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Quand une nomination ne reflète pas les capacités du candidat, les conséquences peuvent être dramatiques : s’il s’agit d’un haut poste, le nouvel élu reçoit le pouvoir de nommer à son tour ; nous devons alors nous attendre à ce qu’il se crée une chaîne d’incapacités, chacun se protégeant par des nominations ne lui portant pas ombrage. Dans les Sociétés d’Etat en Israël, étaient installés au poste de Directeur général, non pas des personnalités ayant grandi à l’intérieur donc ayant les qualités requises, mais souvent des généraux à la retraite : leurs décisions ne pouvaient être celles de professionnelles et les sociétés s’écroulaient. Leur sauvetage s’obtenait par la privatisation. Dans les grandes administrations de l’Etat la politique joue un rôle, et les nominations peuvent prendre un tour catastrophique car les ‘élus’ ignorent tout de la fonction qu’ils doivent remplir et pourtant ils décident. Ainsi nous examinerons quelques corps de l’Etat ou administrations qu’il contrôle et ferons le bilan des échecs des dernières années.
1 – Le gouvernement : Le Chef du Gouvernement détient sa légitimité par deux votes : - celui fait à l’intérieur du parti qui en fait son Président, - celui du peuple qui départage les partis. Les deux votes sont entachés de défauts graves : - Les critères de désignation des chefs de partis sont basés quelquefois sur des principes condamnables ; par exemple : quel est le leader (réputé) qui peut amener la victoire du parti ? Ce fut le cas de Rabin, Baraq,… Le savoir et l’expérience ne pèsent pas dans la balance, ils en étaient totalement dénués ; un grave défaut est négligé : un général ignore les règles de la démocratie et donc ne devrait pas être autorisé à devenir Premier Ministre. - Le vote du peuple ne traduit que la propagande administrée par les médias. Le peuple se laisse tenter par les noms connus et célèbres dont la réputation a été acquise dans une tout autre spécialité. Le Premier Ministre désigné, du fait du système des partis nombreux (2 seraient souhaitables), doit bâtir une coalition. En Israël, de façon scandaleuse, chaque parti de la coalition désigne ses ministres et tente d’imposer au Premier Ministre ses préférences au sujet des portefeuilles. Seul le hasard fait qu’un ministre connaît les problèmes de son ministère. Le summum de l’absurdité du système a été atteint avec Amir Pérètz passé sans transition de la position de Président de la Istadrout au poste de Ministre de la Défense. Ce n’est pas le seul échec de ces dernières années. L’ex-général Ariel Shar on fut élu au poste de Premier Ministre en 2001, pour faire face au terrorisme de l’Intifada II. Il aurait pu agir dans une autre position et de tout façon le succès n’a pas couronné ses efforts. L’Intifada a poursuivi ses ravages. Les étrangers à l’extérieur et les gauchistes de l’intérieur réclamaient « des représailles mesurées » permettant à l’Intifada de se perpétuer. Il n’a pas su libérer Israël d’obligations internationales de respect des populations civiles dans cette guerre terroriste. Il a admit le ‘Mur de séparation’ qui a pu limiter… le vol de voitures ! A partir de 2004, Sharon changeait de politique par suite de pressions exercées par le système judiciaire et les médias au service de la gauche. Il se livra, en tant que général, avec fureur et efficacité, à la destruction : - destruction de toute morale, la corruption devenant un moyen de gouvernement protégée par la gauche (il devint l’étrogue !), - destruction de la démocratie par des nominations fantaisistes, - destruction du Gush Katif … Son exemple prouve que la loi doit interdire à un général de remplir de telles fonctions. Revenons sur les nominations de Sharon. Les qualités requises par les candidats comportaient une seule condition : la fidélité aveugle à sa personne ; ainsi : - Olmert devint le second de Sharon et quand celui-ci devint indisponible, il prit sa place, - Dan Haloutz, général d’aviation, fut nommé Chef d’Etat major, garantissant le succès complet dans la guerre… contre les mitnahalim, mais l’échec face au Hizballah ! - Moshe Karadi fut nommé Chef de la police pour les mêmes raisons et peu importait son passé trouble. Ont déjà démissionné les deux derniers, et nous attendons la démission d’Olmert et de son gouvernement composé de corrompus incapables. Mais combien de nominations ont été prononcées par ceux-là même ? 