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10 Tévet 3336 , le roi de Babylone vient de mettre le siège autour de Jérusalem. La ville est totalement encerclée. Nous sommes dans la 9ème année du règne du roi Sédécias. Celui –ci a conclu des alliances avec le Pharaon Egyptien, contre Babylone. Il est persuadé que ses « alliés » sont forts et fidèles et qu’ils le protègeront contre les Babyloniens. En fait, cette alliance va entraîner notre peuple dans une guerre contre Babylone. Et les Egyptiens seront refoulés sans nous venir en aide. Malgré toutes les prophéties du prophète Jérémie appelant le peuple Juif à revenir sur le bon chemin, aucun effort n’a été fait pour écarter la catastrophe imminente. Pire, de faux prophètes annoncent à chacun que tout va s’arranger et que Jérusalem sera miraculeusement épargnée. Le roi a jeté Jérémie en prison pour l’empêcher de parler au peuple. Il est menacé de mort, s’il ouvre la bouche. Mais autour de la ville, les Babyloniens ne renoncent pas à leur étreinte autour de la ville. Le Midrash nous raconte que D. fit un miracle : les portes de la ville s’enfoncèrent peu à peu dans le sol : le jour où elles s’enfoncèrent entièrement les Babyloniens n’eurent qu’à entrer dans la ville. Ils détruisirent le Beth Hamikdash le jour du 9 Av, et déportèrent le peuple Juif. Et pourtant, la ville semblait imprenable derrière ses fortes murailles. Qui aurait pu penser que tout s’effondrerait et que tout serait détruit si facilement !
Nos Sages ont décrété des jours de jeûnes, pour commémorer les étapes de ces catastrophes. Le premier est le 10 Tévet, jour où fut encerclée la ville de Jérusalem. Il semble que tout ceci soit de l’histoire ancienne… 10 Tévet 5766 , le peuple Juif a décidé de renforcer sa sécurité face aux ennemis : il édifie une muraille tout autour des zones qu’il a obtenu de conserver. Il négocie avec l’Amérique le droit d’avoir quelques blocs minuscules dans les territoires que D. lui a permis de récupérer. Le pays est assiégé de tous les côtés par des ennemis cruels. Tous ceux qui veulent dénoncer le suicide auquel nos dirigeants veulent nous conduire, sont réprimés. Des faux prophètes continuent à endormir le peuple en lui parlant de Chalom, alors que tout prouve que nos voisins s’arment plus que jamais. Les dirigeants ont jeté dehors des milliers de Juifs, pour donner les terres aux ennemis, promettant après cela, la sécurité pour le reste du territoire. Qu’en est-il en réalité ? Chaque jour qui passe nous montre l’étendue du désastre de cette politique. Les Egyptiens, nos « alliés », sensés empêcher l’entrée de terroristes et d’armes dangereuses, laissent passer tout ce qui permet de renforcer les Palestiniens. Ceux-ci menacent désormais tout le Sud-Ouest du pays : Ashkélon, Sdérot, Nétivot voire Qiryat Gat sont à portée de tir des Kassam. La Arabes concentrent leurs tirs vers la centrale électrique près d’Ashkélon, si, à D. ne plaise, elle explosait, les émanations de tous les produits chimiques provoqueraient une terrible catastrophe. Par ailleurs les renseignements militaires ont annoncé la présence de missiles sol-air à Gaza : nos hélicoptères sont donc en danger d’être abattus en cas de survol des zones exposées ! De l’autre côté du pays, à proximité des zones évacuées de Shomron, c’est au tour de la ville d’Afoula d’être touchée par des Kassam! Plus au Nord, ce sont les terroristes du ‘Hesbollah qui menacent. Beaucoup plus à l’Est, un président Iranien progressant dans son rêve de fabriquer une bombe atomique et de l’envoyer sur Israël, multiplie les déclarations scandaleuses, ne provoquant que des protestations vaines. Tout cela démontre la nullité de cette muraille ridicule que notre gouvernement s’acharne à construire : tous les obus de mortiers, missiles Kassam et autres, passeront au- dessus de cette muraille ! Notre paracha contient un enseignement intéressant pour notre situation actuelle : le Midrash Tan’houma nous raconte la confrontation entre Yossef et son frère Yéhouda au sujet de Binyamin. Dans cette joute Yéhouda veut sauver Binyamin accusé à tort par Yossef d’avoir voulu lui