‘Hayé Sarah Imprimer E-mail
Ecrit par ‘Haï et Louna Chemla   

« Les unions interdites »

Une nouvelle fois cette semaine, nous avons été témoins de ce que les médias appellent « un grand événement » : Ariel Sharon a claqué la porte du Likoud. Cette manœuvre ouvre ainsi la voie à de nouvelles élections anticipées, conformément à l’habitude qu’un gouvernement tombe systématiquement avant d’avoir fini son temps.

Grâce à cela, nous allons assister au spectacle de séduction de toutes les formations politiques qui vont s’efforcer de nous convaincre de nous déplacer et de voter pour leur accorder notre « confiance ». Le problème est que l’échiquier politique se trouve chamboulé par le fait que les « 2 grands maîtres » de la politique se sont coupés de leur parti politique traditionnel.

Nous avons appris « à vivre avec la paracha », selon l’enseignement de l’Admour Hazaken. Nous devons donc rechercher le lien entre la Tora étudiée cette semaine et l’actualité de ces jours-ci, en l’occurrence l’ouverture de la campagne électorale. Nous y lisons les préparatifs de la mission que notre ancêtre Avraham a confié à son serviteur Eliézer :

aller à ‘Haran, ramener Rivka, la nièce d’Avraham comme épouse pour son fils Its’hak. Eliézer va objecter à Avraham que peut-être la jeune fille refusera de la suivre ou bien sa famille s’opposera à ce mariage. Avraham lui répondit que si c’était le cas, il pourrait prendre une jeune fille parmi ses amis Aner, Eshkol et Mamré. A priori, Avraham désirait prendre pour son fils Its’hak une fille de sa famille, car ils descendaient tous de Chem, fils de Noa’h béni par son père et le plus privilégié sur le plan spirituel. Par contre, Aner, Eschkol et Mamré descendaient de ‘Ham, fils de Noa’h, maudit par son propre père pour sa conduite infâme. Eliézer avait aussi une fille à marier et il caressait le projet d’obtenir d’Avraham la possiblité de la marier à Its’hak. Mais Avraham coupa court à ces projets ; il déclara à Eliézer : «Mon fils est béni et toi tu es maudit, il est impossible que le maudit s’unisse à celui qui est béni ». Eliézer, fils de Nemrod, était de la famille de ‘Ham. Il était donc porteur de la malédiction formulée par Noa’h, souhaitant que tous les descendants de ‘Ham soient esclaves de ses frères, Chem et Yaphet. Les Baaleï Tossafot s’interrogent sur la différence entre Eliézer et Aner, Eschkol et Mamré, tous descendent bien de ‘Ham. Pourquoi l’union avec Eliézer était-elle impossible alors qu’elle était possible avec les 3 autres ?

C’est que pour Eliézer, la malédiction s’était déjà réalisée, il était réellement l’esclave d’Avraham, alors que les 3 autres étaient encore des hommes libres, la malédiction n’était restée que potentielle.

Tout ceci ne signifie pas qu’Eliézer n’avait pas de qualités spirituelles. Au contraire, il fut l’objet de toute la confiance de son maître Avraham qui lui confia la mission d’organiser le mariage de son fils. Il lui donna également un contrat sur lequel il avait fait don de tous ses biens à Its’hak. Eliézer fut également l’objet de grands miracles lors de son voyage, grâce au mérite de son maître. Il s’acquitta parfaitement de sa mission. Il perdit ainsi son qualificatif de « Maudit », en arrivant à ‘Haran : Lavan le surnomma « béni de D. », en l’invitant à entrer chez lui, signe que D. avait levé pour lui la malédiction de Noa’h. A son retour, pour le remercier, Its’hak l’affranchit définitivement de son esclavage, et l’on raconte qu’il fut un des très rares à entrer vivant au Gan Eden. Le Ari zal nous raconte qu’Eliézer se réincarnera chez des personnalités de notre peuple de premier rang : chez Calev ben Yéfouné de la tribu de Yéhouda, mari de Myriam sœur de Moshé, ou encore chez le Prophète Zacharie et même chez le saint kabbaliste Rabbi Moshé Cordovéro !

En dépit de tout cela, Avraham déclara que celui qui est béni ne s’aurait s’allier à celui qui est maudit !

Comment appliquer cet enseignement aux évènements politiques qui se sont déroulés cette semaine ?

