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La parachat ‘Houkat débute par la loi de la vache rousse qui purifie de la mort. « On prendra pour l’impur des cendres de la combustion de l’expiatoire, sur lesquelles on versera des eaux vives, dans un vase ולקר לטמא מעפר שרפת החטאת », les sages expliquent que le roi Chlomo שלמה eut toujours le désir de comprendre la loi de la vache rousse et il trouva une allusion à son nom dans ce verset, en prenant les initiales des mots soulignés. Mais une voix sortit en disant qu’il fallait lire ces lettres dans l’ordre, ce qui donne «à Moché למשה » car la loi de la vache rousse fut dévoilée à Moché au moment de sa disparition à l’âge de 120 ans.
On sait que les Juifs sont sortis d’Egypte car ils étaient arrivés à la 49ème porte de l’impureté, et s’ils étaient descendus à la 50ème porte, ils n’auraient pu sortir d’Egypte. Par contre, dans cet Exil, le peuple Juif doit descendre jusqu’à la 50ème porte d’impureté pour recevoir la révélation de la 50ème porte de Bina. Ce qui explique pourquoi Moché ne reçut le niveau de la 50ème porte de Bina qu’à sa disparition au Mont Nébo, car sa génération n’était arrivée qu’à la 49ème porte d’impureté. ( נבו = נון בו Nébo veut dire il avait en lui le Noun dont la valeur est 50). De plus Moché revient dans chaque génération jusqu’au Tikoun complet du péché du veau d’or. (Or Ha’haim) Suite aux lois de la Para Adouma, la Tora nous fait part du décès de Myriam par baiser Divin, Rachi commente c’est pour nous apprendre qu’à l’instar des sacrifices la mort des justes sert d’expiation. Pendant les 40 ans dans le désert le peuple avait l’usage du puits grâce au mérite de Myriam. A sa disparition le puits se cacha et la communauté manqua d’eau. La nouvelle génération s’ameuta contre Moché et Aaron, aussi Hachem demanda à Moché de prendre un bâton et devant le peuple assemblé de parler au rocher qui donnera son eau et « tu feras sortir pour eux de l’eau du rocher et tu désalteras la communauté et son bétail ». On sait que l’eau coule d’un niveau élevé vers un niveau plus bas, comme on le voit des nuages du ciel. En effet, le ciel שמים symbole de la spiritualité est composé de 2 éléments opposés mais intimement liés : le feu et l’eau אש-מים symbolisant lui-même l’alliance de la gauche et de la droite, de la Gvoura- Sévérité et du ‘Hessed- Bonté. Mais comment faire sortir de l’eau du rocher- סלע qui représente la matérialité la plus basse ? En développant le mot Séla, et en sortant les lettres centrales, on obtient le mot Maïm- l’eau סמך למד עין . La guématria de Séla est égale à celle de Kessef- l’argent, (l’argent est appelé liquide), mais ce n’est seulement que par la force de Moché que l’eau peut sortir. סלע = כסף מים מן הסלע = משה Moché interpella le peuple : « Ecoutez rebelles ! Est-ce que de ce rocher, nous vous sortirons de l’eau ? המן הסלע הזה נציא לכם מים Le Ben Ich ‘Hai explique qu’il est écrit que Moché était l’homme le plus humble- ענו , or il manque la lettre י car Moché a dit « nous ferons sortir- נ ציא » au lieu de « Il fera sortir- י וציא », le premier terme commençant par Noun, sous entend que la chose dépend de Moché et d’Aaron, c’est pourquoi il manque un י au mot Humble – ענו (ces lettres font allusion à la עון - la faute, Hamin Haséla fait référence à la question qu’Hachem posa à Adam Harichon, s’il avait mangé de l’arbre de la connaissance Hamin Haets המן העץ = המן הסלע ) On sait que si un homme fait une faute quelconque, il est probable qu’il la fera une 2ème fois, comme il est dit au Pirkei Avot 4. 2 : « la faute entraîne la faute », et donc à cause de cette erreur par inadvertance commise par Moché, il en vint à frapper le rocher. Comme il est dit à la suite : « Et Moché leva sa main et il frappa le rocher de son bâton par 2 fois », sa main - ידו peut se lire Youd - יוד car à la place du Youd, il avait élevé le Noun, puis il éléva sa main. (le Youd représente la sphère de ‘Hokhma, la Sagesse qui est au-dessus de Bina-l’intelligence représentée par le Noun) Lorsque l’on prend le petit nombre (Mispar katan) des lettres composants les mots Rocher סלע et Bâton מטה et qu’on les multiplie de la manière suivante : ס . מ = 6 . 