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Le Rambam écrit dans les « Lois sur les Rois » : « le Roi Moshia’h se lèvera et ramènera la royauté de la maison de David à son niveau antérieur etc.… et tout celui qui ne croit pas en cela et qui ne l’espère pas, ne renie pas seulement les prophètes mais il s’oppose à la Tora et à Moshé Rabbeïnou. Car la Tora annonce (Nitsavim): « L’E-ternel Ton D. te ramènera et te prendra en pitié ; Il reviendra et te réunira…Si tu es dispersé de l’autre côté du ciel…D. t’amènera ». Ces éléments sont expliqués dans la Tora et incluent tous ce que les Prophètes ont mentionné. Dans la Paracha de Bilaam, il est également fait mention de 2 Moshi’him : le premier est David, et le dernier qui sera parmi ses descendants… ». Dans la Halakha suivante, le Rambam continue ainsi : « Et concernant les villes de refuge, il est dit : « Si D. élargit ta frontière, tu rajouteras 3 villes (de refuge)… ». Or ceci n’a jamais eu lieu et il est sûr que D. ne l’a pas enseigné en vain ! Par contre, pour les paroles des Prophètes, il n’a pas besoin de chercher des preuves : ils traitent abondamment de ce sujet. ». Il faut comprendre pourquoi le Rambam a rajouté comme argument celui des villes de refuge, alors qu’il avait déjà mentionné les versets de Nitsavim et de Bilaam ? Le recours aux 2 premières preuves s’explique par le fait que le Rambam veut inculquer la croyance dans l’existence du roi Moshia’h. : Si l’on croit dans la Délivrance , c’est à dire que D. viendra délivrer Israël, il faut croire dans l’existence du roi Moshia’h. C’est pour cela qu’il déclare : « Et celui qui ne croit pas en cela (en lui)… ». Car cela n’est pas évoqué clairement dans le fait fait que «D. te ramènera …Il reviendra et te réunira ». Par contre, dans la Paracha de Bilaam il est clairement fait allusion à 2 Moshi’him, le roi David et Moshia’h. Puis il ne se suffit pas des preuves apportées par la parachat Bilaam, car il ne veut pas seulement prouver l’existence de Moshia’h dans la Tora Ecrite , il veut aussi démontrer que celui qui s’y oppose, s’oppose à toute la Tora et à Moshé Rabbeïnou, car la Tora a témoigné sur ce sujet ! Et ces preuves ne sont pas basées sur l’interprétation de la Tora orale, mais sur des faits clairement expliqués dans la Tora. Car la prophétie de Bilaam est allégorique et ne permet pas de trancher que la Tora est sans équivoque sur ce sujet. Malgré cela, nous devons expliquer ce que rajoute le sujet des villes de refuge. Le sujet des villes de refuge a un avantage sur les deux précédents éléments que nous avons cité, car il transforme le concept de Moshia’h en condition nécessaire pour l’accomplissement d’une Mitsva : « Si …élargit ta frontière ». Ce qui signifie que bien que la Délivrance soit mentionnée dans la Tora , elle ne fait pas à proprement parler partie d’une Mitsva de la Tora , car la Tora ne nous a pas clairement ordonné de croire en la Délivrance. Par contre, le fait de l’inclure dans l’élargissement de la frontière, transforme la délivrance en une partie d’une Mitsva de la Tora ! Elle acquiert alors la force inhérente à toutes les Mitsvot de la Tora ; le Rambam déclare dans les Lois des fondements de la Tora « qu’une Mitsva a un caractère éternel et qu’elle n’est sujette à aucun changement ni en la diminuant ni en l’augmentant (tout celui qui se permet de rajouter ou d’enlever une Mitsva de la Tora n’est qu’un méchant et un hérétique). Donc comme la Délivrance fait partie de la Mitsva des villes de refuge, il n’y pas lieu de craindre qu’il y ait le moindre changement sur ce sujet (car une Mitsva est éternelle). Et ceci nous assure que D. ne l’a pas enseigné en vain. Car pour les assurances que D. a donné par l’intermédiaire