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Edité par le Beth ‘Habad Francophone du Goush Katif en exil à Nétivot Ce n’est pas un hasard si nous avons recommencé à éditer notre Sidra à l’occasion de la paracha de Noa’h. En effet, notre dernier numéro, fut celui de la paracha Devarim, juste avant que ne débute la liquidation du Goush Katif. Notre dernière Sidra portait alors le titre de : la Sidra du Goush ou du Garoush (expulsé), car nous ne savions pas si cette infamie allait réellement avoir lieu. Malheureusement, nous avons été expulsés dans des conditions lamentables et nos Yichouvim appartiennent désormais à l’histoire passée et douloureuse du peuple Juif. En effet, le Goush Katif n’existera plus jamais! Attention, nous ne voulons pas du tout insinuer que nous ne reviendrons jamais plus sur cette portion d’Erets Israel, à D. ne plaise. Au contraire, nous espérons à chaque instant la libérer. Mais ce que fut le Goush, en tant que noyau d’un certain idéal, n’existera plus: la prochaine fois que nous reviendrons, cette portion d’Erets Israël sera en continuité avec tout Erets Israël ! Quel intéret y a-t-il à continuer nos éditions ?
La réponse est la suivante: bien que le Goush ait été liquidé, le drame occasionné par cette destruction continue. En effet, que c’est-il passé l’instant d’après le Pinouï ? Nous pouvons comparer la situation à une gigantesque explosion d’une population de plusieurs milliers de Juifs. A la suite de cette explosion, des lambeaux de Yichouvim se sont retrouvés dispersés aux 4 coins du pays, sans avoir de moyen de se rassembler: des familles ont été envoyées dans des hotels à Ashkelon, d’autres sont dans des caravanes à Nitsan, d’autres sont a Ein Tsourim, ou à Nétivot, Yated, Kfar Pines, Jérusalem, Krispin (Golan), Beer Sheva, Yad Binyamin… Les conditions de chacun sont variables, certains croupissent dans des hôtels en attendant leurs somptueuses caravillas préfabriquées, d’autres ont droit à 2 pièces par famille dans des lycées de filles, certains ont loué des appartements en attendant de toucher l’argent qui leur permettra peut-être de redémarrer; d’autres enfin, vivent dans des caravanes dans une sorte de “bidonville”, surnommé “Ir Emouna” ou “ville de la Foi” : sous un gigantesque hangar, se sont regroupées des familles dans l’espoir de rester ensemble et de préserver leur système éducatif. En fait, la situation est intolérable et l’hiver ne va pas arranger les choses. Du côté des autorités responsables de ce désastre, rien à espérer de bon: les indemnités sont distribuées au compte-goutte, apres que des justificatifs sans fin aient été demandés aux expulsés. Rarissimes sont ceux qui ont reçu ce que la loi leur promet. Aucun soutien psychologique, social n’a été attribué aux familles. Avec le temps, le problème du travail devient réellement urgent car il n’est absolument pas sur que chacun puisse obtenir un reclassement quelconque. Ceux qui ont réussi à continuer à travailler ont dû se débrouiller tous seuls. En fait pour ce gouvernement écoeurant, le Goush Katif est déjà une vieille histoire, une affaire classée. En réduisant nos Yichouvim à l’état de décombres, il a pensé définitivement tourner la page. Le seul problème est que les Arabes ne sont pas de cet avis. S’ils sont bien sur très fiers d’avoir mis la main sur le Goush Katif, qu’ils n’auraient jamais espéré récupérer par les armes, ils ne se contentent bien entendu pas de cela. Ils ont donc avec la complicité de nos “grands amis “ les Egyptiens, fait entrer dans la bande de Gaza des stocks de matériel qu’ils n’auraient jamais du faire entrer selon les accords qu’ils s’étaient engagés à respecter. Ils ont donc continuer à nous envoyer tous les projectiles qui leur sont tombés sous la main, et ont recommencé leurs attentats meurtriers. Mais notre gouvernement loin de reconnaitre sa nullité, continue à prendre des mesures dérisoires et inéfficaces. La paracha de Noa’h présente deux “temps forts” très significatifs de notre situation: elle nous décrit tout d’abord le déluge et surtout la situation dégénérée de l’humanité à l’époque de Noa’h: vol, meurtres, immoralité totale, hérésie, etc..Bien qu’un énorme Tsunami ait submergé le tiers du monde, et que les tremblements de terre se soient succédés, les hommes ont continue dans leur folie. D. a donc envoyé le déluge qui a purifié le monde afin d’effacer toute les erreurs de ces générations. Par ailleurs, notre paracha nous décrit l’épisode de la tour de Babel, où les hommes se sont réunis pour construire un monument. Pour certains, il s’agissait d’un refuge pour échapper à un autre déluge. Pour d’autres, il s’agissait de se “faire un nom”. Pour les plus mauvais, il s’agissait de déclarer la guerre aux mondes spirituels. Contre cette vanité, D. dispersa les hommes brisant leur unité en mélangeant les langues. La partie profonde de la Tora nous enseigne qu’il existe un lien entre ces deux évènements: les âmes de la génération du déluge se sont réincarnées chez les acteurs de la tour de Babel. Ces derniers se reincarnèrent dans les Juifs de la génération de l’exil Egyptien. Il est intéressant que nous, les habitants du Goush ayons vécu ces deux faits lors de notre expulsion: nous avons assisté à la destruction du monde nouveau que nous avions voulu bâtir; et nous avons ont été dispersés, aux 4 coins du pays. En fait, ces deux évènements eurent lieu lors du vivant de Noa’h. Mais notre paracha se termine sur une note d’espoir: l’apparition de notre ancêtre Avraham. Grâce à lui un nouveau travail va commencer dans le monde: celui de l’avènement des 2000 ans de Tora succédant aux 2000 ans de Tohou. Nous sommes nous aussi au terme de 2000 ans d’exil, malgré la situation sombre dans laquelle nous nous trouvons. Il est donc sûr que très prochainement commencera une nouvelle ère, celle de Moshia’h qui se saurait tarder. |