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La démonstration de l’incompétence d’ Olmert par la commission gouvernementale a mis en route le remplacement de son administration par quelqu’un capable de défendre Israël Par Caroline B. Glick Jewish World Review 9 mars 2007 http://www.jewishworldreview.com/0307/glick030907.php3 Adaptation française de Sentinelle 5767 Le Premier Ministre Ehud Olmert est certain de n’avoir rien à se reprocher. En tant que premier dirigeant israélien à avoir conduit le pays à une défaite militaire, Olmert est fier de sa réalisation à son poste et pense que nous devrions l’être aussi. Jeudi, le ‘Haaretz’ rapportait l’essentiel de la déposition d’ Olmert le 1er février devant la commission Winograd , qu’il a nommée pour enquêter sur les ( mé )comptes du gouvernement et de Tsahal pendant la guerre de l’été dernier contre le Hezbollah, mandataire libanais de l’Iran au Liban. La description du Haaretz a été seulement l’un des nombreux rapports détaillant un témoignage déposé devant la commission, et donc il est raisonnable de considérer que le cabinet d’ Olmert , plutôt que les membres de la commission , était la source de cette information. Les conseillers d’ Olmert croient probablement que communiquer leur point de vue sur la déposition détournera de lui la critique sur Tsahal, et permettra au Premier Ministre de gagner du temps à son poste malgré le fait que seulement 3 % du public le soutient.
Dans sa déposition devant des enquêteurs qu’il a lui-même choisis, Olmert a déclaré qu’il avait approuvé un plan pour parer à l’imprévu face au Hezbollah en cas d’enlèvement de soldats de Tsahal le long de la frontière libanaise. Ces plans, a déclaré Olmert, comprenaient la conduite d’une campagne aérienne et une campagne au sol à petite échelle contre le Hezbollah, dans le but de détruire son arsenal de missiles et de l’obliger à désarmer en accord avec la résolution 1559 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Olmert a déclaré qu’il a seulement ordonné l’offensive au sol désordonnée et à large échelle, à la fin de la guerre, sans conclusion sous 48 heures, parce que les opérations au sol à petite échelle de Tsahal jusqu’à ce moment là n’avaient pas réussi. Il ordonna l’offensive à large échelle, au cours de laquelle 33 soldats ont été tués, juste avant que leurs camarades reçoivent l’ordre de se retirer, parce qu’il voulait une meilleure résolution de cessez-le-feu au Conseil de Sécurité de l’ONU. Cela s’est produit, avance-t-il, bien que le Conseil de Sécurité ait déjà adopté à l’unanimité la résolution avant que cette offensive n’ait commencé. La résolution « améliorée » 1701 du Conseil de Sécurité est saluée par Olmert et ses collègues, la ministre de affaires étrangères Tzipi Livni et le ministre de la défense Amir Peretz, comme un document brillant en faveur d’Israël, qui valait largement le sacrifice. Ils proclament cela malgré le fait que la 1701 ne fait aucune mention de l’Iran ni de la Syrie ; traite Israël, une nation membre de l’ONU, et le Hezbollah, une organisation terroriste illégale, en égaux ; traite le gouvernement Siniora au Liban, qui collabora pendant la guerre avec le Hezbollah comme une force positive ; augmente le rôle de la FINUL bien que ses forces aient rapporté les mouvements de troupes de Tsahal en temps réel sur son site Internet ; et ait permis au Hezbollah de se réarmer en pleine lumière. La déposition d’Olmert devant la commission Winograd est intéressante pour deux raisons. D’abord, si Olmert disait la vérité, alors loin de laver sa responsabilité, il s’incriminerait. En mars 2006, Tsahal avait simulé la stratégie de guerre qu’il a choisie d’une campagne aérienne, avec une composante au sol limitée. La stratégie échoua. Le fait qu’il la choisit tout de même jette le doute sur sa compétence à diriger le pays en guerre. De plus, alors que le public avait compris, seulement quelques jours après que la guerre ait éclaté, qu’il était impératif d’appeler les réservistes et de lancer une offensive au sol à large échelle, Olmert s’accrocha à sa stratégie en échec fondée sur le tout aérien, jusqu’aux dernières étapes de la guerre. Il rappela les réservistes si tard qu’ils manquèrent de temps pour s’entraîner à leur missions. La déposition d’Olmert, comme la décision