Coup de chapeau à Caroline ! Imprimer E-mail
Ecrit par Prof. Paul Heidelberg   
Caroline B. GLICK , la directrice adjointe du Jérusalem Post , une des plus fines analystes politique d’Israël n’y va pas de main morte.

Son article du 21 juin dans le Jérusalem Post est audacieusement intitulé :

« Un lâche comme premier ministre».

L‘article était provoqué par la parution d’un nouveau livre, « Boomerang » publié en hébreu mi-juin.

.

Ses auteurs, des journalistes de gauche Raviv Drucker et Ofer Shelach, révèlent comment Sharon a pris la décision du retrait de Gaza et du nord de la Samarie.

« Leurs découvertes sont dévastatrices » écrit Mme GLICK qui poursuit :

« S’étant basés sur des interviews avec des responsables gouvernementaux et militaires élevés, Drucker et Shelach écrivent que la décision prise en décembre 2003 par Sharon d’abandonner son programme électoral qui s’opposait au transfert unilatéral de territoires aux Palestiniens et excluait toute expulsion d’Israéliens de la bande de Gaza ou de Judée et Samarie résultait de considérations qui n’avaient absolument rien à voir avec les intérêts de sécurité nationale d’Israël .

Selon les deux auteurs, la raison essentielle de l’adoption par Sharon du plan de l’extrême gauche – qui avait été majoritairement rejeté par le peuple israélien aux élections de janvier 2003 (mais fut approuvé de façon scandaleuse par la Knesset en octobre 2004) – était sa volonté d’éviter toute inculpation pour son rôle dans des scandales de corruption pour lesquels lui et ses fils Ghilad et Omri étaient poursuivis par la police ».

Si les allégations de Drucker et Shelach sont vraies, elles invalident la récente décision prise par la Cour Suprême qui considérait que l’expulsion des Juifs de Gaza ne violait pas la Loi fondamentale : de la Dignité humaine.

La Cour avait estimé que la Loi fondamentale : Dignité humaine et Liberté pouvait être « mise de côté » et ignorée dans les cas concernant la sécurité nationale.

Si les allégations de Drucker et Shelach sont confirmées, elles constitueront des preuves supplémentaires d’extrême importance que le premier ministre Sharon – sans parler des autres membres du gouvernement – s’est engagé dans des actions qui violent différents articles de la loi pénale concernant la trahison.

Si l’on considère les analyses très documentées du juge Howard Grief publiées par le Centre Ariel pour la recherche politique, le plan de Sharon de Désengagement / Expulsion des Juifs de Gaza et du nord de la Samarie viole :

1) l’article 97(a) qui interdit tout acte qui « nuit à la souveraineté » de l’Etat d’Israël ;

2) l’article 97 (b) qui interdit tout acte qui « nuit à l’intégrité » de l’Etat d’Israël ;

3) l’article 99 qui interdit toute action qui porte assistance à un « ennemi » en guerre contre Israël dont le Droit inclus spécifiquement une organisation terroriste ;

4) l’article 100 qui interdit toute action qui témoigne d’une intention ou d’une décision de commettre l’un des actes interdits par les articles 97 et 99.

En raison des importantes informations rapportées par Drucker et Shelach voilà ce qu’il faudrait entreprendre immédiatement :

Premièrement, la Knesset devrait différer le Plan d’expulsion de Sharon et demander la constitution d’une Commission Nationale d’Enquête.

Deuxièmement, une requête devrait être adressée à la Cour Suprême pour qu’elle reconsidère sa décision concernant l’expulsion des Juifs de Gaza et pour qu’elle rende un arrêt suspensif contre cette expulsion dans l’attente des résultats de la Commission Nationale d’Enquête.

Enfin, la Knesset devrait demander de nouvelles élections.

Cependant la seule façon de redonner au peuple confiance dans le gouvernement – corrompu depuis bien longtemps avant les révélations de Drucker Shelach – est de réformer totalement le système de politique en Israël.

Comme la corruption et les tricheries des partis israéliens le montrent abondamment, le pouvoir doit retourner des partis politiques au peuple.

De façon tout à fait ironique, il faudra un parti pour accomplir cet objectif !

Voici ce que je propose :

Tous les groupes nationalistes extra parlementaires doivent s’unir derrière une personnalité qui a une formation religieuse, qui a servi dans les Forces de Défenses d’Israël et qui est diplômée dans l’une des sciences exactes (j’exclus les sciences sociales et humaines qui sont teintées de relativisme moral).

Cette personnalité sera à la tête d’un parti qui ne sera ni religieux ni laïc.

Le parti fera campagne pour l’adoption d’une Constitution qui prescrive :

1) Un système de gouvernement présidentiel pour remplacer le système retord, diviseur et inepte de « gouvernement pluriel ».

2) La séparation entre les branches exécutives et législatives du gouvernement.

3) Des élections législatives où les députés seraient élus et responsables individuellement devant leurs électeurs lors d’un scrutin majoritaire uninominal par circonscription .

4) La nomination des juges de la Cour Suprême par le Président de l’Etat – aidé par un Conseil formé de personnalités au fait des lois juives et laïques – avec approbation par les députés (ce qui permettra la pluralité des membres de la Cour Suprême et préviendra tout despotisme judiciaire).

5) La reconnaissance explicite que la « raison d’être » (en français dans le texte) d’Israël en tant qu’Etat juif est le principe fondamental de l’Etat (puisque notre Etat n’a pas d’autre justification historique pour son existence).

6) L’affirmation selon les lois juives et internationales – que vous pouvez retrouver dans les publications du Centre Ariel pour la recherche politique – que l’Etat d’Israël appartient exclusivement au peuple juif, aujourd’hui et à tout jamais.

Revenons à l’article de Mme GLICK .

Je propose ici un système d’équilibre des pouvoirs pour que si un lâche devenait à nouveau chef de l’exécutif, il en serait empêché et serait remplacé à son poste grâce aux décisions de la branche législative du gouvernement dont les membres ne seraient plus subordonnés à leurs chefs de partis – la clé qui permet de comprendre comment Sharon a pu imposer à la Knesset le Plan d’expulsion concocté par les Travaillistes.

Professeur Paul EIDELBERG

Traduction :

Docteur Jean-Marc METZGER

Kudos for Caroline

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