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La parachat Vayikra ויקרא est la paracha que les enfants commencent à étudier en entrant au ‘Héder à l’âge de 5 ans, comme il est dit à la Michna 22 du chapitre 5 de Pirkei Avot : « A 5 ans leMikra בן חמש למקרא », à 5 ans débute l’apprentissage de la lecture et de l’étude de la Tora . Cette paracha qui semble difficile, donne la description de tous les Korbanot-sacrifices qui étaient offerts sur le Mizbéa‘h-l’Autel. En ce qui concerne l’Holocauste qui était entièrement brûlé, on offrait selon ses moyens : s’il s’agissait de gros bétail, on offrait un taureau ; si c’était du petit bétail, on offrait soit un agneau soit un chevreau mâle; si c’était un oiseau, on offrait une tourterelle (Tor) ou une jeune colombe (Yona). Le plus pauvre des pauvres et donc le plus humble offrait une oblation végétale d’1/10 de l’Epha ou Omer correspondant à 43,2 œufs. Il y avait 5 manières de l’offrir : 1) Une oblation de semoule (solet) présentée avec de l’huile d’olive et de l’encens; le Cohen prélevait une poignée de farine appelée קומץ , mélangée à l’huile et la faisait fumer sur l’autel accompagnée de sel, l’encens était brûlé en même temps. Le reste de la farine était pour le Cohen et ses fils. 2) et 3) Une oblation de pâte cuite au four : soit en gâteaux (‘Halot Matsot) soit en galettes (Rékikéi Matsot). Toutes les oblations cuites avant le prélevement de la poignée et dont la poignée n’est prise qu’après la division en morceaux, sont offertes en 10 gâteaux ou 10 galettes. 4) Une oblation cuite à la poële (récipient plat) ; on obtenait à la cuisson une oblation dure. Rachi 5) Une oblation cuite au poëlon (récipient creux) ; on obtenait à la cuisson une oblation molle. Rachi La description des sacrifices se poursuit ensuite par ceux des Chlamim, des ‘Hatat, des Acham. etc
Le mois de Nissan Roch ‘Hodesh Nissan tombe dans la parachat Vayikra; Vayikra débute par l’appel qu’Hachem à fait à Moché, Rachi explique que toutes les paroles (dures- Dibour), les paroles (douces- Amira) et les ordres qu’Hachem lui a transmis, furent précédés d’un appel exprimant l’affection. Le mois de Nissan se caractérise par la parole puisqu’à Pessa’h, la Mitsva est de raconter la sortie d’Egypte.Pessa’h peut se lire « la bouche qui parle » פסח = פה סח . La parole est possible grâce aux 5 organes de la parole : les lèvres, les dents, le palais, la langue, les joues. La lettre ה est celle qui domine le mois de Nissan, sa guématria est 5 en relation avec les 5 organes de la parole. La parole est créatrice mais elle peut être aussi destructrice, comme il est dit au Pirkei Avot 5. 1 : « Par 10 paroles le monde fut crée, bien qu’il puisse être crée par un mot, ceci pour punir les méchants qui détruisent le monde crée par 10 paroles et pour récompenser les justes qui maintiennent le monde crée par les 10 paroles ». Il faut donc faire attention à ce que l’on dit. De plus, il vaut mieux parler peu et faire beaucoup que de parler beaucoup et ne pas faire ce que l’on a promis. Vayikra est écrit avec un petit Alef, qui fait allusion à l’humilité en relation avec Pessa’h qui se marque par la Mitsva de manger de la Matsa , faite uniquement d’eau et de Kéma’h -farine קמח = פסח = 148 . Dans le Pirkei Avot 3. 17, il est dit : « S’il n’y a pas de farine, il n’y a pas de Tora ; s’il n’y a pas de Tora, il n’y a pas de farine » La fabrication de la Matsa est particulière puisque la pâte ne doit pas lever, ce qui nécessite une surveillance du grain à partir de la moisson (pour qu’il ne soit pas au contact d’eau, pluie ou rosée) jusqu’à l’enfournement de la pâte, on appelle cela une Matsa Chmoura- gardée. La Matsa est appelée Matsa chel Mitsva מצה של מצוה , chaque étape de sa fabrication nécessite d’être faite Lichma (pour le Nom Divin), on dira : « Lechem Matsat Mitsva ». Pour éviter que la Matsa ne lève, il faut la fabriquer en moins de 18 minutes. L’Admour Hazaken disait que la Matsa est un aliment de la Foi , le premier soir de Pessa’h; un aliment de guérison la seconde nuit. Lorsque la guérison amène à la Foi , lorsque l’on remercie le Créateur d’être guéri, on a néanmoins été malade. Par contre lorsque la Foi conduit à la guérison, on n’a pas, à priori, été malade. 