d’un prophète, il peut y avoir des circonstances qui remettent en cause cette assurance : si le Prophète a annoncé un malheur, il est possible qu’il ne survienne pas car D. est patient et d’une grande bonté (ou bien les personnes ont fait Techouva). Par ailleurs, une bonne nouvelle qui serait restée confidentielle entre D. et le Prophète peut être annulée du fait d’un péché ! Et si une bonne nouvelle n’est pas annulée c’est pour nous permettre de vérifier que le Prophète a vraiment reçu sa prophétie de D. (car une bonne nouvelle annoncée d’un prophète n’est pas annulée).
Par contre pour une Mitsva de la Tora , il n’y a aucun changement car elle se tient au -dessus même de la notion de changement ! De même que D. n’est pas sujet à un changement, il est de même pour Sa Tora (qui est Sa Sagesse et Sa Volonté)! La promesse de la Délivrance ne peut donc pas être annulée par le péché car elle fait partie d’une Mitsva de la Tora qui est éternelle et n’est soumise à aucun changement ! Le fait que la Délivrance fasse partie d’une Mitsva de la Tora lui confère une force que l’on ne trouve pas dans les autres parties de la Tora. Ainsi , les récits ou les histoires ont un caractère éternel, mais ils sont déjà passés, alors qu’une Mitsva garde une force et une actualité éternelle sans aucun changement possible ! La Délivrance faisant partie des Mitsvot de la Tora , tout celui qui prétendrait que cette Délivrance ne s’accomplira pas de façon littérale, contredit une Mitsva claire de la Tora et entre dans le cadre du méchant et de l’hérétique ! Le fait également que le Rambam cite la paracha de Bilaam comme preuve de l’existence de Moshia’h vient rajouter un autre caractère de gravité à la croyance en Moshia’h. En effet, les paroles de Bilaam font partie de la prophétie; Or, la désobéissance aux paroles d’un prophète est sanctionnée par la Mort envoyée du Ciel ! Bien que les paroles de la Tora soient plus puissantes que celles du prophète, ces dernières ont aussi un caractère de gravité reposant sur le fait « que D. donne la prophétie aux hommes ». En écoutant les paroles du Prophète, c’est comme si l’on écoutait les paroles de D. Lui-même ! La non observance des paroles du prophète est donc punie comme la rébellion contre le Roi par la peine de mort ! C’est pour cela que le Rambam a cité les paroles du prophète (Bilaam) afin de souligner la gravité du cas de celui qui ne croit en la venue de Moshia’h ! En conclusion, nous trouvons 3 preuves dans la Tora de la venue de Moshia’h : dans les récits (et promesses comme dans Nitsavim), dans les prophéties (Bilaam), et dans les Mitsvot de la Tora (dans le cas des villes de refuge). Celui qui nie la venue de Moshia’h renie : la Tora et Moshé Rabbeïnou, la prophétie exprimée dans la Tora , et les Mitsvot de la Tora ! Il nous reste à expliquer la raison pour laquelle la Mitsva des villes de refuge a été choisie comme support pour la venue de Moshia’h ? Les villes de refuge sont conçues pour abriter le meurtrier involontaire de toute représailles de la part du « vengeur du sang ». Or à l’époque de Moshia’h, il n’y aura ni famine ni guerre, ni jalousie ni dispute ». Le peuple Juif sera « protégé » de toutes les souffrances de l’exil et vivra en paix et en sécurité sur sa terre. Sur le plan spirituel, il sera aussi protégé du Yétser Hara, surnommé « vengeur du sang ». Les paroles de Tora sont aussi « des villes de refuge » qui protègent et amènent la Kappara sur le Juif pour les fautes qu’il aurait pu commettre. C’est là le lien entre cette Mitsva et la venue de Moshia’h : la perfection de la protection et de la Kappara pour Israël : qu’il en soit ainsi rapidement et de nos jours ! Le Midrach rapporte que Moché Rabbénou fit 515 Tefilot