Le défi n'est pas seulement militaire. Imprimer E-mail

« Seule une analyse religieuse du conflit pourra nous permettre une utilisation efficace de nos armes.

Le Hezbollah n'est pas seulement le bras armé de l’Iran et de Syrie. Ces types qui combattent "au nom de D.ieu" et du Tout-Puissant, il faut bien comprendre qu'ils sont envoyés par notre D.ieu, le D.ieu d’Israël, Ha-Kadoche Baroukh'Hou, qui a « inventé » ces fous de Dieu pour NOUS remettre en question dans nos accommodements avec le judaïsme.

Le D.ieu d’IsraËl attend un sursaut RELIGIEUX de son peuple , et dans ce but, il utilise la logomachie religieuse et révolutionnaire de l’Islam chiite pour que nous nous réveillons cette part religieuse qui est en nous, pour que nous nous disions : « Mais ces types se trompent : c’est le D.ieu d’Israël qui est le vrai D.ieu. Il a créé le ciel et la terre, nous a donné la Thora et la Terre d’Eretz Israël A CONDITION QUE NOUS SACHIONS garder ses commandements. Et seulement à cette condition. »

{{{ C’est en général à ce moment-là du discours qu’arrive l’objection : « Mais il n’y a pas de D.ieu. Tout ça, c’est la Nature. » J’ai un ami qui enseigne dans l’une des plus grandes yeshivas de Jérusalem. Voici ce qu’il répond à l’objection de l’argument « nature ». « « Les textes disent qu’Il renouvelle chaque jour l’œuvre de la Création. Là, on ne comprend pas : les lois naturelles nous semblent fixes, immuables, éternelles en quelque sorte. Eh bien non : elles sont un miracle permanent. D.ieu se cache dans la nature. Et pourquoi se cache-t-il, pourquoi dissimule-t-il ce miracle permanent qu’est le fonctionnement du monde et de l’univers ? Parce que nous serions incapables de la supporter, voire même de l’appréhender, cette dimension miraculeuse !! »]]]

Personnellement (mais je me trompe peut-être), je suis assez pessimiste sur le retour à D.ieu des juifs habitant en Eretz.

Je veux dire : globalement.

Mais un sursaut est toujours possible.

Je sais – et vous savez comme moi – qu’il existe des îlots dans notre peuple où la foi, dans ses exigences les plus absolues, est cultivée avec un amour et une dévotion qui méritent plus que notre respect.

Il y a aussi ce grand mouvement de téchouva (retour à D.ieu) initié ici et là par de grands sages de dimension internationale (comme le Rabbi de Loub avi tch pour ne citer que lui).

Et cette téchouva, ce retour à l’hébreu qui est en nous , sans doute qu’elle ne fait que commencer.

Mais, pour l’heure, je suis plutôt pessimiste.

J’attends que le paysage urbain change. Il faut que cette téchouva s’incarne dans le paysage urbain, modifie nos habitudes urbaines, nos comportements collectifs, l’ambiance, quoi.

Pour l’instant, la partie la plus active de la médinat Israël est une espèce de Californie-Floride où l’on parlerait majoritairement hébreu. Une espèce d’Amérique de pointe, avec ses start-up high tech, ses hamburgers, sa violence et sa vulgarité.

Et vous croyez que c’est ça, l’intention initiale d’Ha-Kadosche Baroukh Hou ?

Sommes-nous lui reconnaissant pour tous les miracles qu’il a fait pour nous : la guerre de 48 (gagnée par une poignée de survivants des camps contre toutes les armées arabes), celles de 67, celle de 73 ?

Vous croyez que le spectacle que nous lui offrons aujourd’hui – ici, en Israël – est ce qu’il attendait de nous ? Or quand un spectacle vous déplaît, à la télé, qu’est ce que vous faites ? Vous zappez !

Eh bien, il faut savoir que si la télécommande est entre les mains de D.ieu, il l’a confié aux Iraniens.

Bien sûr, Il peut la leur reprendre.

Mais en tout cas, il est incontestable que pour zapper un pays où vivent à nouveau 6 millions de juifs – chiffre au symbolisme clair – eh bien, il n’y a rien de mieux qu’une bombe atomique.

« Am Kaché Oref », peuple à la nuque raide, ça veut dire qu’il a la nuque tellement raide qu’il est incapable de comprendre sa propre histoire, incapable de comprendre la raison de ces malheurs ( ses malheurs) qui s’abattent régulièrement sur lui, et qu’il attribue au hasard (comme s’il y avait un hasard dans la gestion du monde par notre D.ieu), à la méchanceté des goyim (jamais gratuite), et à d’autres causes « historiques » qui occupent les intellectuels, lesquels contribuent fort efficacement à obscurcir notre compréhension des choses.

C’est pourquoi, toutes proportions gardées, le peuple juif en Eretz est dans le situation des emmurés des Ghettos d’Europe Centrale vers les années 40-42, lorsque les nazis regroupaient nos parents et grands parents avant de les envoyer à la mort.

Au tout début de l’édification du ghetto de Varsovie, on pouvait encore entrer et sortir, plus ou moins librement. On en est là. Les futurs emmurés du ghetto ont-ils redécouvert la confiance en D.Ieu dans le destin qui fut le leur ? Je ne sais pas.

