Evidences Imprimer E-mail
Ecrit par David BENTATA   

Les sujets s’accumulent et nous nous contenterons de les effleurer, en supposant que chacun en connaît les détails. Nous les commenterons et tirerons les conclusions logiques.

1 – L’improvisation :

Peut-on s’improviser médecin, architecte, avocat, ingénieur… ou même menuisier, chef cuisinier, soudeur… ?

Prenons un exemple qui révoltera par sa monstruosité : un avocat célèbre décide de construire un immeuble de 5 étages et reçoit l’argent pour le financer; il en fait les plans à son idée et le construit.

L’immeuble… s’effondre ; il se tourne vers les investisseurs et leur lance : « J’avoue avoir fait des erreurs, mais maintenant comptez sur moi, je sais ; faites moi confiance ! » Avec des conséquences moins graves (ou plus graves, si des gens payent de leur vie l’incompétence) pour toute profession nous pourrions imaginer une histoire du même genre, symbole de l’absurde.

Pourtant nous vivons des histoires semblables depuis de nombreuses années dans la politique : Ytshaq Rabin et Ehoud Barak ont été improvisés comme Chefs de Gouvernement. Tirés de l’armée après des états de service brillants, sur la base de leur popularité à titre militaire, ils furent pratiquement propulsés au sommet des responsabilités nationales en tant que Premiers Ministres.

L’absurdité est double :

- Comment peut-on confier à des hommes, qui ont prouvés leurs qualités et leur savoir dans certaines fonctions, une fonction de responsabilité dans un domaine différent dans lequel leur ignorance est assurée?

- Comment peut-on espérer qu’un homme qui a consacré sa vie à l’armée, organisme essentiellement non démocratique, puisse se convertir en démocrate à l’âge de 50 ans environ ?

Si dans l’exemple précédent chacun se révolterait du manque de bon sens, comment ne pas se révolter quand il s’agit non de la stabilité d’un immeuble mais du destin du peuple juif ? Pourtant c’est ce qui est arrivé au peuple juif en 1974 puis en 1999 avec les deux Généraux en Chef de l’armée cités précédemment. Rabin fut élu une deuxième fois en 1992 et fut mené par les politiciens chevronnés qui s’abritaient derrière son nom pour faire passer les Accords d’Oslo, première catastrophe pour l’Etat d’Israël.

Aujourd’hui, Ehoud Barak, après des erreurs tactiques considérables et élémentaires, comme l’évacuation précipitée du Liban, tente de se représenter. Les erreurs de nomination des chefs de partis proviennent du système de vote qui confie à une ‘élite’ des partis le choix de leur chef : cette élite prouve largement qu’elle est inconsciente de la nécessité de nommer des spécialistes et qu’elle se base sur l’improvisation qui mène à la catastrophe.

Et le peuple qui vote, pourquoi donne-t-il ses voix aux incompétents ?

Le peuple est une victime des partis en qui il fait confiance et des médias qui cachent les vérités et pratiquent la désinformation.

Un autre summum de l’improvisation a été atteint lors de la nomination du chef syndical Amir Pérètz en tant que ministre de la Défense.

Les électeurs de l’Avoda qui l’ont propulsé au poste de Président de l’Avoda susceptible d’être Premier Ministre ont prouvé leur irresponsabilité, et Olmert, qui a accepté de le nommer, a prouvé qu’il était un politicien de bas niveau.

2 – La corruption :

De tout temps, nous savions que la ‘protectsia’ jouait un rôle important dans les nominations.

Mais l’on pouvait espérer que, à égalité de références, elle jouait, conservant ainsi le niveau élevé des organismes.

Malheureusement ce stade a été largement dépassé : les nominations sont destinées à s’attacher ceux qui sont prêts à livrer leur âme au diable, et les promesses de nominations permettent de recevoir le soutien en toute circonstance des gens qui espèrent recueillir le fruit de leur fidélité.

