LA HAINE DU JUIF Imprimer E-mail
Ecrit par Bertrand RAMAS MUHLBACH   

Le Président de l’Autorité Palestinienne déploie tous ses efforts pour pacifier les relations entre palestiniens et israéliens jusqu’à organiser un référendum au sein de la population palestinienne concernant une reconnaissance implicite de l’Etat d’Israël.

Toutefois, la question peut se poser de savoir si les initiatives de Monsieur Mahmoud Abbas sont le résultat d’une démarche individuelle ou si il existe bien une adhésion majoritaire de la population palestinienne à ce projet.

En effet, La réalité quotidienne israélienne ne confirme pas l’existence d’un véritable consensus du coté palestinien sur la nécessité de mettre un terme à la logique de guerre qui prévaut depuis toujours.

Outre les divergences de vues qui opposent Monsieur Mahmoud Abbas à son premier ministre membre du HAMAS sur la question, l’Etat d’Israël doit, jour après jour, se protéger d’agressions prenant la forme d’attaques à l’arme blanche, de tirs de roquettes qassam, de tentatives d’infiltrations de palestiniens armés, de candidats au suicide, de poses de colis piégés, de tirs essuyés par les militaires ...et ce, de manière ininterrompue....

La multiplicité des agressions commises par des palestiniens, conduit à s’interroger sur le point de savoir s’il n’existe pas, aux antipodes de la volonté de paix, une haine érigée en système du peuple palestinien à l’égard des juifs.

L’analyse des valeurs qui prévalent sur la bande de GAZA et en CISJORDANIE révèle qu’il existe dans la structuration de la personnalité des palestiniens une organisation de la haine du juif, véritable raison d’être des individus dont le fondement présente une double nature : laïque d’une part (I) et religieuse d’autre part (II)

I LES FONDEMENTS LAICS DE LA HAINE DU JUIF.

Le phénomène politique palestinien s’est construit autour de la nécessité de chasser les juifs de Palestine.

Dans un premier temps, Yasser ARAFAT a créé le Fatah en 1959, dont le nom a pour origine étymologique « d'Al-Filastini d'Al-Watani d'Al-Tahrir de Harakat » qui signifie « mouvement national palestinien de libération » et dont l’idéologie repose sur la nécessité de libérer la Palestine de toute présence juive.

Cette branche politique a finalement été intégrée au sein de l’OLP (organisation de libération de la Palestine) dont la charte, approuvée le 17 juillet 1968, précise les buts de l’organisation au regard de l’éviction des juifs de Palestine (A) tout en fournissant les justifications morales et religieuses de cette nécessité (B).

A LA NECESSITE D ’EVINCER LES JUIFS DE PALESTINE

L’OLP, comme son nom l’indique, a pour vocation, de parvenir à une libération de la Palestine. L’organisation s’est dotée d’une Charte qui consacre le droit pour les palestiniens de revenir en Palestine (1°) en rappelant que l’unique moyen d’y parvenir consiste dans la lutte armée (2°).

1° le droit au retour des palestiniens en Palestine

L’article 3 de la Charte OLP pose que le peuple arabe palestinien possède le droit légal au retour à leur foyer.

En réalité, il semble que le fondement de ce droit sur le plan international, repose sur la combinaison des articles 194 de l’assemblée générale des nations unies et de l’article 1 de la charte de l’OLP.

La résolution 194 de l’assemblée générale des nations unies du 11 décembre 1948 stipule « qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers et de vivre en paix avec leur voisins... ».

Pour sa part, l’article 1 de la charte de l’OLP n’a pas manqué de poser que « la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ».

En réalité, la notion de « foyer » n’est pas exactement la même dans les deux textes.

Pour ce qu’il en est de l’article 194 de la résolution de 1948, le terme « les foyers » concernait les « endroits où les palestiniens habitaient » puisque le mot « foyers » est employé au pluriel s’agissant du foyer respectif de chaque palestinien concerné en 1948.

De son coté, l’article 1 de la Charte OLP, en posant que la Palestine est le « foyer » du Peuple Palestinien, permet une conception extensive de la notion de foyer non prévu par la résolution 194.

Dès lors, la combinaison de la résolution 194 du 11 décembre 1948 et de l’article 1 de la Charte de l’OLP, permet de créer, artificiellement et faussement, un droit international du retour des palestiniens (article 3 charte OLP) sur une assiette territoriale précise en l’occurrence : « les frontières de la Palestine sous le mandat britannique qui est une unité territoriale indivisible. » (Article 2 Charte OLP).