La tradition dans le monde ‘Harédi est qu’un très célèbre homme politique israëlien, membre en vue du gouvernement sortant, fut frappé d’une malédiction de la part du Rabbi de Gour, dit-on, du fait du son attitude mécréante, pour qu’il ne soit jamais élu à aucune élection durant toute sa vie. Les évènements ont donné raison au Rabbi : nous avons assisté à tous ses échecs électoraux successifs : échec pour être élu Premier Ministre, échec pour être élu Président de l’état, et plus récemment échec pour être élu dans son propre parti ! Ceux qui se sont alliés avec lui ou qui s’appuient sur lui dans des « unions interdites », ne sont pas plus chanceux.

La Tora frappe également de malédiction dans la paracha Ki Tavo, paracha des « unions interdites » « celui qui égare un aveugle en chemin ». Rachi nous explique que cette malédiction s’adresse à tous ceux qui profitent de la bonne foi des autres pour leur donner en réalité un mauvais conseil. Il est évident que beaucoup de ceux qui ont fait parti de ce gouvernement sortant, y compris leur chef, ont berné durant des dizaines d’années la population, en particulier au sujet des « implantations », les poussant à s’installer de toutes leurs forces et de toute leur âme, dans des zones qu’ils avaient l’intention d’abandonner à l’ennemi.

En fait, rarissimes ont été ceux qui dans toute la classe politique de droite ou de gauche, se sont réellement comportés avec droiture, sans jamais « égarer l’aveugle dans son chemin ». Pour de l’argent, ou en l’échange d’un poste prestigieux, ils ont trop souvent abandonné ceux qui les avaient élu sur leurs promesses électorales.

Il est évident que toute cette obscurité n’a rien à voir avec ce que nous espérons vraiment : la Guéoula.

Celui qui méritera de diriger notre peuple vers la perfection, Moshia’h, ne passera jamais par des élections démagogiques: c’est D. lui-même qui le désignera. Moshé Rabbénou n’a jamais eu recours à quelque consultation populaire pour recevoir sa légitimité : il la reçut de D. après avoir passé une semaine à refuser sa mission « au buisson ardent ». Le seul amateur de politique que l’on voit dans la Tora est Qora’h, et il fut englouti vivant sous la terre, avec tous ses alliés !

Que D. nous délivre de toutes ces élections anticipées ou non, et nous envoie la Guéoula immédiate, avec Moshia’h, qui sera Son Elu, et ceci très prochainement !

Parachat ‘Hayé Sarah -

Chabat qui bénit le mois de Kislev

L’âme de Sarah s’est envolée au moment de l’Akéda, car l’âme d’Its’hak était intimement liée à celle de Sarah, et lorsqu’il monta au Gan Eden, l’âme de Sarah s’éleva : « La vie de Sarah fut de 100 et 20 et 7 ans ויהיו חיי שרה מאה ועשרים שנה רושבע שנים שני חיי שרה

Le Na’hal Kadoumim (le ‘Hida) remarque que les lettres finales de « la vie de Sarah fut de 100 » forment le Tétragramme afin de témoigner que Sarah fut une Tsadéket toute sa vie. Les initiales forment le mot « oint - משוח », car par le mérite de Sarah viendra Machia’h (Machoua’h plus les 4 lettres qui le composent donnent le nom Machia’h), et toute la vie de Sarah fut de réparer la faute de ‘Hava, de Sarah naîtra Machia’h qui réparera cette faute. La guématria de ces initiales en ajoutant 1pour le kolel, est égale au mot BeSim’ha בשמחה qui est un surnom de la Chekhina. Si les lettres finales forment le Nom d’Hachem et que les initiales forment le mot Sim’ha, ceci montre que Sarah par ses bonnes actions provoquait l’union d’Hachem avec sa Chekhina.

La parachat ‘Hayé Sarah est lue au mois de ‘Hechvan qui se caractérise par le ‘Houch Haréa’h– du sens de l’odorat , sens qui sera particulièrement développé chez Machia’h; de plus ce Chabat כד ‘Hechvan bénit Kislev, mois qui se caractérise par le sens du sommeil.

Le Midrach Ester Raba rapporte qu’un jour Rabbi Akiva était en train de donner un cours, lorsqu’il remarqua que l’assemblée s’assoupissait. Afin de la stimuler, il posa la question : « Qu’est ce qui amené Ester à penser qu’elle allait régner sur 127 provinces ? Que la descendante de Sarah qui vécut 127 ans, vienne régner sur 127 provinces ; au point qu’elle s’est cachée dans un coffre pour échapper aux envoyés du roi A’hachveroch comme Sarah le fit pour échapper aux fonctionnaires de Pharaon ».

Elle a pensé que le mérite de Sarah, l’amenerai a être choisie, ce qui amenerai la délivrance pour le peuple Juif.