2 – L’Armée, la Police , le Système Judiciaire : L’Armée, la Police et le Système Judiciaire, corps importants de l’Etat, auraient dû rester en dehors de toute influence politique ; les nominations et les décisions n’auraient pas dû refléter leur tendance politique ; pourtant ils ont été noyautés depuis des décennies par la gauche qui les a politisés. Comment s’étonner de la dégringolade des cadres hauts placés et des décisions scandaleuses ? L’avancement, loin d’être le fruit des qualités morales, des connaissances et de l’expérience, dépend essentiellement des convictions politiques (pour certains il ne s’agit pas de convictions : simplement ils connaissent la recette pour promouvoir leur carrière). Dans l’armée la promotion des officiers a conduit certains qui n’imaginaient pas y faire leur carrière à persévérer dans cette voie. Ils obtenaient les grades facilement. Leur seule qualité était leur gauchisme. Ainsi sont arrivés au grade de général des officiers sans les qualités requises et de bons officiers de tendance de droite ou religieux ont stationné et … quitté l’armée. Les résultats ont été obtenus lors de la deuxième guerre du Liban en7/8-2006. Ce loi des nominations a fonctionné jusqu’au grade de Général en Chef à qui l’on garantissait (ainsi qu’à d’autres) l’entrée dans la politique et la nomination à un poste de ministre (avec ouverture sur le poste de Premier Ministre) : Moshe Dayan, Itshaq Rabin, Motta Gour, Ehoud Barak, Amnon Lipkin-Shahaq, Shaoul Mofaz (likoud puis Kadima). A droite il est difficile de citer des noms de généraux : Itshaq Mordehaï (dont la carrière a été cassée par la justice…), Shaoul Mofaz (attiré par une nomination de Ministre de la Défense et passé à gauche avec Sharon). Dans la police les enquêteurs manifestent un zèle particulier quand leurs victimes sont de droite ou gênent le système gauchiste (Haïm Ramon). Mais la police n’est que l’instrument du système judiciaire infesté par les gauchistes remplissant des fonctions qu’ils ont politisés. Constituer un dossier judiciaire artificiel a été transformé en ‘sport national’ : sont ainsi tombés Jacob Nééman, Raphaël Eytan, Robi Rivlin, Haïm Ramon, Yaacov Borovsky… Ils dérangeaient la politique gauchiste extrémiste (même pour Haïm Ramon, gauchiste, mais il avait eu des vélléités de limiter la dictature de la Cour Suprême de Justice !), le système judiciaire les a balayés. Rappelons le cas d’Ariel Sharon : - Sharon, président du Likoud, responsable du développement d’un grand nombre d’itnahalouiot, s’est trouvé soumis a des attaques du Procureur Général Edna Arbel, gauchiste extrémiste, soutenue par les médias : elle lui promettait un acte d’accusation pour lui et ses deux fils en Novembre-Décembre 2003. Comment un ‘compromis’ a été conclu ? Le fait est que pour sauver la face, E. Arbel a été élevée de grade avec le Conseiller du Gouvernement et nommée Juge à la Cour Suprême , ce qui permettait la nomination de deux personnalités ‘chargées d’être souples’ : Eren Shendar, nouveau Procureur, et Meni Mazouz, Conseiller du Gouvernement qui enterrèrent immédiatement l’acte d’accusation… en échange du désengagement. Cette affaire prouve l’emprise de la gauche qui pour elle les mots justice, démocratie, morale… ne prennent de sens que lorsqu’ils servent leurs intérêts politiques. En fait la gauche a établit sa dictature sur l’Etat sans dictateur déclaré. Les nominations des juges, des officiers de police… sont moins la conséquence de la ‘Protectsia’ que de l’espoir que leurs décisions de justice, leurs actions… prouveront leur solidarité pour la ‘cause’. Ainsi la Haute Cour de Justice s’est transformée en cours de défense des intérêts palestiniens, tous les actes des Arabes ou des Juifs israéliens à caractère déloyal envers l’Etat sont blanchis. Ainsi comment s’étonner des niveaux des Juges et Procureurs (souvent des femmes féministes et gauchistes extrémistes, comme Dorit Beinish et Edna Arbel) dont les décisions politisées dans un système fermé sur lui-même, donc immuable ? Ajoutons une donnée intéressante : - La Haute Cour de Justice qui compte 11 membres doit passer à 15 membres tant le nombre de dossiers augmente. Mais Pourquoi ? La Cour Suprême des E.U. compte 9 membres dont un Président ; proportionnellement à la cour israélienne elle devrait en compter 750 ! Ce qui crée le besoin pléthorique de Juges à la Haute Cour découle de l’activisme de son ancien Président Aaron Barak : « tout est jugeable » dit-il, sous-entendu par la Cour. Non seulement sont déposés sur les bureaux de la Haute Cour les dossiers des délinquants suffisamment riches qui contestent les décisions de toutes les Cours intermédiaires, mais encore elle-même constitue des dossiers sur la base d’un droit contestable : ils portent sur les lois votées à la Knesset (n’a-t-elle pas ses conseillers juridiques), sur les décisions de l’armée (ne dispose-t-elle pas d’un corps de juristes ?), sur les plaintes des ennemis dans des secteurs où la juridiction israélienne ne s’applique pas, sur les décisions à caractère moral ou religieux (ne devraient-elles pas être du ressort des autorités religieuses ?). A sa décharge, la Knesset n’a pas fait son devoir de législation dans ces sujets, et les Juges des instances inférieures, qui sentent leurs décisions menacées, en permanence, par l’autorité qui s’est accordée la suprématie, hésitent à publier leurs sentences! La nomination du nouveau Ministre de la Justice par Olmert a été une surprise : il semble décidé de réformer les Hautes instances de Justice. Ne tombera-t-il pas sur un dossier artificiel ? 