Par ailleurs, pour que ce droit se perpétue de générations en générations, il a été posé que ce droit serait transmissible aux enfants (article 4 charte OLP) dans la mesure où « L'occupation sioniste et la dispersion du peuple arabe palestinien, à travers les désastres qui lui sont incombés, ne lui ont pas fait perdre leur identité palestinienne » (même article).

Les générations palestiniennes qui se succèdent ne doivent donc pas oublier que chaque israélien est un occupant sans droit ni titre et que la phase actuelle de l’histoire « est celle d'une lutte nationale (watani) pour la libération de la Palestine. » (Article 8 charte OLP), en l’occurrence, une lutte armée.

2° la lutte armée

L’obligation de combattre est reprise de façon récurrente dans la charte qui rappelle, notamment dans l’article 9, que si la période de combats actuels est une étape avant un retour à l’accalmie, « La lutte armée constitue la seule façon de libérer la Palestine. ».

Sur ce point, le combat est focalisé sur les forces du sionisme et de l’impérialisme (article 8) en vue d’une « la libération » du pays permettant un « retour sur cette terre... pour exercer l'autodétermination et sa souveraineté sur ce pays. (Article 9 charte OLP).

Les moyens techniques d’y parvenir reposent essentiellement sur l’action de commando qui « constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la Palestine ». (article 10 charte de lOLP).

Bien évidemment, à chaque instant de leur existence, les palestiniens ne doivent jamais oublier les maîtres mots du combat : « unité nationale (wataniyya), mobilisation nationale (qawmiyya) et libération. » (article 11 charte de l’OLP).

Quoiqu’il arrive, les palestiniens ne sont pas isolés dans ce combat : Ils font partie de la nation arabe (article 12, 13 et 14) également tenue, conformément à l’article 15 de la Charte, de participer au devoir d’éviction des juifs dans la mesure où « La libération de la Palestine, d'un point de vue arabe, est un devoir national (qawmi) ......et vise à l'élimination du sionisme de la Palestine... ».

Pour que chaque palestinien ne perde pas de vue cet objectif, la Charte de l’OLP prévoit dans son article 7, « une éducation des individus palestiniens dans un esprit révolutionnaire » et, s’agissant « d’un devoir national », l’obligation pour les palestinien de sacrifier leur richesse et leur vie afin de reconquérir le pays et d'amener à sa libération (même article).

La nécessité d’évincer se justifie moralement et idéologiquement.

B LE BIEN FONDE DE CETTE EVICTION

Le droit de chasser les juifs de la terre palestinienne relève de considérations morales et religieuses (1°) mais également de l’absence de droit des juifs sur la terre (2°).

1° les justifications morales et religieuses de l’éviction

La guerre de libération se justifie pour différents motifs relevant de considérations spirituelles humaines ou internationales.

Sur un plan spirituel, la guerre n’est pas une finalité : ce qui importe c’est de redonner à la terre sainte « une atmosphère de sécurité, de tranquillité et de garantir la liberté de religion et la visite des lieux saint sans discrimination de race de couleur et de religion » (Article 16 Charte OLP).

Sur un plan humain, il convient de restituer aux palestiniens les droits fondamentaux dont ils ont été bafoués et sur ce point, la libération de la Palestine « rendra à l'individu palestinien sa dignité, sa fierté, et sa liberté. »(Article 17 Charte OLP)

Enfin, Sur un plan international, la libération de la Palestine permettra une restauration des droits légitimes du Peuple Palestinien désireux de « l'amitié de tous les peuples ». A cet effet, il est sollicité le concours de tous les états « partisan de la liberté, de la paix » (article 18 Charte OLP).

Ces considérations philosophiques sont d’autant plus admissibles que les juifs ne disposent d’aucun droit sur la terre.

2° l’absence de droit des juifs sur la terre de Palestine

L’éviction se justifie également en raison de l’absence de droit des juifs sur la terre.

Aussi, toutes les étapes politiques de la constitution de l’Etat d’Israël, sont-elles rejetées en bloc par les palestiniens.

Tout d’abord, « la partition de la Palestine en 1947 et l'établissement de l'état d'Israël sont entièrement illégaux » (article 19 Charte OLP) puisque :

- contraire à la volonté du peuple palestinien

- contraire à ses droits naturels

- et incohérents au regard des principe sur le droit à l’autodétermination (même article)

Plus généralement, la charte de l’OLP dans son article 20 précise que « la Déclaration de Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nul et non-avenus ».

Un tel article permet de nier en bloc tout droit aux juifs sur la terre d’Israël.

Notons toutefois que cet article dessert également les palestiniens car si le mandat pour la Palestine et « nul et non avenu », les frontières de la Palestine telles que définies dans l’article 2 de la Charte de l’OLP le sont également.