5 graminées sont utilisées pour faire de la farine de Matsa, ce sont: le blé -‘Hita, l’orge - Séor, l’épeautre - Cousmine, l’avoine - Chibolet Choual, le seigle - Chifone. (Masséret Pessa’him) On apprend dans le Choukhan Aroukh, Yoré Déa, que lorsque l’on mélange les 5 sortes de farine pour en faire une pâte, on prélève la ‘Hala à partir d’un volume de 43 œufs et 1/ 5. (43 correspond à la guématria du mot ‘Hala חלה et à « c’est la fête du printemps זה חג האביב ») - Si l’on prépare des pâtes, chacune constituée par une espèce de farine, si ces pâtes n’ont pas le volume requis pour prélever la ‘Hala, on pourra associer les pâtes selon le Schéma suivant pour obtenir le volume nécessaire: 1 ) Le blé-‘Hita ne s’associe qu’avec l’épeautre-Cousmine ou Coussemet. 2) L’épeautre s’associe avec tous. 3) L’orge s’associe à tous sauf au blé. 4) Le seigle s’associe avec l’orge et l’épeautre mais pas avec le blé et l’avoine. 5) L’avoine s’associe avec l’orge et l’épeautre mais pas avec le blé et le seigle. D’après le Rambam l’épeautre, l’avoine et le seigle s’associent. Ces 5 espèces sont en relation avec 5 Sefirot : Gauche Gvoura - l’orge שעור le blé חטה - ‘Hessed Droite
Tiféret - l’épeautre כסמין Hod - le seigle שיפון - - - - - - - - - - l’avoine שבלת שועל - Netsa’h En Egypte le blé et l’épeautre ne furent pas atteints par la grêle, par miracle (Vaera 9. 32). Ils représentent les niveaux de grande Bonté. - Quand les pâtes ont le volume requis pour le prélèvement de la ‘Hala, on peut associer : l’orge et l’avoine; l’épeautre et le seigle; le blé ne s’associe pas. Comme il faut que la pâte ait un certain volume pour prélever la ‘Hala et qu’il n’est pas atteint lors de la fabrication des Matsot, on a l’habitude de prélever la ‘Hala des Matsot mêmes. On réunit toutes les Matsot dans un récipient que l’on recouvre d’une nappe puis on prélève 1 Matsa sur 24 s’il s’agit d’un particulier et 1 sur 48 s’il s’agit d’un boulanger. Puis l’on fait la bénédiction « Lehafriche ‘Hala ». Important : à Pessa’h, dans la Amida , nous disons Morid Hatal et l’on change Barekh Alenou: « Bénis Hachem notre D. cette année et toutes sortes de récolte pour le bien et donne la bénédiction sur la surface de la terre ברך עלינו י-י אל-קנו את השנה הזאת ואת כל מיני תבואתה לטובה ותן ברכה על פני האדמה »; le mot Kol-tout symbolise la sphère de Yessod et Tevouata- la récolte désigne la sphère de Malkhout. Le nombre 5 se retrouve dans la Agada qui rapporte que 5 Rébbeïm se trouvant à Bnei Brak, ont raconté pendant toute la nuit, la sortie d’Egypte, il s’agit de : Rabbi Eliézer, Rabbi Yéhochoua, Rabbi Eléazar ben Azaria, Rabbi Akiva et Rabbi Tarfon. Il y a 5 expressions de Guéoula en relation avec les 5 verres de vin que nous prenons le soir du Séder : Je vous sortirai du fardeau de l’Egypte; Je vous sauverai de leur servitude; Je vous prendrai comme peuple; Je vous délivrerai d’un bras étendu; Je vous amenerai dans le pays que J’ai promis (Vaera 6). Nous ne buvons pas le 5ème verre, réservé au moment où Eliahou viendra nous annoncer la Guéoula Finale. 4 enfants participent au Séder : le ‘Hakham (le sage), le Racha (le méchant), le Tam (simple), et celui qui ne sait pas questionner; le Rabbi de Loubavitch met l’accent sur le 5ème enfant qui ne se trouve pas encore là au Séder et qu’il est de notre devoir de le ramener à la Techouva avec Ahava- Amour. Dans certaines communautés, à Pessa’h, on lit le Chant des Chants- Chir Ha Chirim, l’une des 5 Méguilot.