3 – Les médias israéliens : Les médias ont été envahis par les gauchistes qui ont su comme partout ailleurs pratiquer la cooptation : « un membre amène un ami » (en hébreu les deux mots ‘membre’ et ‘ami’ se traduisent par un seul mot : haver). Ils soutiennent efficacement la politique gauchiste et ses dirigeants : par filtration des informations, par détournement de l’attention du public sur des problèmes sans intérêt (de justice en particulier) qui remplissent l’actualité, par présentation des actes gouvernementaux (gauchistes) sous un jour agréable, par minimisation de ses actes qui se sont révélés des échecs, par critique des leaders de l’opposition ou… leur oubli… Les médias portent la lourde responsabilité indirecte du vote du peuple pour Olmert et son parti Kadima, constitué par en partie par des transfuges du Likoud. Sharon, que l’on ne peut excuser, avait une ‘raison’ (sauver sa famille des griffes de la justice) pour adopter la politique Mitsna, mais ceux qui l’ont suivi quelle raison avaient-ils sinon la corruption ? Des médias objectifs auraient ouvert les yeux du peuple (après le désengagement et Amona) et Kadima aurait remporté 2 sièges et non 28 en Mars 2006. En fait, la révélation officielle de la corruption pratiquée par Olmert a été l’objet de l’émission de l’Aroutz 10 du 28-2-2007. D’autre part, les médias israéliens n’auraient-ils pas dû constituer l’instrument du combat contre la haine répandue par les médias palestiniens et arabes, dans les théâtres, dans les écoles et universités ? La propagande mensongère de l’ennemi, sans contradicteur, a convaincu non seulement les Palestiniens et les Arabes Israéliens mais encore les étrangers et nombre de Juifs israéliens qui doutent de leurs droits. En effet aucune réponse n’est fournie aux insultes du genre : ‘Etat semblable à l’Allemagne nazie’, ‘Etat d’Apartheid’, ‘Armée judéo-nazie’ (qualification de Tsahal par le Professeur Ieshaïahou Leibovitz !)…Comment s’étonner qu’un journaliste américain Juif du nom de Cohen écrive : « La plus grande erreur que puisse faire Israël… est d’oublier qu’elle-même est une erreur. » L’antisémitisme juif de la gauche étrangère, comme ‘Brit Tsédék ve Shalom’ aux E.U., est comparable à celui de la gauche israélienne, comme Shalom Archav. Pourtant les arguments à soutenir contre ce déluge de haine sont clairs : la terre d’Israël appartient au peuple Juif suivant la Tora et même le Coran, une partie importante (80%) des dits palestiniens sont les descendants de Juifs convertis de force (comme les Marranes). Ces deux arguments militent en faveur du Grand Israël or les gauchistes n’en veulent pas, ils veulent se libérer du ‘carcan’ du Judaïsme ! Ils veulent d’un Etat d’Israël incapable de vaincre le terrorisme et ils préfèrent donner une image hideuse de l’Etat par des procès retentissants qui éloignent les sympathisants pour l’affaiblir et rendre impossible les prétentions de la droite religieuse. 4 – Conclusions : Le pouvoir de nommer aurait dû être regardé comme un privilège sacré qui engage directement celui qui le détient. Cette notion élémentaire s’est écroulée sous les coups des gauchistes qui poursuivent leur but et s’adonnent à l’improvisation. La justice n’est plus qu’une caricature d’une justice vraie, objective et rapide. L’armée de Défense d’Israël ne remplit plus son rôle : elle a été préposée au combat contre la droite religieuse ! La police est au service d’une justice douteuse. La démocratie israélienne n’en a que le nom sous le couvert d’expressions merveilleuses comme « l’honneur de l’homme et sa liberté », « liberté de s’exprimer »… Les médias remplissent un rôle néfaste et se livrent à la désinformation. Les gauchistes en s’efforçant de ramener Israël aux frontières de 1967 non seulement prouvent leur mépris pour tous ceux qui sont tombés dans les guerres et les Intifadas, mais encore ils mettent en danger l’Etat d’Israël car les Arabes, quand ils parlent des territoires occupés, entendent tout Israël, inclus Eilat, Tel-Aviv et Haïfa. De plus les frontières de 1967 ne leur garantissent pas de pouvoir transformer l’Etat Juif en Etat de tous ses citoyens. Les Arabes les exploitent pour arriver à leurs fins. Les gauchistes ne sont-ils pas conscients qu’en tentant de tuer le Judaïsme (A D. ne plaise !) par une politique de nominations d’incapables gauchistes et une politique anti-juive ils risquent de tuer Israël et ainsi de se suicider ? La politique gauchiste ne peut être qu’une suite d’échecs dans le futur comme dans le passé. Peut-être en prendront-ils conscience et abandonneront-ils le chemin qui est le leur, opposé à la Tora. |