L’ENCERCLEMENT D’ISRAEL Imprimer E-mail
Ecrit par Caroline GLICK   

 THE JERUSALEM POST Oct. 30, 2006


Adaptation française de Sentinelle 5767

La semaine dernière, l'Iran a commence l'enrichissement de l'uranium dans un second réseau de centrifugeuses. Juste après que le président Mahmoud Ahmadinejad ait abandonné pratiquement tous les faux-semblants sur son intention d'obtenir des armes nucléaires, de même il montre clairement chaque jour qu'il a l'intention d'utiliser de telles armes pour annihiler Israël.

La réaction du monde au comportement de l'Iran est instructive et déprimante. La Russie nous dit que nous sommes paranoïaques, et elle continue de construire la centrale nucléaire de Bushehr. Les Européens gloussent de désapprobation, et menacent de faire passer une résolution inconsistante pour des sanctions " réversibles " devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, dont la principale cible sont les faucons de la sécurité américaine. Pour sa part, le Président George W. Bush continue d'adhérer à un appel à des sanctions.


Et de même pour Israël. Avec l'Iran accélérant son programme, Israël pourrait ne disposer que de six mois pour lancer une frappe sur ses installations nucléaires avant qu'ils ne commencent à produire des bombes atomiques en série.

Hélas, à cet instant critique dans l'histoire d'Israël, nous sommes dirigés par Ehud Olmert, Amir Perez et Tzipi Livni. Bien qu'Olmert proclame qu'il prend toutes les mesures pour empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires, à travers les actions de son gouvernement dans les mois récents, il a constamment sapé la capacité de Tsahal à mener l'action décisive contre l'Iran.
Au cours des deux mois et demi passés, le gouvernement Olmert a délibérément et volontairement permis l'encerclement d'Israël par des forces hostiles.

Déployées le long des frontières Nord et Sud d'Israël, ces forces restreignent la capacité d'Israël à manœuvrer, et empêchent Tsahal de mener des actions préventives contre les mandataires de l'Iran au Liban et à Gaza, augmentant ainsi les risques auxquels Israël sera confronté dans l'éventualité d'une action entreprise contre les installations nucléaires de l'Iran, en contraignant la force d'Israël à lancer toute attaque furtivement.

Près de 10.000 soldats de la FINUL commandés par les Français protègent aujourd'hui le Hezbollah au Sud Liban. Et de plus en plus, ils le font en provoquant israël. La semaine dernière, deux incidents ont eu lieu entre les forces navales allemandes et les Forces Aériennes d'Israël (FAI). Mardi et jeudi derniers, des jets des FAI ont décollé d'urgence quand un hélicoptère naval allemand est entré dans l'espace aérien israélien après avoir décollé d'un navire allemand au large de Rosh Hanikra, sans permission ni coordination préalables.

Ce qui est le plus remarquable dans cette affaire est sa répétition. Mardi dernier, l'hélicoptère allemand a provoqué une puissante réponse israélienne. Plutôt que d'éviter de provoquer les FAI, les Allemands ont répété leur action jeudi. Ainsi ce qui pouvait être considéré comme un regrettable incident a été transformé en provocation.

Le comportement hostile de l'Allemagne est égal à l'évolution de la FINUL. Il y a deux semaines, la ministre de la défense française, Michèle Alliot-Marie a qualifié les survols des FAI au-dessus de l'espace aérien libanais " d'extrêmement dangereux ", et a menacé que les forces de la France au Liban étaient capables de tirer sur les vols des FAI " parce qu'ils peuvent être ressentis comme hostiles par les forces de la coalition ". En mots et en actes, les forces de la FINUL montrent clairement qu'elles considèrent Tsahal, et pas le Hezbollah, comme leur ennemi. Alors qu'elles augmentent leurs provocations contre Israël, les forces de la FINUL détournent les yeux des armes passées en contrebande chaque jour depuis la Syrie pour le Hezbollah. Si Israël devait mener une action contre le Hezbollah ou la Syrie pour les empêcher de les attaquer par anticipation d'une frappe israélienne sur l'Iran, il y a peu de doute sur la façon dont la FINUL répondrait.

Et il y a peu de choses qu'Israël puisse faire aujourd'hui vis-à-vis de la FINUL. Olmert et Livni ont été les majorettes les plus enthousiastes de la FINUL. Ils ont dépensé le capital politique d'Israël pour convaincre ces forces hostiles de se percher elles-mêmes à notre frontière. Ils ont alors promis au public israélien que les Français nous protègeraient. Ils ne sont pas en position aujourd'hui de poser des exigences.

Et puis il y a l'Egypte.

Pendant la fin de semaine, l'Egypte a annoncé qu'elle déployait 5.000 soldats (ou " forces de police ") le long de la frontière avec la bande Gaza dans le nord du Sinaï. Le déploiement était nécessaire, annonçait l'Egypte, pour empêcher Israël de monter une opération sérieuse contre la contrebande massive d'armes qui procure rapidement aux terroristes palestiniens les moyens de transformer Gaza en Liban Sud.