apparente de son cabinet de la divulguer dans les médias, est aussi intéressante pour l’arrogance qu’elle trahit. Olmert nous a fait part de sa version de sa déposition parce qu’il pensait que nous l’accepterions sans plus poser de questions. S’il avait songé que nous le remettrions en question, il est difficile d’imaginer qu’il aurait révélé ce qu’il a dit, du fait de la fragilité de sa défense. En effet, dans les heures suivant le reportage du ‘Haaretz’, le membre de la Knesset Youval Steinitz, ancien président de la commission des affaires étrangères et de la défense, a justement procédé à cela quand il déclara sur Radio Israël combien les déclarations d’Olmert sont étranges. S’il ordonna à Tsahal de se préparer pour la guerre, demanda Steinitz, pourquoi Tsahal ne fit rien pour se préparer à la guerre ? S’il avait un plan pour répondre à l’enlèvement de soldats de Tsahal par une campagne militaire à large échelle, alors pourquoi coupa-t-il le budget de Tsahal d’un demi-milliard de shekels [environ 100 millions d’Euros, Ndt] deux mois avant la guerre ? Avec 57 % d’Israéliens priant pour de nouvelles élections, il est difficile d’imaginer comment Olmert et ses collègues pourraient regagner la confiance du public. Mais le fait que leur carrière soit sur le point de s’achever, alors que c’est sans doute tragique pour eux, constitue une heureuse opportunité pour la société israélienne dans l’ensemble, et une grande victoire pour la démocratie israélienne. C’est du fait de l’ouverture de la société israélienne que nous pouvons avoir un débat public sur ce qui est arrivé l’été dernier au Liban, et identifier ceux en faute, et les considérations qui les ont conduits à leurs échecs. Et c’est seulement en identifiant convenablement aussi bien les officiels ayant échoué, et leurs idées en défaut que l’Etat d’Israël sera en mesure de sauvegarder sa sécurité dans le futur. Avec un œil sur la sauvegarde d’Israël, il est instructif de comparer les jérémiades politiques d’Olmert par rapport à la résilience démocratique de la société israélienne, avec l’atmosphère de panique en Iran cette semaine à la suite de l’apparente défection à l’Ouest de l’ancien ministre adjoint de la défense et ancien commandant des Gardes de la Révolution iraniens, (IRGC) Ali Reza Ashgari. L’IRGC est responsable à la fois du programme d’armes nucléaires de l’Iran, et de ses armées terroristes. Ses forces développeraient et garderaient à la fois les installations nucléaires de l’Iran. De même pour le terrorisme, l’IRGC commande directement le Hezbollah, le jihad islamique, et l’armée du Mahdi en Irak. Il exerce un large degré de contrôle et d’influence sur d’autres groupes comme al Qaïda, le Fatah, et la Hamas, qui reçoivent de l’argent, des formations, des armes et un soutien logistique de l’IRGC. A la lumière du rôle central de l’IRGC dans les efforts les plus secrets du régime iranien, il y a peu de doutes de ce que les informations d’Ashgari auront une valeur stratégique pour les USA, Israël, et d’autres pays occidentaux sur l’évaluation, les capacités et la logistique de l’Iran. A ce stade, il est utile de comparer l’hystérie de Téhéran au sujet de la défection d’Ashgari, avec la réaction silencieuse d’Israël quand le colonel [de réserve] et présumé trafiquant de drogue Elhanan Tanenbaum a été enlevé par le Hezbollah au Liban en 2000. Comme officier de réserve de haut rang, Tanenbaum était au courant d’informations top secrètes concernant le corps d’artillerie où il servait. Mais malgré le réel dommage auquel Tanenbaum contribua sans doute pendant ses années de captivité, il n’a eu à aucun moment la possibilité d’atteindre le niveau de dommage aux systèmes d’armes israéliens que Ashgari peut apparemment provoquer pour l’Iran. Sans doute, si un membre de l’Etat major de Tsahal était enlevé par l’Iran, il serait aussi capable de provoquer beaucoup moins de dommage stratégique à Israël que Ashgari ne peut en causer aux Mollahs. La raison pour laquelle des commandants israéliens tombant aux mains de l’ennemi sont moins en mesure de nuire à la sécurité d’Israël qu’un commandant iranien qui passe à l’Ouest n’est capable de nuire aux mollahs, c’est parce que Israël est une société ouverte et libre, et l’Iran est une société fermée et contrainte. Dans les sociétés libres, une