voler sa coupe. Yéhouda ne sait pas qu’il est face à son frère Yossef qu’il a vendu des années plus tôt et qui est devenu par la grâce de D. premier ministre de l’Egypte. Yossef a décidé de mettre ses frères à l’épreuve afin de voir s’ils ont changé. Il a donc imaginé de séparer Binyamin des autres frères, en l’accusant de vol. Yéhouda va tenter de faire fléchir Yossef en lui expliquant que leur vieux père Yaakov risquerait de mourir si Binyamin lui était enlevé. Car il s’agissait du dernier représentant de son épouse Ra’hel, décédée depuis des années et avec laquelle il avait eut 2 fils. L’ainé Yossef avait disparu et Binyamin risquait de l’être. Yéhouda se proposait donc d’être puni à la place de Binyamin afin d’épargner à son vieux père une souffrance inutile. Mais Yossef lui répondit alors qu’il n’avait pas fait le même calcul lorsqu’il avait vendu son frère auquel son père était particulièrement attaché. Yossef proposa à Yéhouda de dire à son père : « la corde a suivi le seau », הלך החבל אחר הדלי ce qui signifiait : de même que Yossef (le seau) a été vendu, il en est de même pour Binyamin (la corde qui était attachée à ce seau). Le Ben Ish ‘Haï nous enseigne que Yossef, le Tsadik (Yéssod) fondement du monde, est semblable à un seau dans lequel toutes les lumières spirituelles se rassemblent. Binyamin est également un autre niveau spirituel de Tsadik et de Yéssod. Yossef a voulu sous-entendre à Yéhouda qu’après l’avoir vendu, il s’exposait aussi à perdre Binyamin, autre source de lumières spirituelles. Nous pourrions traduire ces faits à notre époque : qu’en abandonnant Yossef (et son tombeau en Shomron), nous avons pris le risque de perdre la « corde », חבל עזה et nous nous apprêtons à perdre aussi Binyamin qui est une région située en pleine Judée ! Que D. fasse que toute cette tragédie cesse immédiatement, et que les masques tombent pour une heureuse conclusion de notre histoire. Ce 10 Tévet sera alors transformé en jour de joie ainsi que tous les autre jeûnes liés à notre exil, très prochainement ! Le Ari Zal (Peri Ets ‘Haim) commente ainsi les mots du verset de notre paracha (Béréchit 47.23): Et Yossef dit au peuple: Je vous ai acquis aujourd’hui vous et vos terres à Pharaon, vous aurez donc des graines הֵ א לכם זרע et vous ensemencerez la terre : « Nous apprenons en allusion que Yossef a demandé aux Egyptiens de se circoncire. Il a ainsi rajouté de la vitalité à l’Egypte, donc aux forces du Mal. Il a donc déclenché l’exil d’Egypte ! Par contre, lorsque nous disons au Seder de Pessa’h, en montrant les Matsot posées sur le plateau : «Ceci est le pain de misère, " הֵא לחמא עינא , il y a aussi une allusion à la Délivrance . C’est pour cette raison que le Ari Zal demande qu’on lise les mots « Ceci est le pain, הֵא לחמא עינא ” ponctué avec un Tséré .. « Hé » et non pas avec un Kamats ָ « Ha ». Cette nuance se traduit également par une signification différente : « Ha » avec un Kamats, veut « Voici, le pain de misère », alors qu’avec un Tséré, il veut dire « Ce sera pour vous un pain de misère ». Quel etait donc l’erreur de Yossef, en circoncisant les Egyptiens ? A priori, toutes les actions de Yossef étaient motivées par le fait de dévoiler la Divinité dans le monde, Yossef est appelé « Le Juste, Fondement du monde ». Il voulut donc agir sur les Egyptiens pour les rendre sensibles à l’Influence Divine. (Il déplaça toute la population égyptienne de région en région pour éviter que sa famille soit affublée du titre « d’exilée », car toute la population égyptienne l’était aussi.). Il s’agit en fait d’une initiative de Yossef. Or, comme il n’avait reçu aucun ordre de rapprocher l’Egypte de la Saintete, il ne fit que leur rajouter de la vitalité, sans les changer réellement, car les Egyptiens eux-mêmes, n’étaient pas prêts pour cela. Il a donc amené la rigueur de l’exil d’Egypte. Il y a donc un rapport entre les mots « Vous aurez des graines » et « Ce sera pour un pain de misère » : les premiers ont amené les derniers. Nous retrouvons la même idée chez Moshé Rabbénou lorsqu’il accepta les convertis égyptiens de dernière minute lors de la sortie