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Paracha Zakhor Le Choul’han Aroukh nous enseigne que la lecture des Parachiot Zakhor et Para sont d’ordre Toranique. C’est pour cela que les habitants des petits villages n’ayant pas de Minyan sont obligés de se déplacer dans des communautés ayant un Minyan ces Chabbatot afin de s’acquitter de la lecture d’ordre Toranique de ces parachiot. C’est pour cela que l’on constate un zèle particulier, chez les juifs, pour venir à la Synagogue le Chabbat Zakhor, pour écouter Zakhor et le Chabbat Para pour écouter Para. Nous déduisons des paroles des Sages, que l’essentiel de la Mitsva positive de la Tora est accomplie les Chabbatot Zakhor et Para (c’est pour cela qu’il est plus important d’écouter la lecture de la Paracha Zakhor en présence d’un Minyan que la lecture de la Méguila en son temps) !
Tout ceci réclame des précisions. En effet, la lecture de la Paracha Zakhor le Chabbat Zakhor, est une décision des Sages. Cette décision n’est pas une condition nécessaire à l’accomplissement de la Mitsva de se souvenir d’Amalek telle que la Tora nous l’ordonne. Le Maguen Avraham s’interroge : « D’où voit-on dans la Tora la mention qu’il faille justement lire ce texte ce Chabbat-là ? Il s’agit d’une décision des Sages de la lire ce Chabbat car les fidèles sont nombreux dans la Synagogue et que l’on est proche de Pourim, ce qui permet de relier l’action d’Amalek à celle d’Aman. C’est pour cela que l’on s’acquitte de la Mitsva de se souvenir d’Amalek par la lecture de la Paracha « Vayavo Amalek » lue le jour de Pourim. Il en est de même pour la Paracha de Para qui est lue le Chabbat Para, il s’agit d’une décision des Sages afin de « préparer tout le peuple à être pur pour accomplir le sacrifice de Pessa’h en état de pureté ». Même d’après ceux qui considèrent que la Tora exige que cette lecture s’accomplisse dans un Sefer Tora en présence de 10 hommes, il est sûr que le moment choisi pour cette lecture (à proximité de la fête de Pourim) n’est évidemment pas d’ordre Toranique. En effet, on lit ce texte également en présence de 10 hommes et dans un Séfer Tora durant la Paracha de Ki Tétsé ; par ailleurs, certains ont l’habitude de la lire tous les jours dans les « six souvenirs » שש זכירות à la synagogue. En plus de cela, il faut savoir que la lecture avec Minyan dans un Séfer Tora n’est pas une condition nécessaire et un élément de l’essentiel de la Mitsva de se souvenir de ce qu’a fait Amalek (bien que l’accomplissement de cette Mitsva en présence d’un Minyan lui confère une force particulière). On pourrait penser que la Tora demande que ces conditions optimales soient présentes, comme le fait de dire la Kedousha ou la Tefila en Minyan, car il est écrit : « Et je serai sanctifié au milieu des Bené Israël » et que toutes les actions saintes ne peuvent être accomplies qu’en présence d’un Minyan. Malgré tout, ces conditions optimales ne rajoutent rien à la Mitsva en elle-même : il est possible d’accomplir la Mitsva de se souvenir d’Amalek même sans Minyan ou Séfer Tora. Il est aussi possible d’éclaircir l’opinion des A’haronim qui distinguent la Mitsva de la lecture de la parachat Zakhor de la Mitsva de lire cette paracha en public, car la Mitsva de se souvenir concerne chacun en particulier; si l’on ne possède pas de Séfer Tora, on la lira alors dans un ‘Houmash. Par contre, l’obligation de la lecture de la Tora incombe à un Tsibour. Il n’est pas besoin par contre d’expliquer l’opinion des décisionnaires qui pensent que la lecture en présence de 10 hommes et dans un Séfer Tora n’est que d’ordre rabbinique. D’après tout ceci, nous déduisons qu’il est possible d’accomplir la Mitsva de se souvenir d’Amalek par la lecture ou la récitation de ce texte n’importe quel jour de l’année ! En particulier, lorsqu’on lit cette paracha en public avec tous les détails, le Chabbat Ki Tétsé. On la récite également tous les jours dans les « six souvenirs », c’est ainsi que l’on retrouve ces « six souvenirs » dans plusieurs Sidourim, dont celui de l’Admour Hazaken. On peut aussi se référer au Chla qui déclare : « C’est une grande Mitsva de dire tous les jours ce texte et d’accomplir ainsi la Mitsva de se souvenir d’Amalek ». Il est possible de dire que l’on accomplit ainsi la Mitsva positive de se souvenir d’Amalek (même d’après l’opinion de ceux qui considèrent que l’obligation est de se souvenir d’Amalek une seule fois dans l’année; à plus forte raison, il en sera ainsi pour ceux qui pensent que l’obligation d’avoir en permanence à l’esprit le souvenir d’Amalek). Il n’y a pas de condition particulière pour l’accomplissement de cette Mitsva : ni une période particulière dans l’année, ni un Minyan. Il y a ainsi des Mitsvot que l’on est tenu d’accomplir obligatoirement une fois par jour ou par an. Mais il est possible aussi de les accomplir plus que cela : la Mitsva des Téfilin doit être accomplie une fois par jour, malgré cela, il est possible de l’accomplir à chaque instant (surtout pour les Téfilin de la tête) tant que les Téfilin sont portés sur la tête, bien que l’on ne fasse pas d’action particulière. Il en est de même chaque fois que l’on récite une nouvelle fois la Paracha d’Amalek tous les jours ! Certains expliquent que l’essentiel de la Mitsva de la Tora est la lecture publique car le souvenir de l’action d’Amalek va nous amener à l’effacer et à lui faire la guerre; or cette guerre est une Mitsva qui incombe au Tsibour et non pas à un particulier. Plus que cela, d’après ceux qui pensent que même la guerre est une affaire concernant un simple particulier, de nos jours, il n’est possible que de se souvenir d’Amalek, et de revenir vers D. grâce à ce souvenir. Tout ceci concerne donc chacun en particulier. Paracha Téstavé Au sujet de la description de l’Ephod (l’un des 8 habits du Cohen Gadol), Rachi s’exprime de façon étrange : « Je n’ai pas entendu et n’ai pas trouvé dans la Béraïta des explications sur sa forme ; mais mon cœur m’inspire qu’il s’attachait dans le dos…Et qu’il ressemblait aux tabliers que portent les princesses lorsqu’elles vont à cheval ». Comment Rachi peut-il dire « mon cœur m’inspire alors qu’il amène des preuves d’autres psoukim…comment peut-il faire la comparaison avec les tabliers des princesses à cheval ? On raconte qu’une fois Rachi vit une princesse chevauchant un cheval ; il en conçut du regret (car cela était impudique), comment avait-on pu lui infliger du Ciel la vision d’un tel spectacle ? Puis il se calma, car il en déduisit la forme de l’Ephod ! Ceci est conforme à l’enseignement du Baal Chem Tov : tout ce qu’un Juif voit ou entend doit l’inspirer pour le Service de Son Créateur ! C’est pour cela Rachi a dit : mon cœur m’inspire ». La transformation de l’obscurité en lumière vient du cœur, du niveau de Yé’hida de l’âme. A ce niveau spirituel, il n’y a aucun voilement, Yé’hida a la force de transformer l’obscurité en lumière ! |