Le fait que l'Egypte souhaite empêcher Israël de laisser répandre le flot d'armes vers Gaza - que l'Egypte elle-même est supposée interrompre - devrait nous faire comprendre tout ce que nous avons besoin de savoir sur les intentions de l'Egypte. Mais apparemment le gouvernement  et le commandement Sud n'écoutaient pas. Dimanche, le ministre de la défense Amir Peretz a nié que des forces égyptiennes aient été déployées le long de la frontière. Un commandant de la FAI du commandement Sud a étrangement exprimé sa satisfaction pour le mouvement égyptien, arguant que cette force plus importante de l'Egypte agirait finalement pour empêcher les transferts d'armes. Le ministre des affaires étrangères a assuré le public que le traité de paix avec l'Egypte permet au Caire de déployer un nombre illimité de " policiers " dans le Sinaï ".

Il est difficile de retenir ce qui est le plus effrayant. Le mouvement égyptien, ou la réponse d'Israël à son égard.

Comme le membre de la Knesset Youval Steinitz, ancien président du comité des affaires étrangères et de la défense de la Knesset l'explique, la décision soudaine de l'Egypte de déployer une force massive le long de la frontière, est une menace de premier ordre contre Israël. " L'Egypte " explique-t-il, " tire avantage de la faiblesse et de l'incompétence du gouvernement ".
Au cours de la décennie passée, l'Egypte a préparé avec assiduité son armée pour une guerre contre Israël ; depuis l'endoctrinement idéologique de ses forces, en passant par ses programmes d'armement massifs, la relocalisation de ses installations militaires, de ses unités et de ses bases logistiques des deux côtés du canal de suez, jusqu'à la formation de ses troupes pour combattre "un pays non désigné sur la frontière Nord de l'Egypte ", Steinitz prévient que l'Egypte en a fait plus que l'Iran pour préparer ses forces à la guerre contre Israël.

Plutôt que de protester contre les actions de l'Egypte, les gouvernements Israéliens successifs ont avalé toute la duperie stratégique de l'Egypte. L'Egypte proteste de son amitié et prétend combattre le terrorisme et empêcher la contrebande d'armes vers le Sinaï.

Pourtant, sous le couvert de cette amitié, l'Egypte a légitimé des terroriste palestiniens et s'est tenue derrière les opérations de contrebande massive d'armes ".

" Les armes pour les Palestiniens sont transportées via les ports égyptiens et la ville d'El Arish, et sont importées par voie terrestre du Soudan. Ces dernières importations doivent traverser l'Egypte en route pour Gaza. Il n'y a aucun moyen pour que le gouvernement égyptien ne soit pas de mèche avec les expéditeurs d'armes ".

Comme le note Steinitz, au cours de huit mois passés, le niveau des armes expédiées à Gaza a prodigieusement augmenté. L'Egypte supervise aujourd'hui l'importation de missiles anti-tanks et anti-aériens, ainsi que des roquettes Katioucha améliorées, pour les groupes terroristes palestiniens.

Et maintenant Moubarak envoie 5.000 "policiers sur la frontière". Comme Steinitz le note, Israël ne dispose d'aucun moyen pour savoir ce que sont ces forces, que ce soit des policiers, des commandos ou des fantassins, ou des unités aériennes. Il prévient : "Si Israël ne fait rien pour empêcher leur déploiement aujourd'hui, il n'y a aucune raison de douter que dans un an ou deux, il y aura des dizaines de milliers de soldats égyptiens le long de la frontière avec Israël ".

Comme le remarque Steinitz, non seulement chaque soldat égyptien déployé le long de la frontière a une assignation à accomplir en temps de guerre, mais aujourd'hui ils sont perchés le long de la frontière avec le Negev, où, alors que le gouvernement leur tourne le dos et que Tsahal applaudit à leur déploiement, ils sont à bonne distance pour frapper certaines des bases militaires et des installations stratégiques les plus importantes.

Depuis 1993, les gouvernements de gauche d'Israël ont constamment suivi une stratégie de transfert de responsabilité de notre sécurité nationale à nos ennemis. D'abord, ça a été Yasser Arafat qui était présumé combattre le Hamas et le jihad islamique. Maintenant c'est son adjoint, Mahmoud Abbas, la FINUL et Moubarak qui sont tous supposés combattre les ennemis d'Israël. Loin de retenir de notre expérience sanglante que nos ennemis n'ont aucun intérêt à nous protéger, dans les mois récents, le gouvernement Olmert a multiplié par dix notre confiance en nos ennemis.

Comme si avoir des Européens hostiles qui gardent les mandataires de l'Iran génocidaire au Nord, et les Egyptiens gardant et armant les Palestiniens génocidaires au Sud n'était pas assez, on a rapporté dimanche dernier que le gouvernement Olmert envisage d'autoriser des milliers de terroristes armés de l'OLP de la brigade Badr en Jordanie à se repositionner à Gaza.

Ca ne doit pas se produire ainsi. Bien que pour interdire une provocation majeure du Hezbollah, on ne sait pas clairement ce qu'Israël peut faire contre les forces de la FINUL, qui permettent maintenant au Hezbollah de se réarmer, Israël peut encore empêcher le déploiement égyptien. Si le gouvernement avait protesté bruyamment, et demandé publiquement à l'administration Bush d'ordonner à l'Egypte de retirer ses forces, Moubarak le ferait. Mais à la lumière de la conduite désastreuse du gouvernement Olmert dans tous les défis militaires auxquels il a été confronté depuis son arrivée au pouvoir il y a juste six mois, il est difficile d'imaginer qu'il agisse de façon responsable.

Mais en vérité, ne vous inquiétez pas. Olmert ne laissera pas l'Iran disposer d'armes nucléaires
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