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En septembre 1976 j’avais demandé à Asher Ben-Natan, le conseiller politique du ministre de la Défense de l’époque Shimon Peres : « Quel est le problème majeur d’Israël ? ». Il me répondit : « Nous ne savons pas mentir aussi bien que les Arabes ». La réponse de M. Ben-Natan révèle la cause véritable du malaise d’Israël : le manquement ou l’impossibilité des élites dirigeantes d’Israël à révéler la vérité sur le vrai problème où les Arabes excellent pour mentir aux Juifs : le problème de la paix.
Ce qui signifie qu’année après année les élites politiques gouvernant Israël ont aussi menti à leur opinion et en fait au monde libre, sur la nature du conflit arabo-israélien : La vérité est que la coexistence pacifique entre Juifs et Arabes sera impossible aussi longtemps que des Arabes resteront ancrés dans la culture du Djihad d’un Islam vieux de 1400 années. La politique d’Israël de « territoires pour la paix » n’aiguise pas seulement l’appétit des despotes arabes mais elle les incite à poursuivre la guerre et invite le monde en général et les Etats-Unis en particulier à exercer des pressions sur Israël pour qu’il abandonne des terres juives. Quand Asher Ben-Natan avait dit : « Nous ne savons pas mentir aussi bien que les Arabes » j’avais répondu : « Alors pourquoi ne pas révéler la vérité ? ». Quelle vérité ? La vérité qu’une vraie paix entre Israël et ses voisins arabes est impossible en raison de l’attitude méprisante et belliqueuse des Arabes envers les « infidèles », tout particulièrement des Juifs. Supposez que les premiers ministres israéliens aient révélé cette vérité lors d’un discours politique après la Guerre des Six Jours. Bien sûr ils l’auraient exposé à l’aide de documents détaillés sur le caractère militant du monde islamique comme le Professeur Yehoshafat Harkabi le fait tout au long de son livre « Attitudes arabes envers Israël » dont l’édition en hébreu fût publiée avant la Guerre des Six Jours. Le simple fait que des régimes arabes – despotiques – ne vivent même pas en paix les uns avec les autres est une raison suffisante pour disqualifier leurs paroles de paix avec l’Etat d’Israël dont l’existence, l’indépendance et la suprématie militaire représentent le plus grand défi pour la validité de l’Islam. Comment les Etats-Unis se positionneraient-ils face à un Israël dont le Premier ministre énoncerait cette vérité – une vérité qui logiquement conduirait à l’abandon de la politique des territoires pour la paix ? Précisons d’abord que même lorsque le Parti Travailliste (Mapaï) contrôlait tous les leviers du pouvoir de l’Etat pendant les 29 premières années de l’existence d’Israël, ce parti laïc et socialiste n’avait jamais remporté plus de 51 sièges sur les 120 de la Knesset ! Ce qui signifie – et des multiples études le confirment – qu’une grande majorité de Juifs de ce pays s’identifient à l’héritage juif. Et que l’opinion publique en Israël serait donc catégoriquement opposée à tout retrait territorial si le gouvernement lui disait la vérité sur l’hostilité implacable et les intentions génocidaires des ennemis arabes d’Israël. Avec une opinion soutenant fortement le gouvernement – un gouvernement qui rejetterait la paix en tant que politique rationnelle – Washington n’aurait aucun fondement rationnel pour pousser Israël à abandonner des terres aux Arabes. Au contraire, en exposant son rêve de coexistence pacifique entre Juifs et Arabes (comme il le fit sur le Mont du Temple en septembre 2000) Ariel Sharon n’a fait qu’encourager Washington à demander à Israël de faire des concessions à ses ennemis. En résumé : la quête irrationnelle d’Israël pour parvenir à la paix avec des Arabes ancrés dans la notion de Djihad a poussé les Américains à exercer leurs pressions sur Israël. Mais ce n’est pas tout ! Après avoir menti jour après jour, année après année, sur la question de la paix, le premier ministre israélien ne peut plus révéler que la paix avec les Arabes est impossible alors que plus de 10 000 Juifs ont été assassinés ou blessés ! Une telle confession de Sharon consisterait à admettre sa complicité dans cette boucherie. Aussi cette histoire mortelle – l’auto sacrifice – se poursuit-elle aujourd’hui encore avec la libération et l’armement des terroristes arabes pour obtenir la « paix »…, pour rechercher la « paix » avec des Arabes qui se font un point d’honneur d’assassiner des Juifs ! Traduction : Docteur Jean-Marc METZGER |