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C’est ainsi qu’a été considérée cette guerre qui s’est achevée provisoirement : s’est déroulée une confrontation armée entre Israël et le Hizbollah. Celle avec le Hamas se poursuit… lentement dans le silence et peut-être les négociations. En effet nous ne faisions pas la guerre au Liban ou à l’Autorité Palestinienne mais à des organisations militaires actives installées à l’intérieur de leurs frontières. Là se situe la première absurdité : comment concevoir et admettre sur le plan du droit international qu’au nord sans l’autorisation du gouvernement et son appui effectif dans tous les domaines, puisse se développer ‘une organisation terroriste’ contre un pays limitrophe ? Le même phénomène existe dans le sud. Pourquoi l’hypocrisie grossière des gouvernants libanais et palestiniens a-t-elle était adoptée par Israël et à sa suite par le monde ?!! Revenons à la guerre : comment en est-on arrivé là ?
Les fautes commises par les dirigeants israéliens étonnent (‘crient jusqu’au ciel’, en hébreu): les accords d’Oslo de Pérès et Beilin qui succédaient à l’Intifada I (1985-1993) traitée en amateurs, les nombreux attentats de la période 1993-2000 restés sans réaction définitive, la sortie précipitée du Liban en mai 2000 par Ehoud Barak, le désengagement effectué en 8-2005 de Sharon, la promesse de regroupement d’Olmert. A la suite de tous ces abandons touchant à la trahison, Israël a subi les coups désignés sous les noms de Intifada II (2000-2005) et maintenant la guerre Israëlo-Hizbollah-Hamas. Les idées directrices de la pensée de nos dirigeants ont failli car ils ne tenaient aucun compte de la réalité. Pendant que l’état d’Israël se berçait de l’illusion de voir poindre à tout instant une ‘fenêtre d’occasions’ (pour faire la paix), les ennemis dont il est entouré recherchaient et cherchent la voie et l’occasion favorable de le détruire. Ainsi si nous avons su déjouer toutes les entreprises mortelles qui nous guettaient, ce n’est certes pas grâce à notre vigilance. Comme en 1973, nous avons été surpris une fois de plus par le déclenchement des hostilités avec le Hamas et le 12-7-2006 avec le Hizbollah. Avions-nous prévu cette guerre ? Non ! Etions-nous préparés convenablement ? Non ! Et pourtant, entrés dans une guerre inattendue, par suite de l’enlèvement au nord et au sud de trois soldats et l’assassinat de plusieurs autres, nous l’avons gagnée sur le terrain, mais… ! Quand Israël a quitté le Liban en 5-2000, qui a suivi les mouvements du Hizballah qui criait victoire ? Quand le 2-9-2004 la décision du Conseil de Sécurité de l’ONU n°1559 a été prise ordonnant le désarmement du Hizbollah, qui s’est chargé d’en vérifier l’exécution et d’alerter qu’il s’armait jusqu’aux dents au moyen des armes les plus modernes ? Pourquoi Israël ignorait la qualité des armes qui la menaçaient et si nous étions au courant, pourquoi ne nous sommes nous pas dotés de la parade ? Ainsi près de 4000 Katiouchas ont déferlé sur le nord du pays et de puissantes fusées anti-tanks ont détruits nos tanks les mieux protégés du monde et causé de lourdes pertes en hommes. Nos dirigeants sont devenus ces dernières années ‘spécialistes’ de la paix extérieure et des guerres intérieures : s’occupant du désengagement, il n’y avait aucune place dans les esprits pour la guerre que préparait le Hizbollah, quant à la guerre avec le Hamas elle est maintenue à petit feu (pourquoi ?). Quelle était l’équipe au pouvoir pour diriger la guerre ? - Le Chef du Gouvernement Ehoud Olmert avait dit : « Nous sommes fatigués de combattre. Fatigués d’être des héros, fatigués de vaincre, fatigués de battre nos ennemis. »… ! - Le Ministre de la Défense , Amir Pérètz, qui par le jeu démocratique, appliqué stupidement en Israël (les