Le Rabbi de Loubavitch rapporte dans son Hayom Yom : Lorsque l’on cuisait les Matsot Chmourot, la veille de Pessa’h, dans l’après-midi, le Rabbi Rachab était présent. Il disait également le Halel entier et s’interrompait même au milieu d’un paragraphe pour indiquer comment pétrir, comment cuire, etc … Quand dit-on le Halel ? Et quelle est la raison pour laquelle on récite le Halel à moitié Roch ‘Hodesh ? Le Chabat appelé Saint, est considéré comme le père- Aba (nommé aussi Atsilout- ‘Hokhma) qui est entièrement Miséricordieux ; de lui ne sortent pas les Dinim-Sévérités, c’est pourquoi le Chabat, on n’a pas besoin de dire le Halel, ni les 13 Attributs de Miséricorde qui permettent d’adoucir les Dinim, car le Chabat, il n’y a pas de Dinim. Par contre Yom Tov est considéré comme la mère- Ima (Bria –Bina) ayant 6 extrêmités, c’est à son niveau que l’on trouve la racine des Sévérités, aussi dit-on le Halel complet pour adoucir les Dinim. Ima avec ses 6 extrêmités est appelée Sag- סג dont la guématria 63 est égale à celle de יום טוב Yom Tov . Seule sa partie basse appelée Malkhout de Ima est en relation avec le travail; c’est pourquoi pendant Yom Tov, il est interdit de travailler. (Bien que Roch ‘Hodesh, on puisse travailler, ce jour reprendra Léatid Lavo son niveau de Yom Tov) Pendant Roch ‘Hodesh, un supplément de lumière éclaire Nokva-Malkhout. Cette lumière vient seulement de Malkhout de Bina, c’est pourquoi, on dit le Halel pour adoucir les Dinim. Le Halel dont la guématria est celle de Ad-nai (65) représente la sphère de Malkhout; il a le pouvoir d’adoucir les sévérités comme les 13 Attributs de Miséricorde. On récite le Halel à moitié (‘hatsi Halel), on saute les paragraphes centraux, ce saut est appelé Diloug car la réparation en ce qui concerne la diminution de la lune n’est qu’à son début. Roch ‘Hodesh nous sommes comme des Baalei Techouva qui se comportent avec empressement et en sautant les étapes afin de rattraper la sainteté que nous avons perdu en fautant. Il ne faut pas desespérer mais au contraire, il faut être obstiné pour accomplir cette réparation et arriver à la sainteté. Mais le principal de la réparation se fait le Yom Tov pendant lequel le Halel en entier est récité. De même, Hachem a sauté au-dessus de nos maisons, en voyant le sang du sacrifice Pascal et du sang de la Mila , sur les montants et le linteau de la porte, formant la lettre ה , lettre du mois de Nissan. Gauche Bria - Bina – Ima Partie haute Yom Tov - - - - - - - - Atsilout – ‘Hokhma - Aba Droite Partie basse appelée Tevouna Malkhout de Bina Gvoura ‘Hessed les 6 fils- Midot naissant de Bina Tiféret Hod Netsa’h Yessod Nokva- Malkhout – la fille - Roch ‘Hodesh (Pé- la Bouche ) Le Halel est en relation avec notre Matriarche Léa dont les lettres sont les initiales de la bénédiction du Halel : «Béni sois-Tu Hachem Nôtre D., Roi de l’univers qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné de lire le Halel ל קרוא את ההלל ». On remarquera qu’en AlBam, le א se transforme en ל ; on a donc הלל = לאה Le Halel הלל transforme la Klipa (les forces extérieures) qui d’un certain sens est un hurlement יללה . Les jours de ‘Hol Hamoed Pessa’h et le dernier jour, on récite le demi Halel. Il semble que le 7ème jour, on ne dise pas le Halel en entier car ce jour marque la destruction de l’armée egyptienne, et l’on ne se réjouit pas de la mort de son ennemi. Par contre, on récite le Halel en entier à la fin de la Agada. Pour les 7 jours de Soucot, on dira chaque jour le Halel en entier car chaque jour, on