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L’état d’Israël traverse une grave crise de direction depuis surtout 1993. Les critiques sévères ont fusé de tout temps, mais elles ont atteint un certain summum ces dernières années et un autre summum ces dernières semaines. Il est permis de nier l’évidence tant que les conséquences du mépris de cette évidence ne sont pas ressenties. Mais quand ces conséquences éclatent et prouvent l’erreur, persévérer est un crime. D’autant que l’on peut dire que les tenants de ce mépris se présentent comme les ‘élites’ du pays, l’ « intelligentsia » dont on ne peut nier l’intelligence par définition ! En principe quand une théorie échoue dans ses prévisions et que la réalité la dément, les auteurs doivent ‘l’avaler’ et en chercher une autre. Telle n’est pas le cas de nos ‘élites’ qu’aucun échec n’ébranle. Imperturbablement, elles s’obstinent dans leur théorie erronée, et… rapproche Israël du précipice. Il est permis alors de parler de traîtrise des intérêts élémentaires de l’état ce qui constitue un crime. Elles sont aidées par les médias qui présentent les échecs comme des succès et crient victoire. Et là est le drame : le peuple, qui a supporté tant de malheurs, face à la propagande de ceux qui se targuent de détenir le ‘savoir’ (lequel ?), s’est laissé convaincre en mars 2006 et a fourni une majorité au symbole de la théorie monstrueusement erronée, Kadima, et a porté au pouvoir Ehoud Olmert. L’allié naturel de Kadima, l’Avoda mettait à sa tête le chef de la Histadrout , Amir Pérètz, lui assurant un poste de haute responsabilité… sans aucune préparation. Il est vrai qu’un tiers du peuple n’a pas voté et les votants ont donné au parti des Pensionnaires 7 sièges. La guerre, qui a alors éclaté à la figure de ce gouvernement, a mis en lumière l’incompétence de tous les responsables et de leurs services.
C’est le résultat criard des nominations basées sur deux critères : la ‘protection’ et les tendances politiques gauchistes doublées de tendances racistes antijuives. Et le peuple s’est laissé trompé au temps des élections par les médias qui pratiquent la désinformation; c’est à lui à qui l’on crie : « REVEILLE-TOI ! Effaces de la carte politique le parti Kadima, symbole de l’échec et le parti des pensionnaires symbole du dégoût justifié des politiciens et Retourne au combat urgent contre la politique des gauchistes qui détruit Israël » Le bilan des erreurs commises par ce gouvernement Olmert est établi chaque jour par les commentateurs sérieux et surtout par ceux qui ont souffert dans leur chair. Nous n’y reviendrons pas. Ajoutons quelques éléments : - Ehoud Olmert, qui était membre du Likoud avant de se lier à Kadima, a échoué totalement dans l’éducation de ses enfants et le redressement de sa femme, gauchistes extrémistes, post sionistes…. Etant incapable de mener sa famille vers le bon sens, comment pouvait-il mener le peuple ? Pire, c’est lui en passant à Kadima qui a été converti aux idées aveugles des membres de sa famille. - Amir Pérètz, ignorant totalement les devoirs de sa charge, Ministre de la défense, s’occupe des négociations avec la Syrie : ‘La guerre avec le Hezbollah, dit-il, a créé une fenêtre ouverte sur une nouvelle opportunité pour renouer le dialogue avec la Syrie [en lui rendant le Golan !]…’ à moins que ce ne soit une fenêtre pour se suicider. Dichter, ancien chef du Shin Bet et Ministre de la Sécurité Intérieure ( !), a voulu rivaliser avec son collègue sur le même sujet ! Malgré leur haute position, ils n’ont rien compris ! - Le Chef des Armées, Dan Haloutz, en poste depuis plus d’un an, a préparé l’armée ‘merveilleusement’ pour la guerre intérieure contre les ennemis de l’abandon, les mitnahalim, les amants de la terre d’Israël… mais la guerre contre l’ennemi de l’extérieur qui voulait y croire malgré les rapports secrets et les déclarations officielles de l’ennemi ? Les idées de nos dirigeants ont-elles évolué avec l’expérience brûlante acquise et ont-ils mené une guerre pour vaincre l’ennemi ? - Si dans le Nord, le Hezbollah a été sauvé par la décision de l’ONU et nos négligences, provoquant l’échec du retour des deux kidnappés Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev, dans le sud, les combats ont été freinés, rendant impossible le retour du soldat kidnappé, Gilad Shalit. - Dans le nord, a-t-on mené une guerre de dissuasion par la tactique de la ‘terre brûlée’ ? Non ! Au lieu de détruire habitations et vergers, pour débusquer les terroristes cachés, les soldats devaient risquer leur vie sans toucher aux biens libanais. - A-t-on utilisé les bombes perforantes américaines ? Nous l’ignorons mais l’ennemi le sait ! Peut-être étaient-elles trop ‘méchantes’ ? Pourquoi priver le Hezbollah de son potentiel de destruction? - Selon Yuval Diskin, responsable du Shin Bet, l’armement et les explosifs qui traversent la frontière égyptienne vers l’Autorité Palestinienne transforment le Hamas au Sud en un second Hezbollah du Nord. Que fait-on ? Rien ! - On compte en Israël 750000 arbres