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Dans les toutes dernières semaines, précédant les élections, une lueur d’espoir était née,… mais, rapidement, elle s’éteignait. Nous y reviendrons. Comment le peuple d’Israël allait-il réagir à tant d’incohérence, étalée sur plus de deux ans, de la part de nos politiciens ? La surmonterait-il du fait de l’importance de l’enjeu ou punirait-il ses auteurs ? Le peuple d’Israël a fait son choix : punir les politiciens pour leur attitude indécente au moyen d’abstentions ou de votes à priori absurdes. Expliquons-nous :
- Rappelons le point de départ : Sharon, dont aucun commentateur n’a signalé le rôle par ignorance volontaire ou involontaire, ou par ‘respect’ pour celui qui a été frappé brutalement (mais comment cacher la vérité ?), porte la responsabilité de la situation : il a brouillé les cartes . Violant son contrat avec ses électeurs, il virait d’une politique de droite vers une politique d’extrême gauche en février 2004, pour se libérer des pressions indécentes du système judiciaire et des médias ( voir le livre Boomrang p. 365, 377, pour ceux qui, ayant vécu en Israël, n’auraient pas compris). L’absurde prenait son départ d’autant que certaines personnalités corrompues du Likoud et le système juridique, gauchiste convaincu, prêt à faire plier les lois et la logique suivant ses convictions politiques, ont entériné la trahison de la plate-forme du parti. Les conséquences dramatiques sont connues : démantèlement du Gush Katif et de quatre Yichouvim de Judée-Samarie. - L’absurdité, une fois installée, se développait : Sharon, président du Likoud, fondait, en novembre 2005, un parti concurrent, Kadima, reprochant aux fidèles du Likoud, qu’il n’avait pas réussi à corrompre, d’être des ‘rebelles’… à sa personne. Son programme exigeait la discipline aveugle à ses décisions. Et l’on comprend ainsi le mot de Méïr Chittrit, prononcé très sérieusement : « Maintenant il n’y a plus d’idéologies.» Ce qui est la recette pour avancer dans le noir suivant la fantaisie d’un dictateur, bafouant les règles de la démocratie. - Se sachant bien protégé grâce à son plan de désengagement, Sharon restait à son poste de Premier Ministre, bien que personne n’ait voté pour son parti. Sa position devenait illégitime et quand il devint indisponible, en janvier 2006, son second Ehoud Olmert le remplaçait sans aucun droit logique, mais soutenu par les mêmes qui avaient soutenu Sharon puisqu’il prouvait (pour se faire accepter ou pour se faire pardonner) qu’il se démarquait même de son patron en adoptant des positions encore plus extrémistes comme … Amona. - Binyamine Nétanyahou, nouveau président du Likoud, pouvait rattraper la confiance des fidèles au Likoud qui se sentaient trahis par leur parti. Sa propagande aurait dû comporter des affirmations du genre : « Sharon a trahi le Likoud du jour où il a proclamé sa politique du désengagement. Il a fondé le parti Kadima qui a permis de purifier le Likoud de tous les corrompus ou inconscients qui l’ont suivi. Ceux qui ont voté Likoud en 2003 peuvent à nouveau faire confiance à ce parti qui est redevenu lui-même. Nous proposerons les lois convenables qui empêcherons le viol éhonté de la démocratie. » Au lieu de tenir ce langage, d’une façon incompréhensible touchant à l’absurde, Nétanyahou a éloigné Feiglin de sa liste, jetant un doute sur des intentions anti-religieuses, et mis à part Ouzi Landau, avec ses partisans, les fidèles sûrs du Likoud, renforçant le doute sur ses intentions politiques réelles. Il s’est contenté de plus de défendre faiblement sa politique économique et au lieu de se présenter comme un homme fort, il est apparu peu sûr de lui-même. Donc Nétanyahou a échoué complètement dans sa tactique et n’a pas essayé de ramener les votants du Likoud qui ont découvert de bonnes raisons de le fuire. Il est certain qu’il n’avait plus le moral, attaqué sauvagement de l’extérieur et de l’intérieur de son parti. Comment a réagi le peuple d’Israël ? Peu ont voté : 63.2% contre 68.9% en 2003, prouvant une indifférence grandissante ; en effet que signifie un ‘parti’ sinon une idéologie, exprimée dans sa plate-forme et devant être respectée par ses dirigeants ? Si Sharon a pu ‘retourner sa veste’ sans sanction, pourquoi voter pour un parti ? Le mot ‘parti’ perdait tout son sens. Alors est née un type nouveau de vote avec Sharon et Kadima : on vote pour un homme. Sharon a attiré parce qu’il détruisait ce qu’il avait construit, frappant durement les Juifs religieux et était capable d’entraîner derrière lui (par corruption) de nombreux notables. Quand Sharon a disparu, on a continué à aduler son ombre (comme celle de Rabin), et le respect qu’on lui portait, s’est reportée