pour entrer en Erets Israël, 515 guématria du mot Vaét’hanan ואתחנן . Le Ben Ich ‘Hai explique que ce nombre correspond aux initiales développées du 6ème verset de Ana Bakoa’h : יג"ל פז"ק : יוד, גימל, למד, פה,זין,קוף , ce verset correspond au monde de Yessod et donc correspond à « l’homme juste איש צדיק » (311 ^ 204 = 515) car toutes les Tefilot se regroupent au niveau du Yessod, c’est pourquoi Moché pria 515 Tefilot. Et l’on comprend pourquoi Moché se tenait entre Hachem et Israël en ce temps là, pour dire la parole d’Hachem; lorsque l’on fait la différence entre la valeur du Tétragramme (26) et celle d’Israël ישראל ( 541) on obtient 515 qui est la valeur de יג"ל פז"ק développé et de « l’homme juste », car Moché était du niveau de Yessod de ‘Hokhma, et la Tora Ecrite Meïr-éclaire Yéssod de ‘Hokhma, c’est pourquoi elle fut donnée par son intermédiaire. De plus la guématria de la prière-Tefila תפלה est de 515. On peut comprendre le verset : « Moché se tenait entre Hachem et eux » d’une autre manière : Le Noms Divin écrit (le Tétragramme-26) et Celui qui est lu (Ad-nei-65) ont pour valeur צא -91, donc la différence entre 91 et Israël (541) donne 450- תן nombre correspondant au nom Moché développé מ ם, שין, הה (Moché donne תן la Brakha qui sort צא d’Hachem). Mais malgré ses Tefilot Hachem n’accepta pas que Moché entre en Israël, Il lui dit : « Assez- Rav Lekha – רב לך ne m’en parle plus » ; la guématria de רב 202 , correspond à עב קל insigne de tout Rav qui se trouve à Babel (Houts Laarets) comme il est dit dans Isaïe 19. 1 : « Voici Hachem chevauchant sur un nuage léger עב קל , arrive en Egypte » ; alors que le niveau de Rabbi- רבי est l’illumination de celui qui est en Erets Israël , on lui ajoute la lettre י (signe de ‘Hokhma). Rav est allusionné dans la partie développée du nom Moché, lorsqu’elle est doublée : מם, שין, הא (101 . 2 = 202). On voit d’ailleurs que les Bnei Israël ont élevé 202 Nitsotsot en Mitsraïm Egypte. Dans la parachat Vaét’hanan, au chapitre 6 se trouve le premier paragraphe du Chéma Israël où il est dit : « ואהבת את ה-י א-לקיך - Tu aimeras Hachem Ton D. », « aimer » est le contenu intérieur du Chéma. Rav Ginzbourg remarque que la valeur de l’expression « Tu aimeras Hachem Ton D. » (907) est égale à « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je sui Hachem ואהבת לרעך כמוך אני ה-ו-י-ה », mais aussi à « aujourd’hui pour le faire היום לעשותם ». Ceci se trouve caché dans le premier mot de la Tora : Béréchit- au commencement dont la guématria est 913. En effet, si l’on développe les 6 lettres de בראשית , on obtient 1820 ( בית, ריש, אלף, שין, יוד, תאו ); ce nombre correspond aux 1820 fois où apparaît le Tétragramme dans la Tora. La partie développée et cachée de Béréchit est donc égale à 907, « Tu aimeras… » car tout commence par l’Amour. Les 10 commandements lus au chapitre 5 versets 6 à 18 ont pour guématria 50947, ce nombre est un multiple de 13 (13 . 3919) le nombre 13 est le symbole de l’unité et de l’Amour ( אחד = אהבה = 13 ), et nous avons reçu la Tora car Israël s’est tenu uni face au Mont Sinaï, comme un homme, d’un seul cœur. L’introduction aux 10 commandements, chapitre 5 du verset 1 à 5 , a pour guématria 19123, ce nombre est également un multiple de 13 (13 . 1471) ; si l’on fait la somme des 2 nombres 50947 et 19123, on obtient 70070, qui est un multiple de 7. (7. 10010 = 70070) Le nombre 13 symbolise le côté masculin et le chiffre 7 symbolise le côté féminin. Dans le nombre 70070, se dévoile l’union du 13 et du 7; car 70070 = 13 . 5390 De plus 70070 = 26 . 2695 = 65 . 1078 = 770 . 91 , le nombre 91 est l’union du Tétragramme correspondant à la sphère de Tiféret et du Nom Ad-nei correspondant à la sphère de Malkhout. |