fins sur le Nord du pays. La fin des tirs d’artillerie de TSAHAL a entraîné la fin des tirs de katiousha. Alors pourquoi Olmert est-il soit disant rentré en guerre ? Pourquoi un tiers du pays est-il rentré dans des bunkers pour plus d’un mois ? Pourquoi tant de civils ont-ils risqués leurs vies ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que Olmert aussi voulait être un Etrog. Olmert a compris que dans un pays « Abramovitch », pour être un dirigeant hors du commun et pour ne jamais être inquiété par une enquête judiciaire il fallait suivre le chemin d’Ariel Sharon. Olmert voulait une victoire militaire qui lui aurait donnée une aura et une légitimité qui lui aurait permis de faire le ménage et d’expulser tous les Juifs de Judée –Samarie. Il aurait ainsi acquis l’admiration de la gauche et obtenu le statut de dirigeant hors du commun. Parfaire le monde au royaume du Seigneur |