chefs des partis de la coalition choisissent les portefeuilles), avait exigé ce poste sans aucune préparation et encore la tête tournée vers la Istadrout , le syndicat ouvrier dont il venait de résigner le poste de Chef. - La ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni, n’avait eu aucune préparation à ce poste ! - Le Chef des Armées, Dan Haloutz, à qui l’on a reproché une opération bancaire exécutée le 12-7-2006 le jour des évènements qui motivaient l’entrée en guerre, porte une tache morale de ce fait. Mais les reproches à lui faire sont d’un autre ordre : un général d’aviation vit une spécialité très technique et ne peut avoir une vue d’ensemble. En conséquence il a cru que l’aviation pouvait à elle seule remporter une victoire et en fait deux semaines furent perdues avant que l’armée terrestre se mette en mouvement. L’aviation constitue un appoint décisif mais reste un appoint. Alors pourquoi a-t-il été nommé ? Il avait accepté de couvrir l’opération du désengagement ! Alors Omri Sharon, qui pouvait ‘tout’, l’a fait nommer par son père! Et après cette opération ‘réussie’, Haloutz a consacré son temps au plan de regroupement d’Olmert. C’est-à-dire à la guerre… contre les Juifs ! De plus si l’armée du Hizbollah était parfaitement entraînée en tant qu’armée de métier, du fait des coupes sombres dans le budget de l’armée, les réservistes israéliens n’avaient pas étaient rappelées depuis des années. Et pourtant c’est Tsahal qui a avancé en territoire libanais, c’est Tsahal qui a éliminé le tiers ou plus des effectifs du Hizbollah, soit au moins cinq fois ses pertes. C’est Nasrallah qui a été sauvé d’un désastre par la décision du Conseil de Sécurité… qu’il n’a pas l’intention d’appliquer. Comment Israël sort vainqueur militairement de ce combat malgré les lourds handicaps décrits ci-dessus? Face au Hizbollah qui combat dans la haine et sacrifie ses hommes (tous Shahides !) qui souhaitent la mort, les soldats juifs qui aiment la vie, combattent pour sauver leur patrie et leur famille et savent se sacrifier pour que vivent les autres. Saluons également l’armée de Mer et surtout l’armée de l’Air qui a pilonné sans relâche l’adversaire ; ils ont réduit considérablement le potentiel militaire accumulé pendant six ans par l’ennemi. Avec un gouvernement d’amateurs qui improvisent mal, nous perdons sur le plan politique extérieur. Nous comptons sur la décision de l’ONU pour atteindre nos buts. Erreur ! Nous devions par nous-mêmes éliminer tout le potentiel militaire du Hizbollah et du Hamas et amener le gouvernement libanais et l’Autorité Palestinienne à rendre les trois soldats kidnappés sans condition. Car leur responsabilité juridique ne peut faire de doute et pourtant à priori nous les avons blanchi en faisant la guerre au Hizballah et non au Liban, au Hamas et non à l’Autorité Palestinienne. Notre façon d’arrêter les combats au nord sans avoir atteint les buts fixés constitue une garantie pour une deuxième manche et notre façon de ménager au sud les Palestiniens sur le terrain constitue un encouragement à la poursuite des opérations. Des négociations devront se dérouler pour récupérer les kidnappés c’est-à-dire que nous accepterons un échange de prisonniers. La faiblesse et l’incompétence caractérisent nos dirigeants ! Les responsables se doivent d’être des spécialistes de haute moralité, ignorant toutes les formes de corruption. Pour cela il leur faut savoir étudier les problèmes de l’état (suivant leurs goûts), et se rapprocher de la Tora. Tous les dirigeants actuels et ‘étoiles’, des secteurs politiques, militaires, judiciaires, médiatiques… qui ignorent ces principes élémentaires devraient disparaître. Une révolution sera-t-elle indispensable pour sauver l’état d’Israël de leur mainmise sur l’appareil de l’état? |