d’Egypte, le Erev rav ; son acte fut responsable plus tard, du péché du Veau d’Or ! C’est pour cela que D. lui déclara en lui annonçant que le peuple avait fait le Veau d’Or : « Le peuple que tu as fait monté s’est corrompu », c’est Toi qui les a fait monter ! Le Rabbi Yossef-Its’hak avait l’habitude d’ecrire que l’essentiel d’un enseignement est la conclusion pratique que l’on va en tirer. Dans notre cas, nous avons appris qu’il est un devoir de rapprocher tout le monde du Service de D., sans faire de différence entre les individus. Mais il faut également garder constamment à l’esprit qu’il ne faut pas sortir de son rôle, et que le rapprochement doit être conforme à la Tora et aux Mitsvot sans aucune concession. Un proverbe nous enseigne que « si l’on voit quelqu’un se noyer, il faut tout faire pour le sauver, mais sans se noyer soi-même » ! La Michna de Pirkei Avot nous demande « D’être un élève d’Aaron, le Cohen, qui…aime les créatures et les rapproche de la Tora. ». De cette Michna nous apprenons 2 leçons : 1) il faut rapprocher tout le monde, même ceux qui n’ont pas d’autre mérite que celui d’avoir été créés par D. ; 2) il faut les rapprocher de la Tora, mais ne pas arranger la Tora selon l’esprit des créatures. Il faut rapprocher les creatures de la Tora, d’une Tora pure, sans aucun compromis, même sur les coutumes du peuple Juif, qui ont force de Loi. Certains objectent : lorsque je suis occupé à rapprocher un Juif, qu’ai-je à faire de tous ces calculs ? Que l’on abaisse un peu la séparation, entre hommes et femmes, dans la synagogue, pourvu que les Juifs y viennent plus nombreux, et se rapprochent du Judaisme ! D’autre repondent : il va de soi que lorsque l’on se trouve en présence de Juifs respectueux de Tora et Mitsvot, il ne faille pas faire de concession même sur la pointe d’un Youd ; mais dans un endroit opposé à la Tora et aux Mitsvot, il faut abandonner ce qui est accessoire, pour sauver l’essentiel. Ceci ressemble à celui qui s’arme lorsqu’il est tranquillement chez lui ( on n’est jamais assez prudent !), mais qui sort à la guerre désarmé ! Car il craint alors qu’on le prenne pour un ennemi, par ailleurs il se sent alors plus léger (pour s’enfuir en cas de besoin) ! C’est bien sûr une grossière erreur ! Lors d’un congrès rabbinique, l’un des participants déclara qu’il fallait s’assurer de la pureté de l’eau que l’on s’apprête à consommer, mais qu’en cas d’incendie peu importe si l’eau est pure, dès le moment où il faut éteindre le feu. Le Rabbi Yossef-Its’hak déclara que l’idée est juste s’il s’agit vraiment d’eau ; par contre, s’il s’agit d’essence, le feu ne s’eteindra pas et il est à craindre qu’il n’augmente encore plus, bien qu’il ait été arrosé par un liquide ! En conclusion : l’abandon de simples coutumes juives n’améliorera pas la situation, bien au contraire ! Nous apprenons ainsi dans la Guémara (Kritot 7a) que Yom Kippour pardonne toutes les fautes, d’après un avis, même sans Techouva, même pour les fautes commises Yom Kippour même, sauf celles qui sont liées aux interdits de Yom Kippour lui-même, car « l’accusateur ne peut pas être aussi le défenseur ». Pour celui qui croit encore qu’en délaissant ne serait-ce qu’une simple coutume, il est possible de « sauver l’essentiel » nous trouvons 2 réponses : 1) ne pas etre « plus Tsadik que nécessaire, plus croyant que la Tora elle-même, et plus zélé que le Choulk’han Aroukh». Il ne faut pas être plus soucieux de ramener des Juifs que la Tora elle-même. Pour celui qui aurait un doute et se dirait : « je sais que je ne dois pas me soucier plus des Juifs que la Tora elle-même, mais qu’y puis-je, je le fais. Il faudra lui répondre qu’il n’a pas le droit de transgresser une Loi de la Tora, et qu’il est soumis aux limites du Choulkhan Aroukh. 