La Paix sur les frontières de 1967 ? Imprimer E-mail
Ecrit par David Bentata   

Un sujet à l’ordre du jour et qu’Israël ne conteste pas, consiste dans le retour aux « frontières de 1967 » dans le cadre d’un accord avec les Palestiniens.

Verrions-nous la paix approcher si ces « frontières de 1967 » étaient restituées ? Entendons le Premier Ministre Palestinien Ismaïl Hanyieh qui déclarait le 4-6-2006 : « Nous n’émettrons pas de réserve quant à la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 moyennant une ‘Houdna’, mais nous nous opposons à toute reconnaissance de l’occupation. »

Avant d’examiner certains aspects de cette déclaration, jetons un coup d’œil en arrière pour voir de quoi s’agit-il quand on parle des « frontières de 1967 ».

Tout d’abord rappelons que la terre d’Israël est la seule terre donnée par D.ieu à un peuple, en l’occurrence le peuple juif ; ceci est décrit longuement dans la Tora et le Coran le confirme dans plusieurs versets. De nombreux envahisseurs se sont succédés et parmi les derniers on compte les Arabes en 638, les Chrétiens lors des Croisades en 1100/1200, puis les Ottomans en 1517 qui maintinrent leur pouvoir pendant 400 ans jusqu’à l’invasion anglaise en 1917. Alors intervint la Déclaration Balfour qui « envisageait favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif… »

Ce n’est pas le fait d’un hasard que l’Angleterre faisait sienne une telle déclaration ; elle connaissait l’Histoire et acceptait les promesses contenues dans ses livres saints formant la Bible : la dite Palestine est en fait Eretz Israël appartenant aux Juifs. Les divers envahisseurs n’ont acquis aucun droit,… mais en ont pris. Les Juifs pour la plupart furent chassés par les Romains et des populations non juives accompagnant les envahisseurs se sont installées, ont construit et se sont accaparés de sites essentiels sacrés pour le peuple juif. Ainsi les populations qui résidaient en Palestine en 1948 étaient d’une grande hétérogénéité ; elles comprenaient les descendants de tribus juives converties, des nombreux envahisseurs et des immigrants des pays arabes entourant la Palestine qui affluèrent dès la première Alyah en 1882, assurés de trouver du travail auprès des Juifs. Ainsi l’on comprend que le dit peuple palestinien d’aujourd’hui n’a rien d’un peuple homogène tel que l’on pourrait l’imaginer. Du reste ce n’est qu’en 1968 que le terme ‘Peuple Palestinien’ est apparu dans la Charte de l’OLP qui, depuis 1964, proclamait simplement que « La Palestine était une terre arabe » et ne faisait aucune allusion à un peuple réclamant sa propriété. En fait il a été inventé quand les dirigeants arabes ont décidé de transmettre la responsabilité de reprendre la Palestine aux populations y habitant. Elles ont été alors caractérisées de ‘peuple’ ayant des droits sur le compte de ceux du peuple juif. Ainsi est né un faux problème impossible à résoudre à priori : deux peuples possédant la même terre.

Il est possible d’évaluer combien cette notion de ‘peuple palestinien’ est artificielle ; quand on pose la question : « Pourquoi n’a-t-il pas réclamé avant 1967 les terres qu’il réclame aujourd’hui et qui étaient sous domination anglaise puis Jordanienne ? » la réponse est claire : un tel peuple n’avait jamais existé auparavant.

Les Etats arabes, qui se considéraient comme responsables de cette terre de Palestine, voulaient, en 1967, beaucoup plus … tout et déclenchèrent la guerre des Six Jours pour anéantir Israël. Depuis cette époque, 39 ans se sont écoulés ; ont-ils évolué ?… Non ! Ismaïl Hanyieh ne propose qu’une trêve si nous avons le ‘geste’ (la folie !) de retourner sur les lignes de 1967, mais il prévient qu’il ne reconnaîtra pas ‘l’occupation des territoires’. C’est-à-dire que Haïfa, Tel Aviv… sont également en état d’occupation et doivent être délivrés.

