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La semaine dernière un haut responsable de la CIA à Paris (chargé du secteur Europe) déclarait officieusement au sujet de l'IRAN : " Notre principale inquiétude dans le monde actuelle et au moyen orient c'est la volonté de l'IRAN de mettre au point sa bombe atomique. Si les Iraniens ont la bombe, les sunnites notamment les Saoudiens voudront la leur... Les shiites irakiens sont des abrutis et nous avons eu tort de leur donner le pouvoir en IRAK...." La stratégie US consisterait-elle maintenant à dresser les Sunnites contre les Shiites ? Les Américains se sont mis les sunnites à dos avec l'affaire irakienne. Ils savent aussi que les terroristes islamistes et palestiniens bénéficient de nombreux soutiens tant en Jordanie qu’en Syrie.
Quant aux Turcs, ils ont pu constater qu'ils refusaient de s'engager contre leurs frères musulmans, préférant jouer à terme une stratégie d'influence musulmane qui leurs permettrait d'instaurer un nouvel empire ottoman notamment en Eurasie (leur sphère d’influence traditionnelle). L'exploitation machiavélique des haines ancestrales des sunnites contres les shiites dépend de la capacité des idéologues musulmans jihâdistes (pléonasme nécessaire pour les naïfs). S’ils arrivent à convaincre les différents courants islamistes de la nécessité de s'allier contre les "Juifs et les Croisés chrétiens" pour chasser en dehors du Dar El Islam les infidèles et les impurs, l’unité pourra se faire au sein de l’OUMMA. Pour l'instant les jihâdistes n'ont pas encore réussi l'unité musulmane au Moyen Orient. Mais l'Iran principal pays shiites semble cristalliser la "résistance" jihâdistes contre les Américains et les Juifs. Si le potentiel jihadiste réussit à faire avancer l'unité musulmane, la situation évoluera défavorablement pour les Américains et les Israéliens les contraignant à procéder à une offensive préventive sans l'accord de l'ONU. Début 2004 l’armée américaine avait procédé à des exercices d'interception de missiles balistiques de type chinois (vecteurs détenus par la Corée du Nord et l'Iran maintenant) qui viseraient l'ouest du territoire des USA. Selon plusieurs sources (cf. pièce jointe) Les principales conclusions de l'exercice étaient : · Le temps de détection et de calcul de la trajectoire exacte d'un tel missile puis de calcul de la trajectoire d’interception de l’antimissile avant son lancement est supérieur à 8 minutes. (Il faut alors ajouter le temps de lancement et d’interception pour neutraliser le missile ennemi.) · En cas d'envois simultanés de plusieurs missiles, si l’un des anti-missiles ratait sa cible, le temps résiduel pour décider des cibles à intercepter serait alors très court compte tenu des temps de réaction et d’alerte déjà écoulés à ajouter. Le risque pour Israël est d'autant plus critique que l’Iran est bien plus proche que la côte ouest des USA ne l'est de la Corée du Nord... Il est donc impensable de laisser les Iraniens enrichir de l'Uranium pour fabriquer plusieurs ogives nucléaires qui seront difficiles à intercepter. Le Président Jacques CHIRAC a fait une récente déclaration stratégique sur le recours à la force nucléaire dans une logique du fort au faible, à des fins de dissuasion préventive. Cette idée n’est pas nouvelle, elle a été émise depuis plus de cinq ans au sein du Pentagone comme en témoigne les nombreuses déclarations faites par des responsables américains dès 2002. Dans le cadre d’un conflit asymétrique terroriste, l’arme nucléaire stratégique s’avèrerait inexploitable. Mais dans le cadre d’un conflit avec un pays elle devient possible. Une destruction MASSIVE des installations nucléaires « civiles » iraniennes s'impose. Allons nous vers une vitrification de l’IRAN ? Non bien sur, car la Chine et la Fédération de Russie soutiennent l'Iran pour des raisons géostratégiques : La Chine veut garantir ses approvisionnements en pétrole et empêcher les Américains de limiter sa croissance. La Fédération de Russie veut stopper les velléités hégémoniques américaines en Eurasie, zone que les Russes considèrent comme leur sphère d’influence naturelle. Comment écarter la menace ? Pour écarter le danger, les Anglo-Américains usant de leurs bases logistiques dans le Nord Est de l’IRAK et dans le Sud Ouest de l’Afghanistan ont organisé une résistance sous forme de guérilla pour renverser le pouvoir en place à Téhéran. Jusqu'à présent les tentatives ont échoué et les opposant durement réprimés. Le temps joue maintenant contre les Américains et Israël car les experts pensent que les Iraniens auront mis au point une ogive stratégique (capable de détruire une ville comme Tel Aviv) dans trois mois. Le dilemme stratégique pour le Pentagone devient d’autant plus cruciale que les responsables US ont promis aux Israéliens leur protection contre les missiles iraniens en échange d'un retrait de la bande de GAZA et de la Judée Samarie... Ils doivent donc tenir leur engagement puisque Sharon a tenu le sien. A moins qu’il ne se soit agi d’un marché de dupes. L’année qui vient sera celle de tous les dangers. Israël ne peut pas bluffer et va devoir agir. Israël disposera de l'accord du Pentagone pour le survol de l'IRAK et la fourniture de bombes spéciales capables de pénétrer des bunkers souterrains pour détruire efficacement les installations iraniennes. Mais est-ce la bonne méthode ? Les Iraniens à force de jouer les apprentis sorciers, pourraient aussi se faire sauter avec leur bombe... Mais le principal problème n'est pas dans les capacités opérationnelles des forces aériennes ou spéciales de TSAHAL pour effectuer des frappes chirurgicales. Le principal problème est aujourd'hui de savoir si les nouveaux responsables politiques d'Israël auront la volonté politique d'exécuter leur contrat ! Altrand de KEBNECKELS |