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La parachat Nasso comme son nom l’indique veut dire élever , car il s’agit d’élever toutes les personnes et les situations les plus basses . Elle débute par le compte et le rôle des dernières familles de la Tribu de Lévi . La parachat Nasso est la plus longue des parachiot de la Tora, de nombreux thèmes sont évoqués et en particulier celui de la Sota (la femme soupçonnée d’adultère). C’est Roch ‘Hodesh Sivan que nous lisons dans la parachat Nasso, la Sota ; chaque jour de l’Omer est en relation avec une page de la Guémara Sota puisque ce traité comporte 49 pages. A la page 45 b, il y a une discussion entre les Sages pour savoir par où l’embryon est formé ( הולד = 45 ), par la tête ou le nombril (partie haute ou basse du corps). Bien qu’il soit tiré par les entrailles de sa mère, comme il est dit au Tehulim 71. 6 : « מבטן ממעי אמי אתה גוזי », il est néanmoins formé à partir de la tête.
Après la Sota suit la loi du Na z ir : « un homme ou une femme qui fera explicitement le vœu d’être Nazir , afin de s’abstenir pour Hachem », 3 choses lui sont interdites : - boire du vin ou vinaigre de vin, manger du raisin ou l’un de ses constituants (pulpe, pépins, peau ז ג ) - couper ses cheveux - rentrer en contact avec un corps mort Ces interdictions sont ordonnées également au Cohen Gadol . (vin et contact avec un mort) Rabbi Y. Abou’hastira explique que celui qui veut atteindre le chemin du Sod - Secret pour comprendre la Divinité, il faut Pureté, Sainteté, une plus grande a.bstinence, des limites et barrières. Et tout ce qu’il fera en pureté et abstinence lui semblera toujours imparfait.Alors, il se renforcera afin d’augmenter en pureté et abstinence, et pour cette raison, on lui dévoilera les secrets de la Tora. D’ailleurs les lettres de Nazir נזיר sont celles des secrets רזין , en relation avec la couronne נזר de la Tora. Ceci est la Loi du Nazir, c’est à dire faire le vœu de s’abstenir et de se conduire selon les Midot et l’on priera D. pour nous aider. עזר On trouvera dans le passage sur le Nazir 31 fois la lettre ז , lettre qui caractérise le mois de Sivan. Le Maguid de Ko z nits explique que le Nazir reçoit le niveau de Kéter, il doit donc se transformer en Merkava-Char pour ce niveau spirituel. Il cite son Maître Rabbi Its’hak qui illustre cela en faisant référence aux conditions qu’un Maître doit adopter pour enseigner à son élève un concept profond : le maître doit habiller son enseignement avec de nombreux exemples et fables, pour se mettre au niveau de l’intellect de son élève. Cela ne sera pas nécessaire pour des sujets simples, sauf si l’élève est particulièrement faible. Il en est de même pour le Nazir qui veut servir de Merkava pour des niveaux spirituels très élevés, ils ne peut y arriver qu’au moyen de cheveux (qui sont de petits conduits pour la spiritualité). Par contre les Léviim qui sont d’un niveau spirituel plus élevé doivent raser leurs cheveux car pour eux, leur chevelure constitue un manque. (Lemaître symbolise le Lévi et l’élève le Nazir). Le Nazir à la fin de son vœu doit offrir un expiatoire pour son âme. On raconte dans la Guémara que Chimon Hatsadik (qui était Cohen) n’a jamais voulu consommer le sacrifice d’un Nazir sauf pour un garçon qui avait fait ce vœu pour se guérir de l’orgueil que lui procurait sa belle chevelure. Car dans ce cas, il avait atteint le niveau des Léviim qui se débarrassent de leur fardeau. Le Nazir à la fin de son vœu devait raser sa chevelure à l’entrée du Ohel Moed (Tente d’assignation), puis il la jetait dans le feu sur lequel brûlait son sacrifice rémunératoire. Nos sages nous apprennent qu’il était interdit au Nazir de se raser dans la cour du Temple, cela aurait été un geste