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L'ERREUR COMMUNE D'EHOUD BARAK ET D'ARIEL SHARON --------------------------------------- Les chefs de gouvernement en Israël, entourés de conseillers ou non, font des erreurs considérables dont pâtissent les gens du peuple. Peut-on discuter sur le mot ‘erreur’ ? Son emploi n’est-il pas subjectif ? En reconstituant l’Histoire, il est possible de prendre conscience de la monstruosité de l’erreur commise par les deux chefs de gouvernement, Ehoud Barak et Ariel Sharon, le jugement étant strictement objectif puisqu’ils pouvaient agir autrement sans porter à personne et sans porter atteinte à leur décision de base.
Ehoud Barak décidait en l’an 2000 d’abandonner la bande de sécurité en bordure de la frontière du Liban. Elle fournissait un prétexte aux attaques du Hizballah, qui étaient sinon approuvées par le monde tout au moins notées avec indifférence. Nous pouvons espérer que l’action des ‘Quatre Mères’ n’a pas pesé dans la décision logique de Barak qui aurait dû être prise depuis fort longtemps. En effet, ayant la chance d’avoir une frontière reconnue avec le Liban au Nord, pourquoi ne pas se retirer derrière cette protection juridique internationale, attendre les attaques et répondre avec vigueur avec l’approbation du monde ? Le manque d’initiative des gouvernants précédents avait coûté très cher en vies humaines de nos soldats (plus de 500 !) Ayant pris sa décision, probablement seul, Ehoud Barak décidait un jour de passer à l’exécution… et donnait environ 48h aux troupes stationnées au Liban pour passer la frontière internationale après avoir plié bagages et fait sauter toutes les installations existantes. La retraite, décidée unilatéralement, se terminait le 24-5-2000. Aucune disposition n’avait été prise au sujet de Tsadal, l’armée libanaise alliée à Israël dans cette longue guerre. Leurs familles durent évacuer précipitamment abandonnant leurs biens, sans ordre et les pertes matérielles furent considérables. Ainsi cette décision d’Ehoud Barak, logique en soit était exécutée dans des conditions matérielles désastreuses en ce qui concerne Tsahal mais surtout Tsadal et elle a été interprétée par l’ennemi comme une débâcle de vaincus. Ce fut un encouragement appréciable pour la poursuite de la guerre sur les autres fronts. Si nous avi ons pensé avoir atteint un summum dans le manque d’intelligence de nos gouvernants, il n’en était rien. Ariel Sharon devait nous prouver qu’il pouvait dépasser toutes les limites de l’inconscience et de la cruauté. En février 2004, il décidait, pour des raisons sordides qui ont été décrites dans avec détails dans le livre ‘Boomrang’ p. 365 et 377, d’un autre retrait unilatéral de la bande de Gaza et de quatre villages de Judée-Samarie. Ce retrait était programmé pour Août 2005. Il n’était justifié ni par la recherche d’une protection derrière une frontière reconnue, ni par des raisons de sécurité, ni par des pressions internationales. Donc un an et demi permettait sa préparation. Celle-ci s’est située sur deux plans : - La propagande organisée par les médias au service de la gauche : elle s’est efforcée jour après jour de dénigrer les ‘mitnahalim’ et de les présenter comme des ‘colons’ volant le pain des Palestiniens et leurs terres et responsables de la prolongation de la guerre. Ces héros, qui avaient chèrement payé leur foi en ce pays de ‘leurs pères’ accordé par D.ieu au peuple Juif en héritage, étaient transformés par les médias juifs en criminels. - L’entraînement de l’armée et de la police pour combattre efficacement ces Juifs religieux (pour la plupart) s’ils osaient résister, en envisageant l’effusion de sang souhaitée par certains. Le mot ‘mitnahalim’ revenait dans cette honteuse propagande comme signe de Caïn apposé sur le front de ces Juifs, oubliant son sens étymologique et d’autre part voulant ignorer qu’ils allaient ‘rendre’ aux envahisseurs arabes les terres qu’ils avaient occupées par la force pendant 1300 ans (depuis 638). Signalons que ces ‘mitnahalim’, qui s’étaient installés sur des terres nues inhabitées les avaient faites fructifier et des milliers d’Arabes venaient y gagner leur vie. Il nous faut insister sur le fait qu’il n’y avait aucune relation entre la présence de ces Juifs et la poursuite de la guerre : non seulement la suite des évènements l’a prouvé, mais encore il ne se trouvent que des gauchistes pour vouloir ignorer le but de la guerre menée par les Arabes à partir de 1948 et poursuivie par les Palestiniens après 1985 : la destruction d’Israël. Si tous les détails de l’expulsion ont été soigneusement mis au point, la réintégration décente des personnes n’a pas été envisagé sérieusement. En une semaine, 10000 personnes ont été jetés de leurs foyers et se sont retrouvés sans travail ni ressources. Si la décision de Barak était justifiée, celle de Sharon ne l’était à aucun point de vue. Cependant les deux décisions comportent un défaut commun : la précipitation dans l’exécution. Si Barak avait accordé deux semaines au général commandant le front Nord pour replier ses troupes et pour permettre aux familles des combattants de Tsadal de déménager leurs biens, le monde, qui attendait la décision depuis plus de 15 ans, aurait-il protesté ? Si Sharon avait accordé six mois pour l’évacuation des 10000 Juifs, donnant le temps aux spécialistes de les rétablir ailleurs dignement, le monde, qui n’avait jamais rêvé un tel geste d’Israël, l’aurait-il critiquée ? Le lien entre les deux décisions se situe dans la brutalité inhumaine de l’exécution qui découle de la qualité des deux responsables : deux généraux, croyant à faire à des soldats robots et ignorant les problèmes psychologiques et matérielles de familles. Nous avons démontré par ailleurs que des généraux, habitués à donner ou recevoir des ordres, ignorant les règles de la démocratie et le comportement nécessaire envers les civils, ne pouvaient remplir la fonction de chefs de gouvernement. D avi d Bentata 1-2-2006 |