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Que peut-on mettre dans un kli cheni ? Dans l'absolu, un aliment ou un liquide ne peut pas cuire dans un kli chéni (2ème récipient ou ustensile, dans lequel on verse le contenu du kli richon ) , par conséquent, des aliments crus peuvent être placés dans de l'eau chaude ou de l'huile contenue dans un kli chéni (versée à partir d'un kli richon qui soit sur la source de chaleur) sans risque de cuire. Cependant, selon certains avis, l'eau bouillante confère au kli chéni le statut d'un kli richon (1er récipient ou ustensile, qui est ou a été sur la source de chaleur) . 1 Pour le Hazon Ich , 2 un kli chéni dans lequel on verse directement de l'eau d'un kli richon prend également le statut de kli richon . Il est recommandé, dans la mesure du possible, d'être rigoureux sur ce sujet. 3 De plus, les poskim (décisionnaires) ont introduit un concept appelé kaléi ha bichoul (aliments qui cuisent facilement), 4 même dans un kli chéni , et en conséquence, on ne mettra pas n'importe quel aliment cru dans un kli chéni , de peur qu'il ne cuise. 5 Cette règle présente-t-elle des exceptions ? Il y en a, en effet. La guemara cite les aliments qui peuvent être placés dans un kli chéni , éliminant ainsi tout doute quant à la possibilité qu'ils y cuisent. L'eau (d'après certains, toutes les boissons), 6 l'huile d'olive et les épices entières font partie des aliments qui ne cuisent pas dans un kli chéni . Cependant, selon Rav Chlomo Zalman Auerbach, 7 les épices qui poussent dans la terre cuisent facilement et ne peuvent pas être placées dans un kli chéni . Selon certains poskim , il serait permis de placer des aliments cuits au four dans un kli chéni , mais nous avons vu dans la Lettre précédente qu'il convenait d'être rigoureux et de l'éviter. Tout le monde permet, par contre, de verser des liquides bouillis froids, dans un kli chéni , même ceux qui considèrent que les boissons autres que l'eau ne peuvent y être placées. 8 Quelques exemples ? Une tranche de citron ne peut être ajoutée au thé préparé dans un kli chéni . Les sachets de thé, les feuilles d'infusion, le cacao et le café moulu sont inclus dans cette catégorie interdite 9 (l'emploi d'un kli chlichi (3ème récipient ou ustensile, dans lequel on verse le contenu du kli chéni ) est un autre sujet que nous aborderons B"H plus tard). Quel problème pose un condiment sur un kugel (gâteau de pâtes) chaud ? Certains pensent qu'il ne faut pas placer un morceau de kugel (gâteau de pâtes) chaud sur ou près d'un condiment ou que le cholent ou la dafina ne doit pas être mis au contact de la laitue dans l'assiette. Cela repose sur un certain nombre de considérations, gravitant autour de la notion de " davar gouch (aliment solide chaud) et aliments crus". Qu'est-ce qu'un davar gouch ? Un davar gouch est un aliment solide chaud placé dans un kli chéni ou chlichi . Selon plusieurs poskim importants, un aliment solide chaud placé dans un kli chéni conserve un pouvoir de cuisson (malgré la règle selon laquelle on ne peut pas cuire dans un kli chéni et d'autant plus s'il s'agit de kaléi ha bichoul dans un kli chéni ). En conséquence, on ne peut pas poser d'aliments crus sur un gouch , même dans un kli chéni . Le sel non traité, comme le sel de mer ne peut pas non plus être étalé sur un cholent chaud ou une dafina , même dans un kli chéni ou chlichi . Le raifort et la moutarde ne peuvent pas davantage être étalés sur un morceau de viande chaude, car la viande est un gouch et le raifort et la moutarde ne sont pas cuits. On ne pourra pas non plus, répandre des morceaux d'oignons sur une part de poulet chaud. On ne peut donc pas placer de la salade près du cholent ? Non, ce n'est pas aussi net. Bien que le cholent , la dafina ou le kugel puisse être un gouch , la laitue ou le condiment doit pour cuire atteindre la température de "yad soledeth bo" (dont la main s'éloigne, 40-45°) , ce qui est fortement improbable. Il faut aussi tenir compte du fait que l'on ne souhaite pas que la salade cuise ou même devienne chaude. Cette combinaison constitue un "safek psik reicha delo ni'ha lei" , ce qui signifie que puisque l'on n'est pas sûr qu'elle va cuire et que l'on ne souhaite pas que ce soit le cas, il n'est pas nécessaire de veiller à ce que la salade ne touche pas le cholent . Si la chaleur est telle qu'elle cuira nécessairement, comme dans le cas du sel de mer répandu sur un cholent chaud, il sera alors interdit de le faire. Un juif en bonne santé, peut-il profiter de la lampe allumée pour un malade par un non juif ? Une personne en bonne santé peut utiliser et tirer avantage de cette lumière, parce qu'elle a été allumée pour une raison permise. Une personne bien portante, peut-elle consommer le reste de nourriture cuit par un non juif pour un malade ? En dehors du problème de bichoul akoum (nourriture cuite par un non juif) , 10 cette nourriture sera interdite à une personne en bonne santé. La différence avec le cas précédent réside dans la crainte qu'ont eue 'Hazal (nos Sages) que la personne en bonne santé ne demande au non juif de faire cuire une quantité supplémentaire de nourriture pour elle, alors qu'un éclairage profitant à plusieurs personnes à la fois, il n'y a pas de risque qu'elle ne demande davantage de lumière. 11 [1] 'Hayé Adam cité dans le Michna Beroura Siman 318:48 [2] Voir Chemirath Chabbath Kehil'hata chapitre 1 note de bas de page 122 [3] Le Rav Sternbuch chlita [4] Voir Siman 318:4-5 [5] Michna Beroura Siman 318:42, Chemirath Chabbath Kehil'hata 1:53 | [6] Voir Chemirath Chabbath Kehil'hata 1:54 & note de bas de page 151 [7] Chemirath Chabbath Kehil'hata 1 note de bas de page 1:52 [8] Chemirath Chabbath Kehil'hata 1:55 [9] Chemirath Chabbath Kehil'hata 1:53 [10] Qui pourrait être permis dans ce cas, mais ce n'est pas le sujet [11] Voir Siman 318:2 & Michna Beroura "adlaka" |
Sujets de réflexion Peut-on consommer, après Chabbath, un aliment cuit par un non juif le Chabbath pour un malade ? Puis-je accompagner un malade, conduit en voiture à l'hôpital par un non juif ? Peut-on consommer un aliment cuit accidentellement par un juif le Chabbath ? Un adulte peut-il profiter d'une lumière allumée par un enfant pour ses propres besoins ? Réponses la semaine prochaine Un mot sur la paracha Vayéra Selon Rachi, Loth fut nommé juge à Sdom (Sodome) et ce même jour fut proclamé le décret divin de détruire la population de Sdom. Rav Yits'hak El'hanan remarque qu'en général, un juge juif est plus zélé qu'un juge non juif dans la mise en application des lois du pays et dans ce cas, ce fut Loth, qui avait à leurs yeux une grande sainteté, qui a provoqué leur chute en renforçant l'application de leurs abominables lois. A la mémoire de Ra'hmouna-Bra'ha bath Mazal ROSIN (19 'Hechvan 5763) & Aida Byk (20 'Hechvan 5753) Vous pouvez recevoir et diffuser cette lettre en contactant: |