de légéreté face à la sainteté de l’endroit, par contre, il devait le faire à son entrée. Pourquoi toutes ces précisions ? Le Nazir avait atteint durant les jours de son vœu un haut niveau de sainteté, puis il redevenait un simple homme, aussi la Tora a voulu lui montrer qu’il n’en aurait aucun manque, au contraire tous les niveaux spirituels atteints au cours de son Naziréat, il pourrait désormais les atteindre par un travail personnel. C’est pourquoi on l’amenait à la porte de la Tente, symbolisant l’entrée des Palais de la Sainteté. Il brûlait sa chevelure sous son sacrifice, ce qui signifiait que la forcre sainte habillée dans ses cheveux allait l’aider à atteindre tous les niveaux spirituels atteints durant son vœu, mais cette fois-ci il les atteindrait par le travail de l’homme. C’est pour cela que cette Alia se termine par la Birkat Cohanim, qui représente le travail de l’homme. ברכך י-ה-ו-ה וישמרך « qu’Hachem te bénisse et te protège » י אר י-ה-ו-ה פניו אליך ויחנך « qu’Hachem fasse rayonner Sa face vers toi et te soit bienveillant » י שא י-ה-ו-ה פניו אליך וישם לך שלום « qu’Hachem tourne Sa face vers toi et t’accorde la paix » Il existe 28 כח Tikounim dans la Birkat Cohanim, c’est la force- Koa’h qu’est donnée à l’homme pour s’élever dans les mondes spirituels: - Il y a 13 Youd , qui correspondent aux 13 Attributs de Miséricorde , cités après la faute du veau d’or . Ils sont du niveau de Arikh Anpin ou Kéter. - Il y a 9 Vav , qui correspondent aux 9 Attributs cités après la faute des explorateurs. Ils sont du niveau de Z eir Anpin (les 6 Midot). Les 13 et 9 Attributs correspondent aux 22 lettres de la Tora. - Il y a 6 Hé , ce sont les 6 Midot du menton de la femme qui correspondent au niveau de Nokva (Malkhout). Le Baal Hatourim remarque que les initiales des 3 premiers mots ont la même guématria que le Tétragramme ( 26 ), et que les lettres finales ont pour guématria 45 qui est le Nom Ma (le Tétragramme développé avec des Alef). Ces 3 mots sont formés de 15 lettres correspondant aux 3 Patriarches et aux 12 Tribus. Puis la Tora décrit les sacrifices des 12 princes de Tribus lors de l’inauguration du Michkan. Bien qu’étant Nessiim, princes à la tête du peuple, ils n’amenèrent qu’en dernier leur offrande. Lorsque Moché demanda une Trouma pour la construction du Michkan tous participèrent avec empressement, alors que les princes attendirent pour compléter le manque. Mais tous les matériaux furent amenés en quantité telle que les Néssiim n’avaient plus rien à apporter. Ils décidérent d’offrir en premier leurs sacrifices pour le Mi z béa’h (Autel des sacrifices) Les offrandes des princes commencèrent le 8ème jour de l’inauguration du Michkan Roch ‘Hodesh Nissan par la Tribu de Yéhouda. L’ordre suivi par les tribus est selon l’ordre des campements, et l’ordre des mois. Le conseil fut donné par la Tribu d’Issakhar versée dans le calcul du temps. L’ordre suivi est Yéhouda pour Nissan, Issakhar pour Iyar, Z evouloun pour Sivan, Réouven pour Tamouz etc… La lecture de l’offrande des 12 princes correspond aux 12 jours premiers jours du mois de Sivan pour lesquels, on ne dit pas Ta’hanoun (supplications). Rachi donne de nombreuses guématriot au sujet de ces offrandes, en particulier l’écuelle d’argent avait un poids de 130 sicles. Le nombre 130 correspond à l’âge d’Adam Harichon lorsqu’il commença à fonder une descendance pour le maintien du Monde. Après 130 ans de séparation avec ‘Hava, il eut Chet (Chet- שת , 3ème fils fils d’Adam veut dire fondement). Le nombre 130 fait allusion au Sinai, au Don de la Tora et des 620 Mitsvot et fait allusion à l’échelle du rêve de Yaakov qui symbolise la Tefila . Mazal Tov à Dan et Léa Cohen à l’occasion de la Bar Mitsva de leur fils Aaron |