Il est intéressant de constater, bien que ce ne soit pas surprenant, que le fait de faire du Likoud l’ombre de Kadimah, l’entraîne inévitablement dans les rangs de l’opposition. Malgré cela Netanyahu préfère, selon ses propres termes, « marcher sur les traces de Sharon ». Cependant il lui reste encore une option totalement différente dont il peut se servir pour révolutionner la scène politique, ramener le Likoud et lui-même au pouvoir et sauver Israël du processus de destruction vers lequel il se dirige.
L'autre option
Un nombre considérable d’électeurs appartenant à la Droite Idéologique n’ont pas l’intention de se rendre aux urnes lors des prochaines élections. Le pogrom dans le Goush Katif et dans le nord de la Samarie leur a permis de se rendre compte qu’il n’y a pas de véritable démocratie en Israël. Ils sont fatigués de jouer le jeu d’une soi-disant démocratie israélienne
et sont incapables de constituer une opposition digne de ce nom et qui puisse empêcher les prochains programmes d’expulsions prévus par le gouvernement. Plus personne ne prête l’oreille aux propos du pauvre perdant.
Sans nouvel espoir émanant des habitants des implantations, la majorité des israéliens se trouve inévitablement entraînée vers le gouffre qui apparaît au centre de la scène politique.
Quatre vingt pour cent d’entre eux se définissent d’abord comme juifs et ensuite comme israéliens, ressentent une attirance naturelle pour les habitants des implantations mais ne les considèrent plus comme les représentants d’une option réaliste pour Israël.
D’énormes énergies ont été englouties par la vague du désespoir. D’un seul mouvement Netanyahu peut rassembler toutes ces forces et les mener vers la victoire. En créant un camp national il pourrait s’adresser à tous les partis défendant les intérêts du judaïsme et créer « un camp d’union nationale juive » qui comprendrait tous les courants allant de Shas au parti national religieux avec le Likoud au centre. Ce parti pourrait le mener à la victoire de la même façon que cela se produisit après l’assassinat d’Itshaac Rabin.
Beaucoup de gens rêvent d’une telle union. C’est la seule solution politique viable à l’heure actuelle qui réunirait ceux qui se définissent d’abord comme juifs et ceux qui se définissent d’abord comme israéliens. Les premiers sont les plus nombreux.
Netanyahu veut-il vraiment revenir au pouvoir ?
Ne comprend-il pas la réalité politique ? Il la comprend parfaitement. Son propre conseiller Arthur Finkelstein a fait la distinction entre les juifs et les israéliens. Netanyahu est parfaitement conscient des courants profonds de la société israélienne. Alors pourquoi ne saisit-il pas l’occasion de transformer la scène politique ?
Dans les faits il n’est pas possible d’envisager sérieusement une union nationale sans le Likoud au centre.
Il semblerait que Netanyahu ne soit pas encore prêt psychologiquement à faire cela. Il n’est pas capable de porter le flambeau de l’identité juive. Au lieu de cela il se tourne directement vers le centre qui rejetera le Likoud dans les rangs de l’opposition. Il est évident qu’il veut revenir au pouvoir et il est peu probable qu’il y ait en Israël un dirigeant aussi doué et talentueux que lui qui puisse revêtir cette fonction.
Mais Netanyahu sait comment jouer la carte israélienne et non la carte juive. Il entraîne le Likoud vers Kadimah en faisant des déclarations semblables à celles d’Olmert et mène le Likoud à sa perte.
Où cela nous mène -t-il ?
Nous pouvons nous demander ce qu’il restera du Likoud après son très probable effondrement. S’il était possible de créer un nouveau mouvement pour la majorité juive avec les forces politiques actuelles nous pourrions envisager cette option. Mais cela semble impossible. Même le Parti National Religieux et l’Union Nationale n’ont pas été capables d’atténuer leurs dissensions et de s’unir. Pour relever ce défi il faudrait un axe central assez fort pour réunir tous les courants et les convaincre qu’en restant seuls ils ne pourront obtenir un nombre suffisant de voix pour être représentés à la Knesset. Seul le Likoud peut relever ce défi.
Nous pourrions évidemment profiter du dégoût du public pour les vieux partis de droite et récupérer quelques députés à Manhigut avec un nouveau parti de droite. Cela serait un bon raccourci – vers nulle part -. Ce n’est pas un député ou deux à droite de plus à la Knesset qui changera quelque chose.
Alors se pose la question de savoir ce qu’il restera du Likoud après son inévitable effondrement. En fait nous n’en savons rien. Cependant si le Likoud survit, Manhigut Yéoudit sera là, fort et déterminé à le ramener au pouvoir, mais cette fois-ci dans la bonne direction, celle qui privilégie l’identité juive.
Vous pouvez transformer l’état des juifs en un état juif
C’est le moment où jamais
Rejoignez les rangs de Manhigut Yehudit dès à présent
Rejoindre les rangs de Manhigut Yehudit est beaucoup plus que faire un don.