4 = 24 , ל . ט = 3 . 9 = 27 , ע . ה = 7. 5 = 35 (le nombre 24 fait allusion aux 24 combinaisons du Nom Ad-nei et aux 24 bijoux de la Kala ; le nombre 27 allusionne les 27 lettres de l’Alef- Beth, avec les 5 finales) ; la somme est égale au Nom E-lokim (86). Lorsque Moché éleva la main composée de 5 doigts , c’est comme s’il utilisait la force du Nom E-lokim dans chacun de ses 5 doigts posés sur le bâton, ce qui donne 5 fois le Nom E-lokim qui symbolise la Gvoura-Sévérité. 5 . 86 = 430 ce nombre est la guématria du mot נפש - Néfesh - partie la plus inférieure des 5 parties de l’âme. Moché voulait adoucir les 5 Gvourot, pour en faire sortir de l’eau (‘Hessed). Lorsque l’on multiplie le Mispar Katan des lettres composants les mots סלע et מטה , « tête-bêche », on obtient la somme de 85 guématria du mot bouche- פה ( ס . ה = 6 . 5 = 30 , ל . ט = 3 . 9 = 27 , ע . מ = 7. 4 = 28 ), de la même manière la main de Moché sur le Bâton fait que 5 fois 85 -la bouche donne le Nom ת- כ - ה qui veut dire frapper (ces lettres viennent après celles du Nom Chakai- ש-ד- י , elles marquent la Gvoura. C’est par ce Nom que Moché tua l’Egyptien, en le prononçant. Ce Nom se trouve dans la Amida : ולך נאה להודות et dans le Tehilim 150. 6 : « toute âme Te louera כ ל הנשמה תהלל ) Le nom Moché est en relation avec le Nom E-lokim, comme il est dit : « Regarde Je fais de toi E-lokim pour Pharaon » vaera 7 .1 En effet 4 fois le Nom E-lokim est égal à Moché ( 4 . 86 = 344 plus 1 = 345 = משה ). D’une autre manière le ש de Moché, dont la valeur est 300, fait référence au Nom E-lokim développé אלף, למד, ה-י, יוד , מם alors que le מה de Moché fait allusion au Tétragramme développé avec des Alef. Les 5 lettres du Nom E-lokim formes 120 combinaisons, comme il est dit : 2 pierres construisent 2 maisons, donc 5 pierres construisent 120 maisons (les pierres sont les lettres et les maisons, les mots). 24 combinaisons commencent par la lettre א , 24 par le ל , 24 par le ה , 24 par le י et 24 par le מ néanmoins la combinaison essentielle est celle d’E-lokim. Chaque lettre de l’Alef-Beth recèle une lumière spécifique et la forme de la lettre permet de l’appréhender. Il est dit « au commencement E-lokim créa le ciel et la terre », la création se produisit par le Nom E-lokim dans lequel fut occulté le Tétragramme. Les 5 lettres qui constituent ce Nom décrivent ses 5 parties. Si l’on modifie la combinaison de ses lettres, on changera également son action. Selon le principe établi, plus une lettre est placée au début du mot plus son rôle est déterminant dans la combinaison ainsi formée. 2 des combinaisons de E-lokim sont : Elé Yam (la mer), Elé Mi (qui ?) ; Elé signifie « voici » et fait allusion à la révélation. A l’opposé Yam et Mi désignent ce qui est caché, ce que l’on ne sait pas et à propos de quoi on s’interroge. Les combinaisons du Nom E-lokim commençant par א-ל-ה font allusion à Ses actions évidentes, dans lesquelles la Lumière Divine et l’intervention du ciel sont une évidence. Par contre pour les lettres י-ם , la Lumière Divine subit le voile. C’est la raison pour laquelle, après la contraction de la Lumière issue de l’enchaînement des Mondes, c’est précisément sur ces dernières combinaisons que les forces du mal exercent leur emprise. Elles sont au nombre de 48. Le domaine du mal se manifeste dans les 48 combinaisons inférieures du Nom E-lokim, qui sont « la terre des fils de‘Ham » (48 = חם = מח - le cerveau). Le Chaar Hakavanot indique que la force du mal de l’Egypte vient de ces 48 combinaisons. C’est pourquoi Pharaon dit : « Qui מי est Hachem que je dois écouter ». (d’après Iguerot Hakodesh du Rabbi Mena’hem Mendel Schnersohn Tome 2, p. 181) |