2) si dans à court terme, il pourrait y avoir un bénéfice, comme celui-ci est contraire à la Tora, il n’y aura en fin de compte aucun bénéfice et le résultat final sera mauvais. C’est pour cela que nous disons le soir de Pessa’h « Ceci est le pain de misère » : car ceci est la réparation de l’initiative fâcheuse de Yossef quand il a dit « Vous aurez donc des graines, הֵא לכם זרעים “ causant l’exil égyptien dans toute sa rigueur. Nous cherchons également à rapprocher tous les Juifs le soir de Pessa’h. C’est pour cela que nous ajoutons les mots « que tout celui qui a faim vienne et mange, que tout celui qui est nécessiteux fasse Péssa’h », après « ceci est le pain de misère ». Nous ne rapprochons les autres Juifs que d’une façon permise par la Tora : que celui qui a faim vienne et mange que celui qui est nécessiteux fasse Pessa’h. Il est obligé de faire Pessa’h pour manger et s’asseoir. C’est par ce chemin que l’on arrivera à la fin de la phrase « L’an prochain en Erets Israël, l’an prochain libres ». Parachat Vaygach La parachat Vaygach relate tout d’abord les retrouvailles des frères lors de la confrontation Yéhouda et Yossef par l’intermédiaire de Binyamin ; puis de Yossef et de son père Yaakov après 22 ans de séparation. La guématria de Yéhouda יהודה , Yossef- Binyamin י וסף-בנימין est de 30 ^ 3 1 8 (Eliézer) = 348 ce nombre correspondant au mot שליח Chalia’h - l’envoyé. Un Chalia’h lorsqu’il utilise les 10 forces de son âme, alors il devient Machia’h. De même dans la Haftara qui reprend la prophétie de E’hézkel nous voyons l’alliance : le Prophète doit prendre un bois et y écrire le nom de Yéhouda puis sur un autre bois, écrire le nom d’Ephraim et joindre les 2 bois pour n’en former qu’un. Le Ben Ich ‘Hai explique que lorsque Yossef se dévoila à ses frères, il leur dit : « Je suis Yossef…et ses frères ne purent lui répondre, car ils avaient peur devant lui מפניו », ceci fait allusion à la partie développée du nom de Yossef יוסף : י וד- ו יו- ס מך- פ ה celle-ci a pour valeur 91 qui est la guématria de 2 Noms Divins : le Tétragramme (26) et Ad-nei (65). Les 2 premières lettres Youd- Vav appartiennent au Tétragramme (développé en Youdin), le Tétragramme est en relation avec la sphère de Tiféret- la Miséricorde ; cela signifie que la Miséricorde précède la justice marquée par le Nom Ad-nei qui Lui est en relation avec la sphère de Malkhout- la Royauté mais aussi avec le Din. Yossef qui représente le Fondement du monde peut mieux que tous ses frères relier ces 2 Noms Divins, c’est pourquoi ceux-ci eurent honte devant lui. Le nombre 91 fait allusion à l’ange מלאך , car les frères étaient venus pour tuer Yossef mais un ange se tenait là pour le sauver, et ils eurent peur en voyant cet ange. « Devant lui » peut aussi allusionner les lettres qui sont devant celles qui forment le nom Yossef : כ-ז - ע-צ ces lettres peuvent se lire: « un arbre pur עץ זך », car le Tsadik est comme un arbre pur (la guématria de אילן est également de 91) La guématria de לפניו devant lui est de 186, le nombre qui est devant est 187 avec le Kolel, on obtient 188 valeur de יעקוב écrit de façon pleine avec un Vav, et « ils eurent peur » car ils ont constaté que Yossef était lié à Yaakov et qu’il était Tsadik fils de Tsadik. « Ils ne purent lui répondre car ils étaient consternés », le Midrach Raba nous dit : « Oï ! Malheur à nous, au jour du jugement ; Oï ! Malheur à nous, au jour de la remontrance » ; Yossef était presque le plus jeune parmi les chefs de tribu, pourtant ceux-ci ne purent supporter ses réprimandes bien qu’elles étaient voilées et exprimées en termes indirects comme lorsqu’il dit : « mon père vit-il encore ? » sous- entendu après les souffrances morales meurtrières que ma disparition à dû lui causer ? Combien moins pourrons –nous soutenir les reproches que le Saint, Béni soit-il, adressera à chacun selon ses capacités. Car le tribunal Céleste juge nos actes en fonction de nos forces et de nos possibilités. Lorsque Hachem, à la fois Juge et Procureur siégeant sur son Trône de Justice, prononcera le verdict de tout un chacun, aucun mortel ne sera capable de se défendre en Sa présence. L’orgueil joue un grand rôle dans la non reconnaissance de nos fautes; il y a 7 jours dans l’année, à Pessa’h, où nous retirons tout ‘Hamets- levain de nos maisons (ce qui veut dire que nous annulons notre orgueil ), c’est à ce moment là qu’il est possible de dévoiler Machia’h !