brûlés, malgré les moyens d’extinction mis en œuvre. Qu’en a-t-il été des incendies au Liban ? En a-t-on provoqués ? Si l’on avait utilisé des bombes au Napalm non seulement nous aurions atteint les terroristes lanceurs de Katiouchas, mais ils auraient payé chèrement en incendies leur lâcheté. - Qui prépare la guerre contre la Syrie et l’Iran ? Préparons-nous cette guerre sur le style de celle de 1973 ? - Pourquoi l’ennemi de l’intérieur constitué par 80% des Arabes Israéliens avec à leur tête presque tous les députés arabes n’est-il pas neutralisé ? - … Du point de vue politique a-t-on mené des discussions avec les EU et l’ONU pour modifier certains articles de la décision 1701? La proclamation d’Olmert, à savoir que la victoire sur le Hezbollah rapprochait l’exécution du ‘plan de regroupement’, constitue un sabotage de la volonté de nos amis de nous aider et la preuve d’un aveuglement total devant l’échec du sloggan : ‘la paix contre les territoires’. Qui peut nous empêcher de courir au suicide ? Analysons deux articles de la décision 1701 : - L’article 5 : il garantit : « L’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance du Liban à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues… » Pourquoi a-t-on admis une telle clause ? Un pays, comme le Liban, peut violer les frontières de son voisin et déclencher des guerres autant qu’il veut pour le détruire en toute impunité et sans avoir à payer par des territoires ses ‘folies’ ! Peut-il rendre la vie aux soldats tués ? Du reste pourquoi, pour les destructions en Israël, dont le Liban est responsable, ne paye-t-il pas des indemnités, par exemple 2 à 3 milliards de dollars ? ( la France reçut en 1918 une indemnité de 5 millions de francs or). Sur le sujet des pertes de territoires, Pérètz et Dichter ne justifient-ils pas cet article 5 en remettant en cause l’appartenance du Golan à Israël ? N’est-il pas le juste paiement des guerres que la Syrie a initiées ? - L’article 6 : il est purement scandaleux : « [le Conseil de Sécurité] rappelle à la communauté internationale de prendre immédiatement des mesures pour étendre son assistance financière et humanitaire au peuple libanais… et de considérer une future assistance pour contribuer à la reconstruction et au développement du pays. » Au lieu de s’inquiéter d’une assistance au peuple d’Israël, le peuple attaqué qui a subi des destructions dues aux 4000 fusées libanaises, il est demandé à la communauté internationale une aide pour l’attaquant, responsable de la guerre. Il est vrai que l’attaqué a aussi causé des dégâts à l’attaquant, mais le gouvernement libanais ne peut fuir sa totale responsabilité. S’il avait déclaré le 12-7-2006 : « Nous obligerons le Hezbollah à rendre les deux prisonniers et nous allons le désarmer. » Israël n’aurait pas essayé de contraindre le Liban à les rendre par des pertes considérables… qui n’ont pas convaincu son gouvernement car il est entièrement solidaire du Hezbollah. Une fois de plus, il y a des réfugiés libanais que la communauté internationale doit aider, et les réfugiés israéliens n’ont-ils pas au moins les mêmes droits? Cela rappelle l’histoire des réfugiés palestiniens, volontairement expatriés, environ 600000 aidés par l’UNWRA depuis 58 ans ( !), mais qui a songé aux 900000 réfugiés juifs des pays arabes expatriés car poursuivis par les persécutions arabes ? Ont-ils reçu la moindre aide extérieure ? L’ONU se préoccupe des assassins pourvu qu’ils soient arabes, quant aux victimes, surtout si elles sont juives, elle les ignore. Et nous, protestons-nous en soulignant l’inconséquence des décisions de l’ONU? Il est vrai que les réfugiés juifs sont traités humanitairement en Israël alors que les réfugiés arabes en pays frères sont traités en étrangers, dénués de droits, parqués dans des camps et ne pouvant s’intégrer… afin de maintenir une épée de Damoclès sur Israël, de faire fructifier la haine et de trouver des candidats au suicide, avec l’aide généreuse de l’ONU. Notre Ministre des Affaires Etrangères, Tsipi Livni n’a-t-elle pas prouvé son incompétence en tolérant de tels articles ? Personne ne peut nier l’importance, sur le plan diplomatique et sur le plan psychologique, de faire admettre qu’Israël et sa population sont les premières victimes innocentes de la situation, la population libanaise étant la victime d’abord de ses élus et si une aide doit être apportée par la communauté internationale, celle-ci doit se tourner d’abord vers la victime. En parallèle, à l’appel lancé au peuple d’Israël de se réveiller, nous devons lancer un appel à nos dirigeants actuels dans tous les secteurs, politique, militaire, judiciaire, policier et médiatique : « PARTEZ ! Vous pouvez encore, par ce geste salutaire, travailler pour le bien de l’état d’Israël, en le débarrassant de votre corruption ou/et de votre aveuglement !» Nul besoin de Commission d’enquête officielle, seulement « Partez ! ». Et que viennent à leurs places des sionistes conscients que nous détenons cette terre par la volonté de D.ieu ! 27-8-2006 |