sur son successeur pourvu qu’il soit brutal et qu’il frappe fort… les Juifs (amoureux de la terre d’Israël !) Olmert, en faisant des déclarations impensables, a déclenché une lueur d’espoir. Les partisans aveugles de Kadima comprendraient-ils ? Il proclamait avec arrogance qu’il serait le prochain Premier Ministre et lançait son plan politique de ‘repliement sur soi-même’, un nouveau désengagement sur une plus grande échelle, visant clairement les frontières de 1967, sans penser que les Palestiniens doivent être punis pour leur guerre terroriste qu’ils mènent depuis 1985. Sait-t-il que les frontières de 1967 étaient en leur possession en 1967 (par définition), qu’ils les ont refusées, qu’ils ont combattu 39 ans pour détruire Israël et que cette folie meurtrière se paye ? Les partisans de Kadima espéraient remporter 40 sièges et ils passaient à 29 sièges (dans une fuite des votants potentiels ressemblant au temps de Mitsna à la tête de l’Avoda en 2003) : ces sièges étaient obtenus sur le compte du Shinouï (15 sièges à 0 !), de Mérétz–Am Ehad (9 à 5) et 10 sièges du Likoud (40 à 12). 18 sièges supplémentaires perdus par le Likoud ont été dispersés entre : - les deux partis de droite Israël Beitnou et Ihoud Leoumi (20 sièges au lieu de 13) par les votants de droite qui condamnaient les démarches du Likoud, - les pensionnaires (7 sièges) par les désespérés ou les dégoûtés des partis qui ont pensé devoir se moquer d’eux et n’ont su s’élever au-dessus des dirigeants, - Shass et Iahadout Hatora qui ont profité de quelques voix et gagné un siège. Bien que Kadima n’ait pas obtenu le succès prévu par les enquêtes d’opinion, voilà un parti, fondé il y a cinq mois, par à un homme qui a été effacé de la scène politique deux mois après, qui devient le plus grand parti d’Israël! Etonnant est le peuple qui a fait de Kadima le plus grand parti alors qu’il est né dans le péché et qu’il avait ébranlé l’unité du peuple juif et sa sécurité, dans un flot de corruption jamais atteint. Où mène l’inconscience sinon à l’absurdité ? Comment un peuple dont l’intelligence est située au-dessus de la moyenne, le prouvant par ses réalisations dans tous les domaines, peut en arriver au summum de l’absurdité dans ce vote du 28-3-2006 ? Tous les chefs de parti, tels qu’ils sont élus et sont portés au pouvoir, ont échoué dans leur tâche pour de nombreuses raisons qui ont été analysées dans le passé et que nous résumons : - Le pouvoir judiciaire, politisé à outrance à gauche, règne en Israël et fait plier les gouvernements de droite, si bien que, contrairement aux exigences de la démocratie, peu importe les élections, la gauche dirige. - La tolérance vis-à-vis des traîtres qui aident et encouragent l’ennemi et la présence de 10 députés arabes anti-israéliens faussent les décisions de la Knesset et de son gouvernement. - Le choix des Premiers Ministres confine à l’absurde : des généraux sans ou avec expérience politique mènent le pays brutalement (Baraq, Sharon… en généraux faisant fi de la démocratie) ou se font mener par des personnalités expérimentées et retors (Rabin); des personnalités sans expérience (Abraham Mitsna, Amir Pérètz) sont propulsés au sommet et peuvent prétendre remplir la fonction de Premier Ministre. - Le changement de parti en pleine session d’une Knesset, pratiqué fréquemment dans des circonstances décisives, est un viol de la volonté des électeurs et donc de la démocratie. - Les élections, à l’américaine, amènent les dirigeants des partis à rechercher les ‘dons’ (Baraq, Sharon…) ; ils violent les lois, ce qui permet au système judiciaire de châtier … suivant ses convictions, prouvant une ‘souplesse’ sélective. - La limitation du nombre des partis à deux amènerait les luttes d’influence au sein des partis et non au niveau de l’état. - L’éducation de la jeunesse, qui plus tard fournira les dirigeants de la nation, doit être reprise à sa base : elle doit être consciente du passé du peuple juif et de ses droits, aimer la terre d’Israël et apprendre la morale de base (droiture, honnêteté,…) Nous avons proposé quelques lois fondamentales sur ces sujets qui permettraient de protéger l’état d’Israël de l’absurdité dans laquelle il vit sur le plan politique depuis de nombreuses années, et qui amèneraient au pouvoir non des personnalités improvisées, mais des spécialistes de la politique qui n’auraient aucune tentation de dévier des prescriptions des lois. Alors le peuple reprendrait confiance en ses dirigeants naturels… et ne voterait pas pour le parti des pensionnaires (ou des chauffeurs de taxi…) qui n’apporteront aucun espoir nouveau au sein de cette 17ème Knesset, vouée à une prompte disparition du fait de sa composition absurde. D avi d Bentata 3-4-2006 |