Cet article stipule, rappelons le, que « la Palestine, avec les frontières qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité territoriale indivisible. »

En tout état de cause, la charte de l’OLP considère que « les prétentions à des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques » car le judaïsme, en tant que religion, ne saurait constituer une nationalité indépendante. (Article 20 Charte OLP)

En outre, l’Etat d’Israël a d’autant moins le droit d’exister que « Le sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansionniste, colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. » (article 21 Charte OLP)

D’ailleurs, la naissance de l’Etat d’Israël avait pour unique finalité de combattre les espoirs de libération, d'unité, et de progrès de la nation arabe. » (même article)

Aussi, l’humanité doit prendre en considération cette supercherie que constitue la présence juive sur la terre de Palestine et le besoin de sécurité et de paix, ainsi que le besoin de justice et de droit, requiert de tous les états de considérer le sionisme comme un mouvement illégitime (Article 23 Charte OLP).

Bien évidemment, pour sa part, le peuple palestinien est animé de valeurs morales très fortes et croit dans « les principes de justice, de liberté, de souveraineté, d'autodétermination, de dignité humaine, et dans le droit de tous les peuples à exercer ces principes. » (Article 24 Charte OLP)

...

Il ressort de tout ceci que les principes contenus dans la charte de l’OLP s’opposent à la reconnaissance par les palestiniens de l’Etat d’Israël à moins que le Peuple palestinien ne décide d’une abrogation pure et simple de la charte de l’OLP.

Ceci a été envisagé partiellement par Monsieur ARAFAT à l’occasion des accords d’Oslo de 1993 lorsqu’il a déclaré que l’appel à la destruction de l’Etat d’Israël était caduc.

En réalité, cette décision isolée n’a pas conduit à abroger la charte car le dernier article de ce document prévoit que toute modification du texte suppose un vote à la majorité des deux tiers des membres du congrès national de l’OLP ( article 33 de la charte OLP).

En tout état de cause, une telle abrogation ne serait pas suffisante car si le palestinien ne trouve pas de fondements laïcs pour haïr le juif, il lui reste les fondements religieux.

II LES FONDEMENTS RELIGIEUX DE LA HAINE DU JUIF

Le coran contient un certain nombre d’assertions désobligeantes à l’endroit de la communauté juive permettant de considérer le juif tel un imposteur.

Eu égard à l’ancienneté du texte, il était nécessaire d’actualiser le message et les principes du texte sacré.

La charte du HAMAS datant du 18 août 1988 a cette vocation et confirme, en tant que de besoin, la nécessité de chasser les juifs de Palestine.

Le Hamas dont l’origine étymologique est Harakat al-Muqawama al-Islamiya c'est-à-dire « mouvement de résistance islamique » est le bras armé des Frères Musulmans en Palestine (article 2 de la charte HAMAS).

La charte du HAMAS définit son objectif, en l’occurrence, le renversement de l'État juif d'Israël par une République islamique théocratique sur l'ensemble de la Palestine et fournit les moyens à cet effet en donnant « le bras à tous ceux qui mènent le jihad pour la libération de la Palestine. » (Introduction de la charte HAMAS).

Sur la base des principes coraniques, l’islamiste doit reprendre la Palestine (A) à l’aide de moyens techniques adaptés pour ce faire (B).

A L’INJONCTION DE REPRENDRE LA PALESTINE

Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouve­ment palestinien spécifique qui fait allégeance à Dieu, fait de l'islam sa règle de vie et oeuvre à planter l'étendard de Dieu sur toute parcelle de la Palestine (article 6 charte du HAMAS)

Ce mouvement apporte la vérité du coran tel que rappelé dans l’article 3 de la charte du HAMAS :"Tout au contraire : Nous lançons contre l'erreur la Vérité qui lui écrase la tête, et voilà que l'erreur disparaît" (21,18). Et se fixe comme objectif de « Combattre le Mensonge, le dé­faire et le détruire pour que règne la Vérité, que les patries soient restituées » (article 9 charte de HAMAS).

La Palestine, terre musulmane, doit être libérée (1°) dans la mesure où juifs sont des imposteurs (2°).

1° la Palestine est une terre musulmane

Dans l’Islam, il n’existe pas de séparation entre le religieux et le profane car « ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu » (sourate 4, verset131, 132).

Aussi, les dimensions temporelles et spirituelles sont indissociables et le monde musulman est-il divisé en deux parties : la terre de l’Islam (régie par la Sharî’a, ou encore loi de Dieu), et la terre de l’ignorance et de la contradiction, qui n’est pas musulmane.

