QUAND ON EST EN GUERRE, DOIT-ON FAIRE LA GUERRE ? Imprimer E-mail
Ecrit par David Bentata   

La question paraît saugrenue et s’il faut y répondre, c’est seulement une lapalissade qui pourrait lever le doute : « Quand on est en guerre, on doit se battre pour vaincre ! »

Cette lapalissade n’est nullement évidente en Israël.

Comment ce pays qui a su vaincre en 6 jours l’Egypte, la Syrie , la Jordanie ,… ne vient-il pas à bout des Palestiniens depuis 1985, début de l’Intifada 1.

Les Palestiniens nous imposent, il est vrai, une guerre larvée de terrorisme depuis 21 ans, sans front, et nous n’arrivons pas à mettre un terme à leur volonté de tuer, de blesser ou simplement de maintenir une ambiance de guerre par les Kassams dirigés quelquefois sur des champs déserts.

Cette lapalissade proposée est en fait mise en défaut par tous nos gouvernants de gauche ou de droite, ces derniers faisant la politique de la gauche, tourmentés par des enquêtes judiciaires et des procès ou simplement menacés par des actions judiciaires publiés longuement par les médias.

La règle, imposée par la gauche, dont certaines organisations sont soutenues par des pays étrangers financièrement et politiquement, consiste à empêcher le renouvellement de la victoire de la ‘Guerre des 6 Jours’ qui a causé un ‘malheur’ à deux faces :

- les pays arabes vaincus ont été de plus humiliés par une telle victoire éclaire.

- Israël était devenue le ‘Grand Israël’ de la Méditerranée au Jourdain ce qui renforçait l’idéologie religieuse de l’appartenance de la Terre d’Israël accordée par D.ieu au Peuple Hébreu.

Le premier ‘malheur’ reflétait officiellement la crainte de la gauche de se heurter à une impossibilité de traiter avec des pays écrasés, ce qui s’est avéré erroné : l’Egypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël. Toute guerre prend fin parce qu’il y a un vainqueur et un vaincu. Le deuxième ‘malheur’, secrètement gardée au fond des coeurs, devait tracer la ligne politique de la gauche qui se proposait désormais de briser le renforcement de l’idéologie religieuse et de la droite dans le pays.

En effet, la gauche n’a eu de cesse d’affaiblir l’Etat d’Israël de façon à le ramener aux frontières de 1967, faisant perdre à la droite toutes ses illusions acquises à cette époque. Cette lutte a enthousiasmé l’Autorité Palestinienne dès les accords d’Oslo : elle y voyait la possibilité de destruction de l’Etat d’Israël avec l’aide efficace de la Gauche , au moyen de la méthode du Salami (n’a-t-elle pas obtenue la bande de Gaza sans coup férir, ne lui promet-on pas maintenant toute la Judée-Samarie y compris Hébron et ne s’est-elle pas réjoui de l’affrontement de Amona?

Ainsi la politique de paix (symbolisée par ‘ la Paix Maintenant ’) constitue le drapeau que brandit la gauche pour poursuivre la guerre sans vaincu et vainqueur et pour atteindre leur but : une paix d’égal à égal dans laquelle Israël serait obligée d’abandonner ses conquêtes de 1967, prouvant la déroute de la droite et de l’idéologie religieuse.

Ainsi Israël n’a le droit que de se défendre (pas toujours…) et encore par des ripostes ‘mesurées’ et soigneusement limitées. Jouissant des encouragements de la gauche et du monde, les Palestiniens, dont la patience est infinie, se contentent de maintenir à petit feu l’ambiance de guerre. Apposant sur le front du peuple palestinien l’étiquette de peuple innocent, la gauche bride Israël qui n’a jamais mené sur le terrain la guerre contre les terroristes cachés et protégés par la population : toucher un civil est élevé au rang de crime de guerre. On se contente d’échanger de coups d’épingle et on ne fait pas la guerre.

