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dimanche 30 juillet 2006 - 12:24 Les bombes tombent sur nous et sur nos maisons. Certains de nos amis et de nos parents sont blessés ou tués. Parmi nous, il en est qui n’ont plus de toit. Mon commerce est fermé depuis le début des combats. Et je ne sais pas ce que nous réserve l’avenir. Nous déambulons d’une bonne âme à l’autre et notre vie de famille en a pris un sacré coup. Moi qui habite Haïfa depuis 30 ans, je ne m’étais jamais imaginée que je serai un jour une réfugiée sur ma propre terre. Cette situation ressemble tellement à des évènements encore très frais dans notre mémoire. Durant cinq années, vous avez été bombardés de milliers de bombes et je ne me sentais pas concernée. Vous avez enterré des membres de vos familles et des amis, et cela m’était complètement étranger. Vous vous êtes retrouvés sans toit, complètement jetés, sans que nous prêtions attention à votre détresse. Même lorsque vous êtes venus chez moi pour m’expliquer, me convaincre et me faire partager vos sentiments, j’ai refusé de vous écouter. Cela fait une semaine que je suis en dehors de chez moi et que j’ai abandonné mon train train quotidien. Cela m’est extrêmement pénible, mais la sympathie, la compréhension et le soutien dont nous bénéficions, m’est d’un grand secours. Vous n'avez même pas eu droit à ces marques d’attention. Vous êtes dans des auberges, des hôtels ou même des tentes et ce n’est pas très agréable à dire, mais il faut le reconnaître, cela n’intéresse personne. Habitants du Goush Katif et du Nord de la Samarie, je vous demande pardon. Pardon de vous avoir abandonnés. Pardon de ne pas vous avoir compris. Je ne suis pas religieuse et je ne suis pas portée sur la mystique, mais il m'est impossible de ne pas faire le lien entre la façon dont je me suis comportée envers vous, et la leçon que je suis en train d'apprendre en en payant les frais. Document publié sur "Aruts 7 Israël National News"
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