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David Bentata a raison d’invoquer les problèmes juridiques auxquels Ariel Sharon a voulu se soustraire en expulsant les Juifs du Goush Katif et en se soumettant ainsi aux diktats de la nomenclatura de gauche et d’extrême gauche qui domine la vie politique, juridique et médiatique d’Israël. Les commentaires d’Alain Finkielkraut sur le film « Munich » de Spielberg ouvrent de nouvelles perspectives qui se mêlent à celles de David Bentata. Alain Finkielkraut a été à proprement parler écoeuré par ce film polémique : Les terroristes palestiniens coupables de l’assassinat de 11 athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich sont identifiables et décrits en termes de grande humanité. Les agents du Mossad qui s’expriment en anglais (et non pas en hébreu alors qu’il aurait été très facile de sous-titrer) restent des inconnus médiocres animés d’instincts vils. Et à la fin du film le héros choisit non pas de retourner à Jérusalem mais de s’installer à Brooklyn ! Spielberg rompt ainsi, pour Alain Finkielkraut, « le fil ténu qui reliait encore Sharon à Woodie Allen », les Israéliens aux Juifs américains. Mais l’essentiel pour nous est certainement qu’Eyal Arad, le conseiller de Spielberg pour la réalisation de ce film anti-israélien soit le sinistre individu qui a conseillé Sharon pour l’opération de déracinement des Juifs du Goush Katif !
Après la victoire de Netanyahou en 1996, Peres s’était exclamé : « Les Israéliens ont perdu, les Juifs gagné ». Aujourd’hui avec Barak, Spielberg et Sharon, les Israéliens « new-look » l’emportent et font la peau aux Juifs ! Vendus pour la plupart à l’étranger, les chefs des grands partis politiques israéliens désespèrent les Juifs. Il s'agit, comme l’écrit Raphaël DRAY, d'un problème d'éthique de la société israélienne qui a perdu ses idéaux juifs et dont les dirigeants politiques se comportent en occidentaux frileux et imbus de leur personne. Seules des élections majoritaires uninominales par circonscriptions pourront sauver le pays. Car aucune puissance étrangère ne pourra acheter 61 députés pour décider de la politique d’Israël. Mais encore faudrait-il une décision de la Knesset pour remettre en cause le mode de scrutin et de gouvernement en Israël. Or vous savez que les MK (Members of the Knesset) sont attachés à leurs sièges et à leurs mandats et sont prêts à tout pour les conserver : Souvenez-vous que lors des dernières élections à la Knesset, 81 députés avaient été élus sur des listes, tous partis confondus, opposées au retrait unilatéral du Goush Katif prôné par Mitzna et le parti Travailliste. Mais Sharon avait fini par trouver une majorité de députés pour mettre en œuvre cette « débâcle de Juifs » pour complaire à l’extrême gauche « israélienne » ! Ah corruption quand tu nous tiens ! Seule la séparation entre le pouvoir politique et le pouvoir législatif sauvera donc le pays. Comme aux Etats-Unis, en Israël les députés ne devront pas être autorisés à participer au gouvernement. Les chefs des partis perdront ainsi leur pouvoir absolu de désigner, promouvoir ou démettre les ministres selon leur humeur. Aujourd’hui, Israël vit un cauchemar : Car qui peut penser raisonnablement que des députés de la Knesset se feront hara-kiri pour changer un mode de scrutin qui leur offre sécurité et pouvoir. Guid’on KATZAV |