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Extraits de News Reports , Commentary & Human Interest du vendredi 3 Novembre 2006 par Moshé Abdication of Responsibility, By Evelyn Gordon (Jerusalem Post). Qui gouverne ce pays ? La question a été posée dans article paru dans Haaretz affirmant que ‘’certain’’ parlementaires s’étaient élevés contre l’immobilisme de Meni Mazuz qui n’avait pas été capable de prendre un position claire quant à la nécessité pour Président Katsav de démissionner à cause des enquêtes dont il est l’objet. Ces réactions sont fort surprenantes dans la mesure où légalement Mazuz n’a absolument aucun pouvoir sur le Président alors que la Knesset ELLE peut décider de le démettre de ses fonctions. Cette réaction est d’autant plus surprenante que la Knesset (et en aucun cas le conseiller juridique) est censé être l’autorité suprême du Pays. C’est pourtant bien là la nature même d’un régime parlementaire. Le parlement détient la souveraineté, l’ultime pouvoir de décision lui appartient à lui seul.
Les parlementaires élus ont en réalité abandonné leur autorité : C’est bien plus la cour suprême et non les élus du Peuple qui définit le tracé de la ligne de séparation qui pourrait définir la future frontière, c’est elle qui défini les règles d’immigration (en décrétant qui est Juif et par conséquent qui peut recevoir la citoyenneté). C’est la cour suprême qui pose les priorités budgétaires (elle a par exemple ordonné un minimum de payements sociaux au gouvernement et ajouté des médicaments à la liste de ceux qui sont remboursés…). Elle à reconnu les couples homosexuels, elle s’est même octroyé le pouvoir de définir les tactiques militaires en temps de guerre (en ce qui concerne les opérations ‘’spéciales’’ de la police comme l’élimination ciblée de terroristes). Dans certain cas comme ‘’qui est Juif’’, la cour à statué après que la Knesset ait refusé pendant des années de résoudre l’ambiguïté de la loi. Dans d’autres cas, la cour s’est permise d’annuler des décisions des élus. Mais dans tous les cas la réaction de la Knesset fut la même : Elle a passivement accepté les diktats apparemment contente qu’un autre prenne la responsabilité de décisions délicates. Jusqu’à récemment pourtant la Knesset avait férocement protégé son autorité sur ses propres membres. Aujourd’hui, certains parlementaires semblent prêts à abandonner même cette prérogative. Laissant le conseil juridique décider s’il convient de démettre le Président ou en laissant le soin à une cour de décider des peines à appliquer à des parlementaires pour des délits de violation de l’éthique. La question suivante se pose alors : Si le parlementaires ont décidé d’abandonner leurs responsabilités, pourquoi avons-nous besoin d’élus ? Nous pourrions économiser quelques 435 millions de Shekels annuels et transformer le bâtiment en musée, un mémorial du temps où Israël fonctionnait comme une démocratie. Pour tout ceux qui n’aiment pas cette alternative, il n’y en a qu’une autre : mobiliser largement le public pour changer le système électoral en faisant élire les parlementaires directement. Ainsi ils seront personnellement responsables de leurs actes par devant leurs électeurs et non leur parti ou institutions. Cela nous permettrait de nous débarrasser des Parlementaires frileux qui refusent de faire le travail pour lequel ils sont payés : prendre des décisions. |