( 365 jours de l’année moins 7 jours de Pessa’h donne 358 qui est la valeur de Machia’h). La réconciliation des frères se fait par l’alliance : Brit ברית qui permet la reconstruction. (en Araméen la destruction se dit Tabir תביר ) A la suite de cette réconciliation, les Bnei Israël vont descendre en Egypte, il est mentionné le terme Mitsraïma (g’ 385) מצרימה au lieu de Mitsraïm מצר ים terme en relation avec Pharaon représentant la partie postérieure du cou, partie la plus étroite du corps. Le mot Mitsraïm se termine par un Mem fermé, ce qui marque encore plus l’étroitesse, alors que dans Mitsraïma le Mem est ouvert. Le but de la descente des Bnei Israël au nombre de 70 en Egypte est la récupération des 288 étincelles de sainteté tombées dans les Klipot, mais dans cette descente la Che’hina שכינה (la présence Divine) allusionnée dans le mot Mitsraïma dont la guématria est 385, accompagne les Bnei Israël. Le nombre 70 est la valeur du ע en relation avec le mois de Tevet.( ע est égal au secret- סוד ) Nous retrouvons dans le mot Chéma שמע « Ecoute Israël… » tout ce qui est caché en potentiel : la partie שם de valeur 340, peut être décomposée en 288 qui est le nombre d’étincelles à récupérer et 52- Ban qui est la valeur du Tétragramme développé avec des Hé- הה Ce Nom est celui qui est en relation avec la sphère de Malkhout et le Monde d’Assia- l’action ; le ע représentent les 70 âmes de la famille de Yaakov mais aussi les 7 sortes de Juifs avec leurs 10 Midot – sentiments. En Egypte, il est dit que Yossef recueillit tout l’argent qui s’y trouvait. Il existe 3 désirs תאוה : pour la nourriture אכילה , pour la cohabitation משגל et pour l’argent ממון . Lorsqu’on fait la guématria (66- 373- 136) de ces 3 choses on obtient la valeur du Yetser Hara יצר הרע (575). Ces 3 désirs sont en relation avec les 3 Beth Hamikdach (la valeur de désir תאוה -412 est égale à celle de בית la maison). Alors que le désir d’Hachem est de faire une résidence ici-bas. La réparation de ces désirs se fait : pour la nourriture, on se tait pendant la Séouda. Par contre on écoute, car il est dit : « tout ce qui sort de la Bouche de D. fait vivre l’homme » et l’homme ne vit pas seulement de pain. (ceci est en relation avec le 1er Temple) Pour la cohabitation la réparation se fait par la Brit Mila. (ceci est en relation avec le 2ème Temple) Pour le désir d’argent, la réparation se fait par une parole réparée exacte: ne pas avoir 2 poids, 2 mesures. En ce qui concerne la construction du 3ème Temple par Machia’h, la réparation portera sur le désir d’argent qui n’est pas encore fini jusqu’à présent. Ce Tikoun est lié à Yossef qui a amassé un grand trésor en Egypte. La majorité est gardée pour Léatid Lavo. Une partie du trésor fut découverte par Kora’h, une autre par Antonin, la dernière cachée sera pour les Tsadikim dans le monde Futur. L’argent est en relation avec la Foi- le niveau de Emouna partie la plus haute de la couronne. La première lettre de Kessef כ סף est celle de Kéter- la couronne כ תר . Le 10 Tevet Les Seli’hot que l’on récite le 10 Tévet débutent par le fait que nous avons été frappés de 3 malheurs en ce mois : - Le 8 Tévet, lorsque la Tora fut traduite en Grec à la demande du roi Talmei (Ptolémé). Il y eut à ce moment là 3 jours d’obscurité dans le monde. Le roi demanda à 70 sages, qu’il enferma dans des pièces différentes, de traduire la Tora. Le miracle fut que tous les sages traduisirent la Tora de la même manière. - Le 9 Tévet, fut le jour de la disparition d’Ezra le Scribe. Il appartenait à la famille des Cohanim. Les sages disent à son propos que la Tora aurait pu être donnée par son intermédiaire. (Ezra avait le niveau de Moché Rabbénou). Ezra reçut du roi de perse de l’or et de l’argent pour la construction du 2ème Temple. Lorsqu’il revint à Yérouchalaim, Ezra fit 10 Takanot, en particulier en ce qui concerne la pureté familiale. Il proclama l’annulation des mariages mixtes. Le 10 Tévet, fut le jour où Yérouchalaïm fut encerclée par les armées babyloniennes. Ce jeûne ne tombe jamais le Chabat, car si cela avait été le cas, on aurait dû jeûner, comme pour Yom Kipour lorsque celui-ci tombe un Chabat. |