Chute de la Palestine Imprimer E-mail
Ecrit par Albert Soued(Resume   

PSYCHANALYSE D'UNE PALESTINE EN CHUTE LIBRE

Symposium réalisé par www.FrontPageMagazine.com et animé par Jamie Glazov , réunissant Kenneth Levin , professeur de psychiatrie à la Harvard Medical school , David Keyes , assistant d'un ex-ambassadeur d'Israël à l'Onu et journaliste au Jerusalem Center of Public affaires et David Gutmann , professeur Emeritus de psychologie à la Northwestern University de Chicago, le 17 mars 2006

Résumé et conclusions en français par Albert Soued , www.chez.com/soued/conf.htm

Pour le site www.nuitdorient.com - 21 mars 2006

Les 2 questions posées par l'animateur sont: Pourquoi les Palestiniens ont utilisé une ouverture démocratique pour élire un gouvernement islamo-fasciste et pourquoi la gauche israélienne profite de l'occasion pour considérer le Hamas, voué à l'extermination des Juifs, comme une force de justice sociale ?

Depuis 1947, dans les choix successifs qu'ils ont faits, les Palestiniens ont toujours cru qu'ils allaient gagner et les raisons d'aller en guerre n'avaient rien d' auto-destructif , mais résultait d'une détermination à tuer le maximum de Juifs. À chaque fois, ils ont péché par un mauvais calcul ou par optimisme exagéré. Avec le choix du Hamas, nous sommes dans le même processus d'une illusion paranoïaque qui est entretenue par les maîtres, les sheikhs , les médias et les dirigeants. Les Palestiniens rêvent d'en découdre avec des voisins "infidèles non musulmans, lâches et efféminés".

Il appartient aux Israéliens de s'en rendre compte et de les en dissuader périodiquement par une action punitive d'envergure et surtout en ne montrant, à aucun moment, une attitude de faiblesse (concession territoriale, transfert de fonds, acceptation de travailleurs, acceptation de construction illicite etc ….). Le coma de Sharon a été décisif dans le choix du Hamas par les Palestiniens, car Sharon était un personnage craint et sa disparition de la scène politique a donné de nouvelles ailes au rêve Palestinien d'expédier les Israéliens dans la mer Méditerranée. Et le Hamas semblait le plus décidé et le plus apte à assouvir ce rêve.

De même, une société aveuglée par les moteurs culturels de la "honte subie" et de "l'honneur à défendre" est à la fois dangereuse pour elle-même et pour les autres. Cette société frustrée rumine son humiliation et nourrit une psychose, pouvant aller jusqu'au syndrome génocidaire.

D'un autre côté les " peacenik " israéliens subissent la culture de la culpabilité, se sentent coupables d'avoir infligé la défaite et la honte à leurs voisins et ils cherchent à se rédimer. Dans ce syndrome, certains vont jusqu'à agir contre leur nation, leur famille et leurs propres intérêts.

Certains disent qu'on n'aurait pas dû laisser un groupe terroriste se présenter à des élections démocratiques, car ceci est antinomique au sens véritable de la démocratie. Or le choix se situait entre deux groupes terroristes, l'un avoué le Hamas, l'autre voilé le Fatah. Pour les Palestiniens, le Hamas, qui a tué plus de 600 Israéliens pendant l' intifada , est l'image du héros islamique libérateur. Il a été élu parce que les Palestiniens sont d'accord avec ses objectifs: destruction d'Israël, lutte contre la corruption, installation d'une société régie par la loi islamique.

Le choix palestinien a été guidé par le fait qu'à ses yeux le Hamas représente mieux le combat contre l'occupant, du fait même qu'il est encore plus violent que le Fatah et qu'il glorifie encore plus le "martyr", le suicide. Rappelons que le Fatah au pouvoir cherchait à montrer vis à vis de l'extérieur un visage plus conciliant ou plus modéré; d'où une attitude globalement moins ouvertement engagée dans la violence.

Le problème aujourd'hui est que certains Israéliens ne veulent pas voir la réalité de la situation qui empire et se voilent la face, par lassitude ou par manque d'espoir. Il est étonnant de comparer les propos du futur 1er ministre d'un pays en guerre avec ceux d'un Churchill pendant la dernière guerre mondiale.

Winston Churchill, 4 juin 1940, discours devant le Parlement britannique:

"Nous ne faiblirons pas et ne faillirons pas. Nous irons jusqu’au bout. Nous combattrons en France et sur les mers et sur les océans ; nous combattrons avec une confiance accrue et une force croissante dans les airs. Nous défendrons notre île quoiqu’il en coûte; nous combattrons sur les plages, sur les terrains d’atterrissage, dans les campagnes, dans les rues et sur les collines. Nous ne nous rendrons jamais et même si, ce que je ne crois pas pour le moment, cette île ou un grande partie de celle-ci était soumise et affamée, alors notre empire d’outre-mer, armé et protégé par la flotte britannique, mènera le combat jusqu’à ce que dans le temps voulu par D., le nouveau Monde avec toute son pouvoir et sa puissance, se mette en route pour la libération et le secours de l’Ancien Monde".

Ehoud Olmert , 9 juin 2005, discours devant le Forum Politique d’Israël à New York: "Nous sommes fatigués de nous battre, nous sommes fatigues d’être courageux, nous sommes fatigués de gagner, nous sommes fatigués de vaincre nos ennemis, nous voulons être capables de vivre dans un environnement de relations totalement différent avec nos ennemis"

Levin dans son livre "le Syndrome d'Oslo, illusions d'un peuple assiégé" explique bien

pourquoi certains Israéliens, assiégés par les arabes depuis bientôt 60 ans, finissent par adopter le point de vue de l'assiégeant. Le conflit du Moyen Orient est spécifiquement un conflit entre des résistances de volontés. Et la plus grande menace pour Israël n'est pas celle des armes ou des armées ennemies, mais celle de la capacité du citoyen à résister au siège, à l'assaut de la propagande ennemie et à son boycott moral.

On dit que la colombe présente docilement son cou à l'abattoir, sans se révolter par atavisme ou par passivité narcissique. Il n'y a pas place en Israël pour un comportement suicidaire d'une "colombe" qui se sent coupable des maux subis par les Palestiniens, qu'ils se sont infligés à eux-mêmes directement ou par le biais de chefs qu'ils ont choisis.

Les Palestiniens sont des gens adultes responsables de leurs actes et pour lesquels il n'y a aucune excuse à trouver. Ils se sont engagés délibérément dans la voie de la guerre et ils méritent d'en subir les conséquences s'ils persistent.

Et vu la situation psychique de l'adversaire, il ne reste pas de place ni à l'apaisement ni aux concessions.

< Préc.   Suiv. >
 
Info Hebdo
Idéologie
Qui Sommes Nous ?
Informations
Adresses de Manhigut
La Sidra du Gush
Halah'ot
Info Hebdo



Watch the Manhigut video here

Listen to the show
Back to top
© 2004 Manhigut Yehudit. All rights reserved. Terms of Use. Site Credits.