La voie de la corruption, ouverte largement par Ariel Sharon, s’est étendue dans tous les domaines et dans toute la hiérarchie : Olmert a pris la succession de Sharon et a donné l’exemple à l’ensemble de la classe dirigeante concentrée dans certaines élites des partis.

La conséquence directe de cette politique de nominations ne peut-être qu’une descente vertigineuse du niveau. ‘Arrivent’ à des postes de responsabilité des incapables qui ne songent qu’à nommer des incapables comme eux pour que leur autorité ne soit pas ébranlée.

Le symbole de la corruption et de l’incapacité est représenté par les adhérents de Kadima. Sharon décida le désengagement de Gaza,… pour des raisons très claires : grâce à Méni Mazouz, nommé au Poste de Conseiller du Gouvernement, il protégeait sa famille et lui-même des procès que lui promettait Edna Arbel, alors Procureur Général.

Le désengagement, imposé par l’extrême gauche contre un ‘pardon’, ne pouvait amener qu’à une évidente catastrophe sécuritaire.

Ceux qui se sont regroupés autour de Sharon le faisaient pour au moins une des deux raisons suivantes : ou ils étaient corrompus ou ils ne comprenaient rien à la situation qui allait se créer et, aveugles, ils rejoignaient le camp de l’homme fort.

Quoiqu’il en soit, le parti Kadima doit disparaître, si possible avec ceux qui y ont adhéré.

3 – Les Prisonniers :

Trois soldats sont entre les mains du Hamas (Guilad Shalit) et du Hizballah (Ehoud Goldwasser et Eldad Réguèv). Drame pour les familles inénarrable après l’expérience amère de Ron Arad.

Disons le clairement les terroristes, qui ont réussi à les surprendre, constituent le symbole de la cruauté, plus près des bêtes que des hommes civilisés ; il est possible de les juger sur le fait qu’ils ne transmettent aucune nouvelle sûre de leur santé.

L’absurde de la situation consiste dans le fait que nous, civilisés, nous nous comportons à leur égard humainement alors que ce ne sont que des sauvages et eux se conduisent en tant que sauvages envers nos jeunes civilisés.

Ce cas s’est répété déjà plusieurs fois ; nous sommes placés chaque fois face au dilemme : doit-on libérer des milliers de prisonniers pour récupérer les nôtres, ou sacrifier quelques soldats, sachant d’avance que les prisonniers libérés causeront des malheurs dans des dizaines de familles?

La décision serait simple si l’on pouvait prédire qu’elles seront les victimes futures et quand nous aurons à les déplorer.

Ce dilemme moralement impossible, nous nous le créons car nous faisons des prisonniers. Bien sûr nous nous souvenons du cas de la ligne Egued Tel Aviv-Ashkelon n° 300 : deux terroristes ont été tués après qu’un photographe les eut photographiés prisonniers vivants.

Le Président de l’Etat qui avait gracié les accusés et d’autres ont été placés dans une position très grave pendant des années. La conclusion qui aurait dû être tirée est la suivante : éloigner les ‘étrangers’ aux actions militaires, qui peuvent trahir, et éviter de faire des prisonniers.

Seul un échantillon de prisonniers (10 à 20 dans nos prisons au lieu de 10.000 !) permettrait de traiter plus facilement avec les sauvages auxquels nous sommes confrontés.

4 – L’instruction dans les écoles :

Raphaël Eitan, Chef des Armées, s’était préoccupé déjà en 1979 de récupérer la jeunesse que l’école avait renoncé de mettre sur une voie lui assurant un avenir.

Une section fut également créée pour les soldates.

Plus récemment, Moshe Yaalon, Chef des armées jusqu’au début 2005, disait : « Le produit du système d’instruction israélien que j’ai rencontré dans Tsahal ne m’a pas toujours satisfait.

L’ignorance en Histoire du Peuple Juif et dans la tradition juive est totale. …

Ils n’ont aucune racine et ignorent d’où nous venons… »

Avec Béni Ich-Shalom, un programme d’instruction, dénommé ‘Détermination et Mission’, fut mis sur pied pour lequel les chefs d’unités, encadrés eux-mêmes, ont été également mandatés pour apporter aux jeunes ce sur quoi l’école avait failli.