reçoit un nouvel invité; la joie (en relation avec Bina) éprouvée est différente chaque jour; de plus la Souca représente les Makifim de Ima. On dit le Halel en entier à Chemini Atséret et à Chavouot. Pendant les 8 jours de ‘Hanouca, chaque jour, on dit le Halel en entier, le miracle ayant eu lieu en Israël. On ne lit pas le Halel à Pourim, une raison est que le miracle eut lieu en dehors d’Israël. Mais il semble que la Méguila joue le rôle de Halel. En conclusion : En Israël, on récitera le Halel 18 fois. En dehors d’Israël, on recitera le Halel 21 fois, car Chavouot comprend 2 jours; il faut ajouter le 2ème jour de Pessa’h qui est aussi un Yom Tov et ajouter un jour pour Sim’ha Tora. Il y a 3 choses importantes pour l’homme : sa nourriture, son vêtement et sa maison qui sont en relation avec la Tora La nourriture est comparée à la Tora qui fait corps avec celui qui l’étudie, comme il est dit : « Et ta Tora est dans tes intestins ». Cette étude est celle de la Guémara qui permet de comprendre la Tora Ecrite. Le principal de l’étude est de comprendre le sens des Halakhot et de comprendre « une chose à l’intérieur d’une autre chose ». Les vêtements sont comparés aux Mitsvot que l’homme accomplit. Les Mitsvot sont faites avec des objets matériels, qui sont extérieurs à l’homme, c’est pourquoi, les Mitsvot sont considérées comme des vêtements. La maison dont le prix est très cher, représente la Tora Orale donnée par les Rabbanim, comme une barrière protectrice, d’où leur importance. Cette barrière correspond aux 7 Mitsvot De Rabbanan qui sont : réciter le Halel, allumer les Nérot de ‘Hanouca, Pourim, allumer les Nérot de Chabat, faire la Brakha avant de manger un aliment et faire 100 Brakhot par jour, Nétilat Yadaïm et le Erouv, (ces 2 dernières ont été instituées par le roi Chlomo). Dans la première Michna de Pirkei Avot, la Grande Assemblée a demandé 3 choses, la 3ème est : « et faites une barrière- Siag à la Tora ».
Vers l’âge de 10 mois, le fils de la famille G de Goush Katif présenta une diminution du développement staturo-pondéral (les courbes du poids et de la taille montraient une cassure), après avoir fait quelques examens et en particulier des biopsies de l’intestin le diagnostic tomba, leur fils avait une maladie coeliaque, il était allergique au gluten que l’on trouve dans les céréales et en particulier dans la farine de blé. On fit le même examen sur son frère qui était plus âgé d’un an et l’on trouva la même maladie. Un régime sans gluten fut donc établi sans pain etc…et sans Matsa à Pessa’h. Les années passèrent. 7 ans plus tard, le couple G se trouvait de passage à Re’hovot et ils y rencontrèrent le Chalia’h, le Rav Golgokhovsky. Celui-ci en entendant leur histoire, leur donna aussitôt de la Matsa du Rabbi qu’il distribuait pour Pessa’h; il mentionna que le Rabbi disait : « Il est impossible qu’une maladie empêche une Mitsva ». Les G prirent le morceau de Matsa qu’ils partagèrent et en donnèrent à manger à leurs 2 fils. Les enfants ne présentèrent aucun trouble durant Pessa’h. Puis, ils allèrent en consultation à l’hopital; les biopsies effectuées sur l’intestin de leurs enfants, montrèrent qu’il n’y avait plus de trace de la maladie. La famille G qui habitait le Gouch Katif, eut ces 10 dernières années un ‘Hassid ‘Habad comme médecin et quand ils venaient le consulter, ils déclaraient en souriant : « Dommage que nous n’ayons pas encore des petits morceaux de la Matsa du Rabbi ! ». Car comme on le sait, la Matsa est l’aliment de la Foi et de la guérison ! |