On fait semblant que Abou Mazen se démarque du Hamas : son passé, en tant que second d’Arafat, ne plaide pas en ce sens ; et s’il a changé ses conceptions, alors il n’a aucun pouvoir. Pourquoi n’impose-t-il pas la restitution de Gilad Shalit et pourquoi n’impose-t-il pas l’arrêt des tirs de Kassams ? Donc, soit il est responsable des actions des Palestiniens soit il est irresponsable et alors à quoi bon négocier avec lui ? Mais Olmert le rencontre, l’embrasse, lui fait des concessions, lui fait livrer de l’armement, délivre des assassins, renforce sa position… comme si subitement il n’était plus l’ennemi. Olmert proclame que c’est avec un ennemi que l’on traite, en fait il se comporte avec lui comme envers un allié… qui le trompe. En effet Abou Mazen n’est probablement qu’une poupée que le Hamas maintient à son poste afin qu’Israël continue à vivre dans son rêve de paix prochaine qui convient à la gauche.

Disons le clairement : les meneurs de la gauche, dont certains avouent qu’ils sont ‘hellénisés’, trahissent ; ils bernent la masse de leurs partisans avec de faux espoirs de paix, aidés des médias. Mais ils doivent savoir que leur politique d’affaiblissement des religieux et de la droite, mène à la destruction de l’Etat d’Israël : en cela consciemment ou inconsciemment, ils trahissent.

Que signifient toutes les expressions : retenue dans les actions guerrières, fenêtre d’occasion de faire la paix, gestes de bonne volonté qui créent la confiance… ?

Derrière chaque expression se cache une monstruosité difficile quelquefois à entrevoir :

- retenue dans les actions guerrières : recevoir des coups et surtout ne pas vaincre pour ne pas décourager l’ennemi.

- fenêtre d’occasion de faire la paix : si l’ennemi recherchait vraiment la paix, aurions-nous besoin de rechercher des occasions ‘rares’ pour l’établir ?…occasions que nous avons toujours ‘ratés’ car les Palestiniens recherchent la victoire totale, c’est-à-dire la destruction d’Israël.

- gestes de bonne volonté qui créent la confiance : notre bonne volonté pour la paix est connue, et des gestes nous en faisons tous les jours (les derniers : libération de 100 millions de dollars, paralysie de l’armée, ripostes mesurées… ). Ce que l’on attend désespérément c’est un geste de l’ennemi qui prouve qu’il recherche la paix ; mais la gauche se garde bien de réclamer un tel geste et rejette le leitmotiv de Biniamine Néthaniahou : ‘vous donnez, vous recevez’.

Aujourd’hui la gauche impose à Olmert sa politique de l’absurde… qui lui permet de différer ses procès. Elle l’empêche de faire la guerre bien que nous soyons en guerre. Elle encourage l’ennemi et lui permet de remporter des succès psychologiques : il crée la peur à Sdérot et la population veut fuir ; c’est un succès qui lui permet d’espérer d’arriver à ses fins. La gauche met le temps à profit pour asséner des coups sur la droite religieuse et transformer notre jeunesse en instrument de la destruction d’Israël. Citons quelques nouvelles de ces derniers jours :

- les fonds destinés aux écoles religieuses sont bloqués et les élèves gèlent dans leurs classes sans chauffage, contrairement aux autres écoles.

- La ligne de cessez le feu de 1967 est reportée sur les livres d’histoire.