Les juifs d’Allemagne et d’Angleterre ont accusé les juifs orientaux de tous leurs maux. Ils ont des croyances qu’ils n’arrivent pas abandonner encore de nos jours. S’il n’y avait pas de juifs orientaux, il n’y aurait pas eu d’extermination des juifs d’Europe de l’Est.
Les juifs ont la malheureuse habitude de tenter d’échapper à leur mission divine. Ils essaient d’imiter les non juifs, de s’identifier à eux et de fuir leur judaïsme mais l’antisémitisme le leur rappelle. Aucun déguisement ne vous aidera à vous dissimuler. Vous êtes et restez juif. Cela crée une étrange réaction en chaîne. Les non juifs détestent Israël parce que c’est le pays des juifs. Israël refuse de reconnaître qu’elle n’a pu échapper à son identité juive et au lieu de se défendre face à l’antisémitisme des non juifs elle le reporte sur les religieux, les orthodoxes et les colons.
Des milliers d’habitations arabes illégales ne menacent aucunement le système judiciaire mais le retour des juifs à papillotes et barbe réclamant l’héritage et les droits de propriété sur les terres qui leur avait été volées après que des arabes aient sauvagement assassinés des juifs en 1929 dans la deuxième ville sainte du Judaïsme, Hébron, « menace les fondations de l’Etat ». L’antisémitisme est une arme efficace utilisée depuis des siècles par les régimes politiques. Si vous voulez prouver que vous êtes un dirigeant fort, pourchassez les juifs. Olmert a très bien compris la leçon. Aucune tolérance pour les colons ! Nous allons leur montrer qui commande ici ! Combattez les juifs et vous deviendrez le père aimé de la Nation, tout comme Sharon.
C’est pourquoi le commandant en chef de la police prépare le public à l’éventualité d’une utilisation des armes à feu contre les habitants des implantations lors de l’évacuation de Hébron. Un vent d’antisémitisme souffle plus fort en Israël que nulle part ailleurs dans le monde.
Un prisonnier de Sion en Amérique
Jonathan Pollard est incarcéré depuis plus de 21 ans dans des conditions cruelles en Amérique. Israël l’avait recruté pour espionner aux États-unis et avoir accès à des informations vitales que notre « grand ami » avait choisi de ne pas nous divulguer. Ces informations concernaient, entre autres, des plans de destruction d’Israël. Il est très possible que Pollard nous ait évité une catastrophe atomique irakienne.
Les États-unis étaient suffisamment hostiles à Israël pour ne pas couvrir les activités d’un espion chargé de récupérer des informations vitales à notre survie. Mais ils ne le sont plus assez dès lors qu’il s’agit pour la Cour Suprême de reconnaître qu’après 21 années d’incarcération Jonathan Pollard est un prisonnier de Sion.
Pollard a pris une décision naïve. Il a sacrifié sa liberté pour ses frères en Israël, pour un pays qui est le dernier rêve israélien. Si nous reconnaissons que Pollard est un prisonnier de Sion alors cela signifiera que nous considérons l’Amérique comme un pays ennemi. C’est ce que nous pouvons faire avec l’URSS sans que cela nous trouble mais si nous agissons ainsi avec les États-unis alors que nous restera-t-il ? Est-ce que l’Amérique fait partie de nos ennemis ? Mais qui sommes-nous alors ? Des juifs ? Surtout pas !!! C’est cela la réaction spontanée des juges de la Cour Suprême.
Qu’il reste encore 20 ans en prison et nous laisse en paix !
« Deux personnes ont fui la menace américaine pour se réfugier dans les murs protecteurs de l’ambassade d’Israël (Le Général de brigade Aviam Selah, officier de haut rang dans les forces de l’air israéliennes, qui était l’employeur de Jonathan Pollard et Jonathan Pollard lui-même). Le second était un juif, Jonathan Pollard. Les américains demandèrent leurs extraditions. Israël a extradé l’espion américain sous la pression américaine mais a rejeté le juif en dehors des murs de l’ambassade. Voici toute l’histoire. Pollard est en prison parce qu’il est juif. » (Extrait du dernier livre de Moshé Feïglin – la guerre des rêves )
Israël préfère que Pollard demeure emprisonné car il est le reflet d’une attitude que nous avons du mal à accepter. Quand il a fallu choisir, un juif nous a sauvé des américains. Seul un juif qui est également israélien est à même de comprendre la signification destructrice de ce geste dans la conscience occidentale universelle que les israéliens essaient d’appliquer à eux-mêmes.
La dernière chose que redoutent les anti-juifs c’est que Pollard vienne en Israël et commence à parler. Il faut qu’il reste profondément enfoui dans les murs d’un pénitencier de Caroline du Nord. Manhigut Yéoudit est décidé à aider Jonathan Pollard, véritable héros juif, de toutes les manières possibles. Pour plus de renseignements sur Pollard voir la réponse d’Esther Pollard à la Cour Supême concernant sa décision de ne pas reconnaître son mari comme prisonnier de Sion.