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Texte dédié à la mémoire de notre cousine Madame Lison WOLFF z’l décédée à l’âge de 95 ans et enterrée ce jour à Berne. Elle avait effectué avec son regretté mari z‘l son voyage de noces de quatre semaines en Palestine… dans les années 30 ! Sa grande affection pour tous les membres de sa famille tout autant que son amour pour le peuple juif et la terre d’Israël ont été une constante de sa vie. De même sa générosité pour toutes les œuvres d’intérêt général, de solidarité avec Israël, le KKL et plus particulièrement le village suisse en Israël. Merci d’avoir une pensée pour que l’évocation de son nom soit toujours une bénédiction pour son âme et celles qui lui sont chères.
Depuis l’expulsion des populations juives de la bande de GAZA, l’inquiétude se fait jour en ERETZ ISRAEL quant aux éventuelles terres qui pourraient faire l’objet de nouvelles transactions voire d’évacuation. Régulièrement, des informations circulent qui rassurent ou inquiètent sur les projets futurs des autorités israéliennes. Le gouvernement affirme pour sa part, qu’il n’y aura plus de retrait alors que de l’étranger, des nouvelles filtrent selon lesquelles l’évacuation de la bande de GAZA en préfigurerait d’autres. Posée en ces termes, la question est profondément choquante : traiter des populations juives telles des objets que l’on déplace au gré des décisions politiques, interpelle la conscience. A une époque relativement récente, des décideurs politiques se réunissaient autour d’une table pour décider de ce qu’il convenait « de faire des juifs ». Cette période est « théoriquement » révolue. Aucun pays ne peut, aujourd’hui, se permettre d’imaginer un déplacement « de populations juives » quelqu’en soit la raison. Alors entendre jaillir de tels propos au cœur de Jérusalem est tout à fait scandaleux. En outre, poser le problème comme étant celui de savoir s’il convient d’abandonner de nouvelles terres pour satisfaire les exigences de la communauté internationale, des terroristes islamistes ou de tous ceux qui - dans le monde - estiment nécessaire de donner une bonne leçon « aux juifs », a pour effet de banaliser le phénomène « du déplacement du juif ». Autrement dit, le débat accrédite dans l’opinion internationale l’idée selon laquelle la facilité de déplacer les juifs vient de ce qu’ils sont manifestement « apatrides pour l’éternité ». En réalité, le problème se situe ailleurs. La bande de GAZA et la JUDEE SAMARIE, jamais annexées par Israël après la guerre des 6 jours de 1967, ne font pas partie intégrante du territoire national alors qu’une population palestinienne importante s’y trouve et aspire à une autonomie politique. Pour sa part, Israël est confronté à un double problème : le premier est d’ordre idéologique pour ce qui est de la définition du territoire au regard des prévisions Bibliques. Le second est de nature sécuritaire dans la mesure où une part importante de la population palestinienne rêve de la destruction de l’Etat d’Israël. Le problème devient donc de savoir s’il est possible d’envisager la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël, sur quelle assiette territoriale et dans quel délai. A cet égard, les règles de délimitation territoriale doivent obéir à une règle simple : La terre appartient à celui qui la possède. En d’autres termes, seul celui qui réside et occupe la terre peut envisager d’en organiser politiquement sa gestion. Les conditions de la création de l’Etat d’Israël témoignent de ce phénomène (I). De la même manière s’il n’est aucun fondement historique, juridique ou relevant du simple bon sens justifiant l’abandon de terres, les palestiniens ont vocation à disposer d’un Etat sur les terres qu’ils occupent effectivement à l’exclusion de toutes autres (II). |