- Aucun but, aucun défi ne sont proposés à la jeunesse : elle ne croit en rien ne s’intéresse à rien et ne sais rien ; les réalités historiques et politiques leur sont occultées. A la grande joie de la gauche, les jeunes, désoeuvrés et la tête vide, s’adonnent aux amusements…, à l’alcool, à la drogue, à la violence… Ils s’élèvent comme de l’herbe sauvage, sans sionisme, sans fierté nationale. On leur inculque le post sionisme dont le sens est le suivant : les droits que la Tora nous a donnés sur cette terre sont périmés ; ainsi s’est exprimée Choulamit Aloni en 1994 : « les Israéliens… apprendront que 2000 ans pendant lesquels nous étions absents, bien d’autres peuples vécurent ici et que la loi de prescription [de nos droits sur la terre d’Israël] s’applique. » Pour la gauche, nous sommes un peuple comme un autre qui vit depuis 60 ans sur cette terre, en tant qu’envahisseur, grâce à sa force, face à un autre peuple qui y a vécu plus de mille ans et que nous avons chassé en partie! Comment le jeune, athée idéaliste, ne serait-il pas rempli de complexes et de honte ? Comment ne fuirait-il pas un état né dans le péché, envahisseur et cruel vis-à-vis des populations autochtones ? Si le sionisme est devenue une idéologie réprouvée par la gauche, chez les Palestiniens, est née, grâce à la propagande, le ‘sionisme arabo-palestinien’ : ils ont conscience de ‘leurs droits’ et manifestent un attachement à la terre d’Israël supérieure à celui des Israéliens athées qui ignorent leurs droits absolus fondés sur la Tora. Dans leur conception que nous avons aidé à bâtir par notre silence, aucun compromis n’est autorisé. Le combat des Palestiniens se situe sur tous les plans : à l’extérieur d’Israël, le terrorisme, à l’intérieur, les Palestiniens israéliens, exploitent la démocratie et tentent de l’épuiser : exigences des droits (jamais des devoirs), panneaux de signalisation en arabe, … mosquée à l’aérodrome Ben Gourion,… changement du drapeau et de l’hymne,… autonomie… Alors que nos jeunes ne rêvent que de l’Amérique ou de l’Inde, les jeunes Palestiniens sont motivés pour recouvrer leurs ‘droits’ et sont prêts au sacrifice suprême ! C’est le résultat de l’action de Choulamit Aloni, de Iossi Sarid,… et maintenant de Iuli Tamir au Ministère de l’Education. Depuis quelques années, leur effort de destruction se porte sur les jeunes religieux, jeunesse saine qui croit et connaît ses droits : pour la détruire le désengagement a été initié, les subsides qui leur revient ne sont pas versés et de grands coups lui sont portés comme à Amona et on lui promet ‘le regroupement’. Comment dans de telles conditions le monde n’envisagerait-il pas la disparition d’Israël, tellement souhaitée par les Arabes ?

Nous souhaitons et prions que les dirigeants de gauche cessent leur action destructrice et qu’ils aient la pudeur de ne pas s’allier à l’ennemi pour arriver à leurs fins. ‘Mon D.ieu protège-nous de nos amis, de nos ennemis nous nous en chargeons !’

Cependant, quand la droite prendra le pouvoir, sa tâche première sera de nettoyer l’intérieur de tous les traîtres qui n’ont songé qu’à détruire l’Etat Juif par sa fusion dans le monde… musulman dont il est entouré, au lieu de lui conserver son caractère particulier en tant que détenteur de la Tora. Elle devra ainsi neutraliser les organismes noyautés par la gauche, en particulier tout le système judiciaire et les médias, et alors… elle pourra mener la guerre contre l’ennemi et le vaincre en quelques jours. Mais quelle guerre ? Le peuple Palestinien, qui protège son armée de terroristes, doit être considéré comme criminel. Pour le combattre, il faudra que les destructions, créant des flots de réfugiés (la terre brûlée), soient telles que l’armée terroriste se décide à lever le drapeau blanc. En parallèle, les médias israéliens, enfin, avec 40 ans de retard, entameront une indispensable contre propagande et expliqueront au peuple Palestinien qu’en fait il a été trompé et que le Peuple Juif est l’héritier de la Terre d’Israël au nom de la Tora et du Coran. Enfin le peuple Palestinien se lèvera et accusera ses dirigeants de ses malheurs ; il ne parlera plus de la Neqba et retrouvera alors la paix des cœurs envers les Juifs.

C’est la seule voie qui mènera à la fin des hostilités : une guerre menée sans pitié d’où sortiront un vainqueur et un vaincu et… la Paix.

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