En fait l’argumentation Palestinienne est étayée par les ‘aveux de la gauche’. Shoulamit Aloni disait déjà en 1982 : « Je pense qu’au lieu que les Israéliens et les Palestiniens organisent des rencontres dans lesquelles ils se regardent pour vérifier qu’ils ne possèdent pas de cornes, qu’ils aillent étudier ensemble l’Histoire de cette terre du temps des Cananéens, des Egyptiens, des Mameluks, des Croisés, des Palestiniens etc… Alors ils apprendront que pendant deux mille ans pendant lesquels nous n’étions pas là, de nombreux autres peuples s’y trouvaient et que la loi de prescription [de nos droits en tant que Juifs] joue. » Ainsi pour la gauche, nous n’avons aucun droit basé sur l’Histoire c’est-à-dire sur la Tora et donc nous sommes des envahisseurs dont le droit découle de la force. Pourquoi les lignes d’armistice de 1949 ont-elles une valeur de frontières aux yeux de la gauche et non celles décidées par l’ONU en 1947 ou celles d’après la guerre des Six Jours ? Aucune réponse n’est fournie.

L’absurdité dans laquelle la gauche se complait, renforce la position des extrémistes palestiniens qui voient dans tout Israël une terre occupée. Elle découle de sa volonté post-sioniste d’effacer tout caractère juif à l’Etat qui l’aveugle et l’amène à se ranger aux cotés de l’ennemi.

Gauchistes et Palestiniens se refusent à considérer les faits historiques suivants:

- Les Juifs détenaient la terre d’Israël par la volonté divine qui ‘la lui a donné en héritage’ (itnahalout) et ils y ont vécu plus de 1200 ans suivant la Tora confirmée par l’archéologie.

- Les Juifs sont partis en ‘Galout’ (en exil) chassés par les Romains.

- Les Juifs, qui ont toujours prié pour le retour à Jérusalem, sont revenus en masse sur leur terre dès que l’autorisation de l’envahisseur présent leur en a été donnée et ils n’ont jamais pu revenir librement (même les Anglais avant 1948 les en empêchaient !)

- Les Juifs, il est vrai, pour la plupart athées, qui ont combattu en 1948, savaient néanmoins que leur pays était Israël sur la base de la Tora. Les persécutions et les pogroms en pays chrétiens et musulmans ont donné la force à ces Juifs d’accomplir le miracle de la renaissance d’Israël sur sa terre.

- Les Arabes comptent parmi les envahisseurs de la terre d’Israël. Leur pays d’origine est ailleurs et sont ici en ‘Galout’ (en exil !). Les Arabes qui ont quitté le pays volontairement ou non ne peuvent être considérés comme réfugiés : ils ont retrouvé le ou les pays d’où leurs ancêtres sont venus.

- Les Juifs ont consenti à accorder ‘des droits’ humains aux Arabes résidant sur cette terre. Mais du moment qu’ils combattent pour rétablir leur domination sur la terre dont ils s’étaient accaparés indûment, ils perdent toute la jouissance de ces droits, y compris de continuer à vivre sur cette terre. Voilà 39 ans qu’ils combattent pour détruire Israël ; pensent-ils que cela soit sans conséquence territoriale et statutaire ?

La dite frontière de 1967 avec la bande de Gaza qui appartenait à l’Egypte doit être rétablie. Dans Iehouda et Shomron ( la Judée Samarie ), la domination avait été anglaise jusqu’en 1948, et la guerre a permis aux Jordaniens d’envahir cette partie d’Eretz Israël qui ne lui avait été destinée ni par les accords de San Rémo de 1922 ni par le partage fait par les Anglais. Donc Israël doit imposer sa loi sur l’ensemble de la Judée Samarie et définir des zones d’autonomie y compris à l’Ouest de la ligne verte afin de ne pas intégrer des populations hostiles et créer un problème démographique. Pour l’instant tant que les Palestiniens poursuivent la guerre, Israël doit avancer lentement et proclamer les terres conquises comme territoires récupérés. Le recul de la frontière doit se faire sur le principe de la terre brûlée en chassant les populations afin d’obliger les Palestiniens à mener une guerre classique et/ou à lever le drapeau blanc.

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