|
Extrait de "Réflexions sur un jugement français" |
|
|
|
Ecrit par Luc ROSENZWEIG
|
pour la MENA #012010/6 " Tant que l’ambassade d’Israël et le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) ne bougent pas, nous n’avons pas de souci à nous faire", estimait-on, à juste titre, dans les couloirs de France 2, lorsque la polémique se développait à propos de l’affaire Al-Dura. Peu importe que les "rushes" laissent, pour le moins, une impression mitigée sur la pertinence du reportage diffusé le 30 septembre 2000 à tous ceux qui sont admis à les visionner, peu importe que les faits s’accumulent jusqu’à contraindre Arlette Chabot à déclarer : "on ne saura jamais qui a vraiment tué l’enfant et blessé grièvement le père" au micro d’une radio juive, peu importe que l’on confie au faussaire présumé – le cameraman Talal Abou Rahma – le soin de filmer une séquence le disculpant, peu importe enfin que Charles Enderlin ait menti à maintes reprises pour conforter la crédibilité de son reportage : comme la femme de César, l’Institution est insoupçonnable et doit le rester. Le CRIF et l’ambassade d’Israël n’ont pas bougé, donc le n’importe quoi peut devenir vérité officielle. Réflexions sur un jugement français (info # 012010/6) [Analyse] Par Luc Rosenzweig © Me tula N ews A gency
|