J’ai en tête cette photo d’un couple bourgeoisement habillé qui marche sur un trottoir du ghetto alors qu’au premier plan on aperçoit un enfant mort, à demi nu, dans le caniveau. Il y a aussi d’autres passants, moins bien habillés. Mais tout le monde marche COMME SI DE RIEN N’ETAIT.Vous qui passez sans me voir…

On en est là aujourd’hui. On fait comme si de rien n’était. On fait comme si nos ennemis allaient s’embarrasser d’une « résolution » des « Nations Unies ». On fait comme si en dialoguant avec eux on allait pouvoir les ramener à la raison (la raison, autre concept occidental…). Sur la page de garde d’un bouquin de Paul Giniewski (« Le combat d’Israël »), l’auteur a reproduit cette citation : « Juif, si un non-juif te dit qu’il va te tuer, tu as le devoir de le croire ». Mais dans notre niaiserie humaniste et démocratique, nous ne savons pas lire.

Ils sont morts parce qu’ils étaient juifs, et pour cette seule raison, la Shoah devrait nous nous interpeller dans le plus profond de nous même : « Toi, D., Ha-Kadoch-Barouh-Hou, tu nous a choisis entre toutes les nations. Pourquoi tu nous as fait ça ? Etait-ce le prix à payer pour qu’un Etat des Juifs surgisse à nouveau entre Judée et Samarie, sur cette terre que tu avais promise à nos pères ? Ou est-ce parce que nous avi ons fauté ? Et si oui, quelle fut notre faute : était-ce de ne pas avoir compris qu’il fallait partir, quitter l’Europe avant que tu n’y envoies le nazisme ? »

Certains ont la réponse à cette question. Moi j’ai juste la question.

Nos textes nous disent de crier vers L.ui « bé yom tsara », au jour de la détresse. Eh bien moi je vous dis, il vaut mieux l’appeler AVANT. C’ est-à-dire MAINTENANT.

Nos ennemis réels les plus insidieux se sont placés dans tous les lieux vers lesquels nous courrons pour comprendre le monde : la culture occidentale (qui nous convainc que la démocratie est le meilleur des régimes politiques pour le peuple juif), la télévision et les médias (qui « expliquent » l’actualité, et puis la customisent pour nous la faire passer), la mode (qui a pour fonction de déboussoler les gens qui cherchent le nord) , la politique (telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui), la technologie (garante de « l’amélioration » du fonctionnement de la condition humaine, etc).

Sans parler de la philosophie cartésienne. Je pense donc je suis, aucune intelligence ne m’est supérieure. Et s’il en existe une, elle doit nécessairement passer par moi pour être et exister dans ce monde. Et c’est comme qu’on croit avoir piégé l’Etre Suprême.

Personnellement, j’ai une appréhension pour le 4 septembre 2006 . Jour qui correspond au 11 Elloul (5766) dans le calendrier hébraïque. Jour qui tombe également en pleine lecture de la Paracha de Ki-Tavo (« Deutéronome 26 et suiv.), laquelle décrit par le menu toutes les sanctions prévues par D. à notre encontre, eu égard à nos errements, transgressions, oublis, manquements, etc. Le 4 septembre, c’est aussi une semaine exactement avant le 11 (septembre), grande occasion de réjouissance pour tous les ennemis d’Israël. J’espère de tout mon cœur que je me trompe, et que ma mère (qui a rêvé de ce jour et m’en a averti) a voulu m’avertir d’autre chose. J’espère de tout mon cœur et de toute mon âme qu’on ne dira pas : « Pour les goyim, il y a eu le 11 septembre, et pour les juifs le 11 Elloul »

Essayez – essayons – de faire Chabbath, comme il faut, si vous n’y êtes pas encore arrivé. Il nous reste peu de temps. Dans l’éternité, on ne peut plus se rattraper. Bien sûr, Il a la possibilité de nous renvoyer ici bas, sur cette belle terre, pour réparer ce qu’on aura cassé lors de notre précédent séjour. Mais il paraît que cette transmigration n’est pas sans danger ni douleur. Et qui voudrait souffrir encore ?

« Am kché oref » peuple à la nuque raide, ça veut dire aussi qu’ un jour nous saurons mettre notre nuque raide au service de Celui qui a fait que nous sommes – juifs – Ses enfants. Peuple à la nuque raide, ça veut dire qu’un jour nous ferons toutes les mistvoth (les 613 commandements de la Bible) dans un bel enthousiasme, d’un cœur entier, avec une ferveur qui désarmera tous nos ennemis et confondra leurs plans maléfiques.

Mais il y a une échéance. Et le maître du Temps est un D.ieu jaloux.

Jusqu’à quand allons-nous attiser sa jalousie ? Mon D.Ieu, donnez-moi l’intelligence de savoir leur parler, à ceux qui sont loin. Je me dois de tenter de les ramener. « Mais laisse-moi tranquille. Après tout : je suis libre, tu m’embêtes avec tes histoires ».

Eh oui, l’homme est libre. Libre de choisir entre le bien et le mal, entre la Thora et tout ce qui n’est pas elle. Il est même libre de faire les choses à moitié. Cette troisième voie est d’ailleurs, majoritairement, celle suivie par le peuple juif. Le problème, c’est que l’ennemi que D.ieu nous envoie aujourd’hui annonce clairement son intention de ne pas faire les choses à moitié. »
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