|
Ces dernières années nous avons été témoins des scandales judiciaires, étouffés ou portés à la connaissance du public comme affaires d’état, relatifs au financement des campagnes électorales des partis. En fait il s’agit de personnalités qui reçoivent des ‘contributions’ de ‘généreux donateurs’. En fait les ‘dons’, interdits par la loi pour éviter la corruption, garantissent l’amitié des futurs dirigeants qui deviennent redevables : la corruption commence quand les dirigeants doivent ‘prouver leur reconnaissance’.
La loi permet aujourd’hui aux partis, suivant leur nombre de députés, de recevoir des subsides de l’état pour leur propagande. Mais souvent ces subsides, malgré leur générosité, sont considérés insuffisants en fonction de la soif du pouvoir des intéressés. Certains dons sont permis mais très limités. Ainsi les sommes recueillies ne permettant pas de mener une propagande à l’échelle souhaitée, la loi est violée ou contournée. Rappelons certains phénomènes scandaleux : - Ehoud Baraq : lors des élections de 1999, il reçut des sommes considérables de plus de vingt associations, partiellement fictives, et en tant qu’homme de gauche, fut protégé par la justice. - Ariel Sharon, homme de droite, lors des élections de 2003, vit se dresser contre lui la justice et les médias : il avait reçu, probablement, une ‘contribution’ évaluée à 3 millions de dollars ; adoptant le programme de la gauche, il fut immunisé contre les scandales, touchant sa famille, et ses procès furent mis en veilleuse. Il devenait l’ « Etrog » (cédrat=fruit choisi) à conserver précieusement. Pour supprimer les tentations des politiciens de recevoir des dons corrupteurs, pour éviter l’intervention scandaleuse de la justice et des médias, recouvrer la moralité et réduire les dépenses de l’état lors des élections, nous proposons la loi suivante : 5 [1] - Loi sur les élections : deux sortes de propagande sont organisées ou permises lors des élections des députés à la Knesset : - Une brochure sera envoyée à tous les électeurs aux frais de l’état. Elle contiendra le programme spécifique de chaque parti pour les élections prochaines. Ce programme aura la valeur de contrat moral avec les électeurs. Toute déviation sensible devra faire l’objet, si le parti est au pouvoir, d’un referendum ou d’un retour aux urnes pour de nouvelles élections. Chaque parti pourra présenter ses critiques sur les partis concurrents. Chaque parti se verra alloué un nombre de pages proportionnel aux nombres de députés dans la Knesset précédente avec un minimum de quatre pages (pour un nouveau parti) et un maximum de 15 pages. - Les médias télévisions et radios devront diffuser deux proclamations par parti avec un temps d’antenne proportionnel au nombre de députés avec un minimum de une minute (pour un nouveau parti) et trois minutes maximum. Les temps d’antenne à la télévision et à la radio sont aux frais de l’état, la constitution des programmes aux frais des partis. Sur les journaux, chaque parti pourra publier un encart de propagande deux fois sur trois journaux à leurs frais. - Toute propagande autre est interdite, notamment en bordure des routes ou autrement. Tout dépassement abusif amène à l’élimination du parti. Pendant la période 2004-2005, nous avons assisté à la violation du programme officiel du Likoud et à la manipulation des hommes organisée par Ariel Sharon et son équipe de conseillers. Cette manipulation s’est traduite par une corruption infernale de personnalités achetées bassement. Le système judiciaire et le Conseiller du Gouvernement auraient dû et pu mettre fin à la tactique utilisée, mais ils s’y sont bien gardés, satisfaisant ainsi leurs tendances politiques gauchistes. Il est certain que lorsque les préposés au respect des lois et de la moralité sont par eux-mêmes corrompus (quelquefois simplement par leurs tendances politiques gauchistes irréfléchies), c’est l’éducation de base qu’il faut repenser. 6 – Le sens des mots ‘gauche’ et ‘droite’ du point de vue politique : Le sens absurde donné en Israël (et qui semble-t-il s’est répandu dans certains pays) aux deux mots ‘gauche’ et ‘droite’ doit disparaître. L’extension de la loi sur la traîtrise doit permettre de rétablir le sens de ces deux mots. Sur le plan intérieur : - La gauche : elle doit constituer la défense des faibles financièrement, tendre au progrès social et donner à chacun la possibilité de réussir. - La droite : elle doit protéger les forces actives du pays qui créent le travail et le développement. Sur le plan extérieur : - Les éléments dits de gauche (suivant la définition précédente), défenseurs de l’ennemi, ayant été éliminés par la rééducation ou par neutralisation, la droite et la gauche ont (à des nuances près) la même politique extérieure. Tout deux développent une propagande qui rétablit la vérité des droits des juifs sur la terre d’Israël, niant les élucubrations de l’ennemi et combattent l’ennemi pour le faire plier et supplier de demander la paix, toute autre solution amenant à éterniser la guerre et conduisant à la disparition de l’état juif d’Israël. (‘Shalom Maintenant’, appelée à disparaître, est le symbole des associations défaitistes qui veut supplier l’ennemi d’accorder la paix à Israël, même au prix de sa disparition : une des conséquences de l’approche politique de la gauche actuelle est le refus de servir face à l’ennemi sous prétexte d’occupation de leurs territoires alors que l’ennemi nous y oblige ! Le refus de servir dans le cas du désengagement fut un acte héroïque car il s’opposait à une loi obtenue illégalement par corruption). Si les responsables du système judiciaire sont pénétrés de ces vérités élémentaires, alors le mépris de la démocratie et la tolérance de la corruption dont il a fait preuve disparaîtront. Ceci doit constituer la politique immuable de nomination des juges. David Bentata 20-1-2006
[1] Dans deux articles précédents ont été proposés quatre lois : 1- Le système judiciaire ; 2 – La loyauté envers l’état ; 3 – Qui peut être Premier Ministre ou Ministre de la défense ?; 4 – Changements de partis par des députés. |