Nous avons déjà parlé du manque de motivation de la plupart des jeunes des écoles gouvernementales car ils ne savent rien dans les domaines signalés par Yaalon.

Nous donnerons deux exemples :

- Dans une école de formation des futurs maîtres, les candidats furent interviewés : sur les questions les plus simples ils trébuchaient. La directrice, interrogée sur le niveau de ses étudiants, s’excusa en disant : « Partout c’est la même chose. » !

- Que l’on me permette une histoire personnelle : mon jeune fils, il y a plus de 30 ans, allait entendre son premier cours de Talmud-Tora dans une école gouvernementale laïque. La maîtresse commença son cours en déclarant : « Je suis chargée de vous enseigner le Talmud-Tora, mais je n’y crois pas ! » Mon fils revint de l’école scandalisé. Il avait une douzaine d’années.

L’Histoire du peuple Juif et le Talmud –Tora, enseignés convenablement, transformeraient nos jeunes et leur apporteraient les bases de l’amour du pays et la fierté d’appartenir au peuple juif. Ils sauraient pourquoi on leur demande de sacrifier leur vie et ils connaîtraient leur droits sur Eretz Israël.

Pour l’Histoire, sortons de leurs universités les professeurs et docteurs et donnons leur comme mission de relever le niveau des maîtres et d’enseigner dans les écoles.

Pour le Talmud-Tora, il faut éliminer les maîtres athées (qui se sont spécialisés dans cette matière, pourquoi ?) et confions l’enseignement exclusivement à des religieux doués pour cette mission. Qu’ils soient rabbins, élèves de Yechivot, …, il faut les former à un enseignement destiné aux jeunes ignorant tout de la religion ; le programme doit être bâti de façon à ce qu’il captive les élèves. Cela est possible, il suffit de vouloir.

De ces exemples brûlants, quelles conclusions faut-il tirer ?

- L’improvisation n’est plus de mise au 21ème siècle, les génies n’existent pas en matière politique ; seuls des spécialistes, par leurs études et leur expérience peuvent affronter les problèmes du temps présent.

- La corruption annihile la démocratie et favorise les incapables. Des élections régionales sont devenues indispensables.

- La guerre face à l’ennemi doit être une guerre totale dans laquelle la population, loin d’être considérée comme innocente, doit subir le sort d’une population criminelle, rendue telle par la propagande qui lui a été inculquée. A nous de faire une contre propagande.

- L’instruction dans les écoles doit recevoir la priorité avec des maîtres de bon niveau.

L’instruction de l’Histoire du Peuple Juif et le Talmud-Tora doit être confiée à des maîtres aimant leur métier et compétents (c’est une profession qui revient de droit aux religieux).

Face à toutes les lacunes du système actuel, faut-il désespérer ?

Tout autre peuple se serait effondré après 60 ans de guerre, par la haine entretenue par les nombreux ennemis du peuple juif, aidés par des Juifs, et par l’incompétence des plus hautes autorités de l’Etat!

Le peuple Juif est fort, courageux, intelligent, doué d’un fond moral unique et produit des personnalités comme le Contrôleur d’Etat, Mica Lindenshrauss, et le Trésorier-Payeur Général, Yaron Zélica qui tentent des actions désespérées pour permettre le redressement moral de l’Etat.

Lançons un appel à ces Messieurs de la couche dirigeante : « Cessez vos honteuses manœuvres ! Retournez aux commandements de la Tora et retrouvez le droit chemin : le peuple veut être fier de ses dirigeants, aidez-le ! »

< Préc.   Suiv. >
 
Info Hebdo
Idéologie
Qui Sommes Nous ?
Informations
Adresses de Manhigut
La Sidra du Gush
Halah'ot
Info Hebdo



Watch the Manhigut video here

Listen to the show
Back to top
© 2004 Manhigut Yehudit. All rights reserved. Terms of Use. Site Credits.