grande part de ce qui serait considéré comme une information top secrète dans une société fermée, est débattu ouvertement. Des officiels de haut rang, qui dans une société fermée comme l’Iran sont au-dessus de toute investigation, sont sous constante surveillance en Israël. La critique de la politique – comme le cas de la disparition de la scène politique d’Olmert le démontre – est nécessaire pour corriger les erreurs et aller de l’avant, est la spécialité des sociétés ouvertes. Dans les sociétés fermées, ceux qui critiquent la politique risquent la mort, la torture et l’emprisonnement pour leurs actions. Parce que les sociétés ouvertes comme Israël sont des sociétés de l’information, leur force est fondée non pas sur l’information cachée aux citoyens, mais sur la galvanisation de la connaissance et des talents de leurs citoyens pour progresser et se défendre eux-mêmes. A l’opposé, puisque par leur nature les sociétés fermées maintiennent un contrôle en concentrant le pouvoir et l’information dans les mains d’aussi peu de gens que possible, un membre parmi les quelques puissants qui fait défection vers une société ouverte peut provoquer un grand dommage au régime. Pour autant, puisque la précondition essentielle du progrès dans les sociétés ouvertes est le débat public, quand des étudiants israéliens protestent contre la politique du gouvernement, personne ne craint que leurs contestations ne puissent détruire le régime. Mais dans les sociétés fermées, la critique du régime est capable d’ouvrir une boite de Pandore qui peut provoquer le renversement du régime. Que cela soit le cas, c’est évident si l’on observe l’obsession des mollahs à étouffer toute contestation, et à empêcher le fait que la plupart des secteurs de la société iranienne s’opposent à ce que leur férule soit rapportée dans les médias. Dans cette veine, la défection d’Ashgari n’a pas été le seul revers que les mollahs ont enduré cette semaine. La diffusion d’une manifestation étudiante de masse contre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad pendant sa récente visite à l’université de Téhéran a été une autre gifle majeure contre le régime. Le reportage, qui a été diffusé sur France 2, a été enregistré sur des vidéo caméras de téléphones cellulaires. Il a montré des étudiants héroïques se tenant sur l’estrade à côté d’Ahmadinejad, en le qualifiant de dictateur, et le mettant au défi de les arrêter, alors que des centaines d’autres dans l’auditoire les applaudissaient en brûlant des portraits d’Ahmadinejad. Pour le régime de Téhéran, le film largement mis en circulation a été un immense désastre. Maintenant, il est clair pour le monde que malgré le front uni présenté par les mollahs, leur peuple ne les soutient pas. A ce stade, il est important de souligner que la panique des mollahs n’aura aucun impact sur leur engagement à réaliser un holocauste nucléaire. Ce qu’elle démontre cependant, c’est que le régime est tout sauf puissant. En fait, il est très hautement sensible à une campagne concertée pour le renverser. Comme toutes les sociétés fermées, la force du régime iranien est bâtie sur les fondations jumelles de la répression interne et de l’agression externe. Mais de même que dans toutes les sociétés fermées, les mollahs souffrent d’une incapacité à identifier leurs erreurs et à les corriger, ou à bâtir leur avenir au pouvoir d’un peuple qui les hait. Si l’effondrement politique du gouvernement Olmert, et les revers stratégiques de l’Iran sont pris ensemble en considération, on peut tranquillement déclarer que ça a été une très bonne semaine. La démonstration de l’incompétence d’Olmert par la commission gouvernementale a mis en route le remplacement de son administration par quelqu’un capable de défendre Israël. De même, la démonstration des faiblesses inhérentes de l’Iran par Ashgari et les étudiants de l’Université de Téhéran mettent en exergue une voie tracée pour empêcher le régime de réaliser son holocauste nucléaire planifié, tout en libérant le peuple iranien de la tyrannie.
Jewish World Review March 9, 2007 / 19 Adar, 5766 Exposure of Olmert's incompetence by government committee has set course for his administration's replacement by one capable of defending Israel By Caroline B. Glick http://www.jewishworldreview.com/0307/glick030907.php3 |