Dieu a envoyé son Messager (Muhammad) avec la Direction et la Religion de vérité pour la faire triompher de toute autre religion (sourate 48, verset 28).

L’islamiste est donc détenteur de la Vérité insusceptible de remise en cause et son choix d’adhérer au HAMAS est tout à fait compatible dans la mesure où, Le Mouvement de la Résistance Islamique fait de l'islam sa règle de vie; c'est sa profession de foi et sa reli­gion (article 36 charte du HAMAS).

Pour ce qu’il en est de la Palestine, l’article 11 de la Charte du HAMAS rappelle qu’elle est une terre islamique waqf [de main-morte ] pour toutes les générations de musulmans jusqu'au jour de la résurrection, et que, parmi les missions, l’Organisation de Libération de la Palestine est la plus intime des intimes du Mouvement de la Libération Islamique. (Article 27 Charte du HAMAS).

Le palestinien membre du HAMAS doit « planter l'étendard de Dieu sur toute parcelle de la Palestine » (article 6 Charte du HAMAS) car il est fait obligation aux fondamentalistes de reprendre les terres qui ont précédemment été des terres d’Islam et « chasser d’où ils auront été chassés » (sourate 2, verset 190-92)).

Les autres religions doivent pour leur part s'abstenir de concurrencer l'islam dans sa souveraineté sur cette région car le jour de leur propre souveraineté serait celui des massacres, de la torture et de l'exode. (Article 31, charte du HAMAS).

En tout état de cause, les juifs ne sont que des imposteurs.

2° le juif est un imposteur

Selon l’article 28 de la charte du HAMAS « L'invasion sioniste est une invasion cruelle qui ne recule devant aucun procédé mais utilise tous les moyens vils et corrompus pour réaliser ses aspirations »

Le juif est particulièrement habile pour isoler le peuple palestinien « par un mouvement subtil et une planification étudiée » article 32 charte du HAMAS)

Face à cette perfidie du peuple juif sioniste, Le Mouvement de la Résistance Islamique se présente comme « un mouve­ment humaniste [ insâniyya ]. Il veille au respect des droits de l'homme et se conforme à la tolérance de l'islam en ce qui concerne les disciples des autres religions » ( article 31 charte du HAMAS).

D’ailleurs, le fondamentaliste palestinien est parfaitement désintéressé « il ne cherche ni un prestige personnel, ni un gain matériel, ni une position sociale » (article 36 charte du HAMAS).

Si le palestinien ne trouve pas suffisamment de justifications sur la nature spécifique du juif, il lui revient de reprendre le Coran qui dit des juifs que :

- « un certain nombre d’entre eux altèrent sciemment la parole de Dieu après l’avoir comprise »(sourate 2, verset 75),

- « ils enroulent leur langue avec l’écriture » (sourate 23, verset 30-32),

- ils « occultent les versets qui les gênent » (sourate 3, verset 78 ; sourate 4, verset 46 ; sourate 5, verset 13).

- « ils embrouillent les mots et calomnient la Vraie Religion ».

- D’ailleurs « Dieu les a maudit à cause de leur incrédulité » (sourate 4, verset 46).

C’est la raison pour laquelle les gens du Livre doivent être dominés par les Arabes et avoir le statut Dhimmi, tenu d’acquitter un impôt qui est « le prix qu’ils auront à payer parce qu’ils ont renié les signes de Dieu » (sourate 3, verset 112).

La charte du HAMAS a envisagé divers moyens pour la réalisation de l’objectif.

B LES MOYENS TECHNIQUES DE LA REPRISE DE LA TERRE

Le mouvement de la résistance islamique dispose de moyens efficaces pour la reprise de la terre notamment le jihad (1°) et le rôle des mères palestiniennes (2°).

1° le jihad

Les fondamentalistes islamistes ne sont pas enclins à accepter les modes préconisés par le monde occidental de résolution des conflits.

Pire, les initiatives de paix internationales « vont à l'encontre de la profession de foi du Mouvement de la Résistance Islamique » (article 13 charte du HAMAS).

Dans le coran lui-même, il n’est pas indispensable de parvenir à la paix si la guerre semble gagnée : « ne soyez points faibles et n’appelez point à la Paix lorsque vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous ! il ne vous privera point du bénéfice de vos œuvres » (sourate 47, verset 35).

