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Chers amis,
Je vous prie de trouver en fichier joint un texte que m'a inspiré un appel téléphonique d'un ancien collègue "tres particulier" qui ne fait pas partie de mes amis, vous vous en doutez bien. Vous verrez jusqu'ou peut se nicher l'antisemitisme.
Je vous en souhaite bonne réception et bonne lecture.
Amitiés.
Samarkand, le Grand Vizir et l’indécence anti-israélienne et antisémite Apprenant que je me trouvais aux Etats-Unis, un ancien collègue demeurant au Canada, « gauchiste jusqu’au bout des ongles et fier de l’être » comme il se plaît à se définir lui-même (vous parlez d’une gloire ! ) , me téléphona pour me faire savoir que, lors d’un voyage aux Etats-Unis, il avait séjourné en Virginie et était passé voir mon fils dans sa nouvelle maison à Boston (Massachusetts). Au cours de l’entretien, à ma grande surprise, il me demanda à brûle-pourpoint : « Au fait, connais-tu l’histoire du Grand Vizir ? »
Ayant répondu par la négative, il enchaîna: - Un Grand Vizir ayant appris la date de sa mort, quitta son palais pour aller le plus loin possible. Il se rendit à Samarkand, tout à fait à l’opposé du pays. Arrivé à Samarkand, la Dame à la faux, la Mort, l'accueillit avec ces « aimables » paroles de bienvenue : « Qu'est-ce qui t'a retenu si longtemps? Que faisais-tu si loin ? Je t'attendais ici et tu sais parfaitement que mes rendez-vous sont toujours très ponctuels » - Mais pourquoi me racontes-tu cette histoire ? Quel rapport avec ton voyage américain ? - Parce que c’est ce qui est arrivé en Virginie à un professeur juif qui avait échappé aux camps de la mort et qui, ayant peur de vivre en Israël, préféra vivre aux Etats-Unis. C’est là qu’il a été tué. Comme quoi, on n’échappe jamais à son destin ! » Comparaison n’est jamais raison et, dans le cas présent, estimant que la comparaison de mon interlocuteur était loin d’être raisonnable mais frisait plutôt l’indécence, et était même l’indécence absolue, j’ai préféré raccrocher sans mot dire. |