Que vit Rabbi Akiba lorsqu’il remarqua que le Tsibour dormait : qu’Israël était fatigué à cause des malheurs qu’il endure pendant la Galout. Il voulut alors réveiller le Tsibour. Il faut savoir que le sommeil est le niveau de la mort (1/ 60) et l’on raconte que David Hamelekh ne dormait pas plus que 60 respirations (dans la 1ère partie de la nuit, puis il se levait à ‘Hatsot et allait étudier la Tora).

La Guémara Sanhédrin 71, rapporte que tout celui qui dort au Beit Hamidrach dont le niveau est plus saint que le Beit Haknesset, son étude de la Tora est déchirée comme il est dit : « des habits déchirés sont portés par le sommeil נומה ». Car la Tora est l’arbre de vie et celui qui dort fait entrer un niveau de mort à l’intérieur de l’arbre de la vie. La Klipa Noga est du niveau du Targoum ; c’est pour cette raison que l’on termine la lecture de la paracha le vendredi afin d’avoir élever la vitalité de la Klipa Noga au niveau de la sainteté avant l’entrée du Chabat. Le Targoum תרגום a la même guématria que celle du sommeil profond תרדמה (649), donc en dormant sa Tora est réduite en lambeaux car l’oubli vient du Mauvais côté appelé Sitra A’hara.

La Tora est comme un habit pour l’âme -Roua’h, ce vêtement est déchiré si on oublie la Tora. La guématria de Noma -sommeil est de 101, et il est dit qu’il faut réviser son étude 101 fois pour que celle-ci reste ancrée; aussi celui qui sommeille, c’est comme s’il oubliait son étude apprise au Beit Hamidrach. Celui qui est réveillé ער est du côté de la vie, il peut donc réparer ce qui est mauvais רע : le Nom Ad-nei développé ou Miloui : אלף, דלת, נון, יוד a la même valeur 671 que le nom Ester אסתר (661 plus 10 pour le point contenu dans le Tav); le nom Ad-nei est en relation avec la sphère de Malkhout- la Royauté.

Ester vivait à Babel l’endroit où l’on parlait le Targoum (l’araméen) et Ester choisissait le chemin pour lequel il est dit : « celui qui garde une Mitsva ne connaît pas le mal רע », Ester qui brûlait מבערת le ‘Hamets, ne connut pas le mal et fut sauvée de Haman, car elle avait en elle le secret d’être « réveillé-ער » contraire du mal רע .

Ester a la même guématria que le mot Tardéma –le sommeil, auquel on ajoute 11 qui sont les 11 ingrédients entrant dans la composition du Kétoret (encens) : Ester avait donc la possibilité de s’élever jusqu’au niveau de la racine spirituelle de Sarah : la guématria de « la vie de Sarah 127 -חיי שרה ק כ ז » est de 660, en ajoutant 1pour le colel, cette expression devient égale au nom Ester

De plus le nombre 127- קכז fait référence au Nom Ad-nei écrit de la manière appelée le Riboua (en ajoutant 1) : א, אד, אדנ, אד-ני

Avraham pour la sépulture de Sarah, acheta à Ephron la caverne de Marpela מערת המכפלה le nom Marpéla a pour guématria 175 comme l’âge qu’Avraham atteindra. Il paya le prix de 400 chékalim ; c’est ce que lui dit Ephron : « qu’est-ce que cela entre toi et moi ? »,on sait qu’Ephron avait un mauvais œil רע עין dont la guématria est 400 comme les 400 chékalim qu’il demanda Avraham. Le nombre 400 fait référence au ר qui est au milieu du nom Ephron ע פרון et au ר qui se trouve au milieu le nom Avraham אברהם (ר g’ 200). Ainsi Ephron voulait allusionner que les 2 hommes à l’intérieur de leur corps étaient égaux et s’aimaient. Mais Ephron perdit par cette vente son ו et le ר ne fut plus au milieu de son nom. Par contre, il dévoila que son nom, sans ו , avait la valeur de 400 et qu’il avait donc un mauvais œil.

Ainsi le champ d’Ephron fut dévolu… à Avraham ו יקם שדה עפרון les initiales forment à l’envers le nom d’Essav car celui-ci viendra contester לערער pour avoir une place dans le caveau.

Sarah fut enterrée à ‘Hévron חברון mot que l’on peut lire רוח בן car son âme venait de la racine de « Ban » qui est la sphère de la Royauté. Ban que l’on peut lire Ben guématria 52 est le Tétragramme développé avec des ה : יוד,הה, וו, הה (Rabbi Y. Abou’hatsira)

Le nombre127 est égal à 3 fois 42 ou 3 fois מב ou 3 fois le Maassei Béréchit en ajoutant 1 pour le Kolel (ceci fait référence au mois de Sivan סיון g’ 126 dans lequel eut lieu le Don de la Tora).

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