Alors l’islamiste doit comprendre qu’Il est une dialectique dans l’avènement d’un monde gouverné par la Sharî’a dont le Mouvement de la Résistance Islamique n’est qu’un « des épisodes du jihad mené contre l'invasion sioniste » (article 7 de la charte du HAMAS)

Le jihadiste est entièrement dévoué à la cause de l’Islam car « Dieu est son but, l'Apôtre son modèle, le Coran sa constitution, le jihad son chemin et la mort sur le chemin de Dieu la plus éminente de ses espérances »

La mort joue un rôle très important dans l’avènement de ce monde gouverné par la Sharî’a.

L’article 15 de la charte du HAMAS est très explicite sur ce point :

"Par celui qui possède l'âme de Muhammad dans ses mains, je m'engage à combattre sur le chemin de Dieu; je tuerai et combattrai, je tuerai et combattrai, je tuerai" (article 15 de la charte du HAMAS)

c’est d’ailleurs le sort réservé aux infidèles :

« Combattez ceux qui ne s’interdisent pas ce que Dieu et son prophète ont défendu, ceux qui, parmi les gens du Livre ne professent pas la Vraie Religion ; combattez les jusqu’à ce qu’il paient le tribu et qu’ils se soumettent » (sourate 9, verset 29).

Pour ceux qui se soumettent, la conversion n’est d’ailleurs pas une garantie définitive de tranquillité. Ils doivent prendre garde à d’éventuels écarts qui les priverait de toute protection :

« S’ils sombrent de nouveau dans l’infidélité, tuez les partout où vous les rencontrerez. Ne prenez chez eux ni ami ni auxiliaire » (sourate 4, verset 89).

Conformément à cet objectif le fondamentaliste sera assister de Dieu « o croyants si vous faites triompher la cause de Dieu, il vous assistera et affermira vos pas. » (sourate 47, verset 7).

Il n’est en réalité que la main de Dieu qui observe comment chacun se comporte et doit rendre coup pour coup aux ennemis de l’Islam « car Dieu est plus fort qu’eux et ses châtiments sont plus terribles ». (sourate 4, verset 84).

Si le fondamentaliste meurt, sa mort reste sans importance « que ceux qui veulent échanger la vie présente contre celle de l’Au-delà combattent dans le chemin de Dieu. Qu’ils succombent ou qu’ils soient vainqueurs nous leur accorderons une généreuse récompense. » (sourate 4, verset 74).

Inversement, si son acte cause la mort, il n’est pas responsable.

« Ce n’est pas vous qui les avez tué, c’est Dieu. Ce n’est pas toi qui lançais, c’est Dieu pour éprouver les croyants par une belle épreuve » (sourate 8, verset 17.18).

2° le rôle de la femme

La femme palestinienne joue un rôle important dans la transmission des valeurs du Mouvement de la Résistance Islamique notamment « le maintien de la maison, l'instruction des enfants quant aux concepts et va­leurs morales fondées sur l'islam » (article 18 de la charte du HAMAS).

En effet, le patriotisme [ al-wataniyya ], est un article de la profes­sion de foi [' aqîda ] religieuse (article 12 de la charte du HAMAS) et la libération de la terre est une obligation religieuse individuelle qui incombe à tout musulman où qu'il soit (article 14 de la charte du HAMAS) tout comme le combat dès que les ennemis usurpent une terre qui appar­tient aux musulmans (article 15 de la Charte du HAMAS)

Or, l'éducation des jeunes générations islamiques dans la région est « une éducation islamique fondée sur l'accomplissement des obligations religieuses », et « une l'étude conscientisée du Livre de Dieu » (article 16 de la charte du HAMAS).

Sur ce point, la femme musulmane a un rôle qui n'est pas inférieur à celui de l'homme puisqu’elle doit être « l'usine à hommes » (article 17 de la charte du HAMAS)...

....

Il résulte de tout ceci que les déclarations d’intention de Monsieur Mahmoud Abbas ne sauraient suffire à pacifier la région sans une remise ne question des valeurs fondamentales de l’Islam qui cultivent la haine du juif.

L’église catholique, pendant la période des conciles dits de VATIACAN II, a remis en question le statut des juifs antérieurement considérés comme un peuple déicide.

Il conviendrait pour l’Islam d’engager un processus similaire faute de quoi, Monsieur Mahmoud Abbas ne pourra rêver d’une coexistence pacifique des peuples juifs et palestiniens.

Bertrand RAMAS MUHLBACH


< Préc.   Suiv. >
 
Info Hebdo
Idéologie
Qui Sommes Nous ?
Informations
Adresses de Manhigut
La Sidra du Gush
Halah'ot
Info Hebdo



Watch the Manhigut video here

Listen to the show
Back to top
© 2004 Manhigut Yehudit. All rights reserved. Terms of Use. Site Credits.