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Notre paracha débute par l’envoi par Moché d’explorateurs qui vont parcourir tout le pays de Canaan. Le Zohar explique que c’est une allusion à la descente de la Néchama dans ce mond,e appelé Erets Canaan, כנען qui est de la même racine que le mot הכנעה Akhnaa, se courber; car la finalité de la venue d’une âme dans notre monde est de se courber. L’âme, si haute en elle même, se courbe lorsqu’elle s’habille dans un corps grossier. C’est pourquoi Hachem dit à Moché : « Envoie pour toi des hommes », selon les Midot de Moché. En effet, Moché était le plus humble parmi les hommes; il s’agissait d’amener les âmes à l’humilité.
« Vous enverrez un homme par tribu paternelle », si un homme attribut sa grandeur au mérite de ses pères, il bénéficiera de ce mérite pour lui-même. Or, les 10 explorateurs se sont attribués la grandeur, il est dit qu’il étaient « tous des personnages considérables », là fut leur faute et leur mission échoua. ( כנען = קץ g’ 190) « un homme par tribu fut envoyé », chacun reçu en Ibour- en gestation, l’âme d’un des frères de Yossef, afin de les protéger. Calev qui était un Guilgoul d’Eliézer le serviteur d’Avraham, reçut l’âme de Yéhouda. Yochoua, descendant de Yossef, reçut de la part de Moché l’âme de Lévi; Moshé lui ajouta un י à son nom. Ces 2 hommes symbolisent Machia’h ben David et Machi’ah ben Yossef . Le Ben Ich ‘Hai explique que le nombre de lettres qui constituent les noms des 12 tribus, telles qu’elles figurent sur le pectoral du Cohen Gadol est de 49, alors que les lettres des noms des 12 explorateurs sont 48; c’est pourquoi Moché ajouta une lettre à Yéhochoua, afin de lui donner la force et l’aide entières des Tribus. (à noter que le nombre 49 est la guématria de לבטח - en sécurité) Moché pria pour sauver Yéhochoua du conseil des explorateurs et pour qu’il ne meure pas : Yéhochoua avait entendu la prophétie de Eldad et Médad, prédisant que Moché n’entrerait pas en Israël, et que lui-même dirigerait cette entrée; il voulut alors les faire taire; Yéhouchoua ne voulant pas que Moché meure, aurait alors fauté avec les explorateurs ; Moché connaissant la modestie de son élève, lui ajouta un י à son nom, afin de lui épargner cette folie. Quand ils revinrent de leur tour en Erets, 8 hommes portaient une grappe de raisin portée sur un brancard במוט בשנים composé de 2 perches soutenues par 2 perches. La Guémara donne 3 avis sur la manière dont les perches et les hommes étaient placés. Deux hommes portaient une grenade et une figue, Calev et Yéhochoua ne portaient rien, car les autres avaient l’intention de médire. (Rachi) Les explorateurs découragèrent le peuple et Calev fit taire ויהס כלב le peuple soulevé vers Moché אל משה . Le verbe « faire taire, הס » dont la guématria est 65 fait allusion au nom Divin Ad-nei en relation avec la sphère de Malkhout, et le nom Calev a pour guématria 52 (comme Eliahou), il correspond au niveau de Ban (Mayim Nokvin, les eaux féminines qui s’élèvent), il relie le Nom Ad-nei vers Moché dont le niveau correspond au Tétragramme. Grâce à l’union des 2 Noms Divins (g’ 91 = Amen), Calev a eu la force de faire taire le peuple. Il leur dit : « Montons, montons-y et prenons-en possession, on peut, nous pourrons » « עלה נעלה וירשנו אתה כי יכול נוכל לה », le Ben Ich ‘Hai explique que la guématria du mot עלה développé ( עין, למד, הא ) est de 210 comme 10 fois le Nom Divin Ekié ( א-ה-י-ה ) qui a permis la Délivrance d’Egypte, ainsi les Bnei Israël ont travaillé 210 ans en Egypte puis ils ont été délivrés, après qu’ils soient descendus רדו (210), ceci fait allusion au fait qu’ils ont la force du Nom Ekié comme au moment de la Guéoulat Mitsraim, c’est pourquoi il est répété « montons, montons-y » et « on peut, nous pourrons ». A noter que le Noun fait allusion aux 50 Portes de Bina. La Chvirat Hakélim correspond à la brisure des 7 Midot-sentiments ; lors de la brisure, Hachem a mélangé le Bien et le mal, car des étincelles de Sainteté sont tombées dans les mondes inférieurs; le travail des Juifs est de faire le tri de ces étincelles, et de les ramener vers la Sainteté. Si les explorateurs avaient fait leur devoir, conformément à l’ordre de Moché, le peuple Juif serait entré en Erets Israël et Moshi’ah serait venu, terminant le tri . Mais les explorateurs ne croyaient pas qu’il était possible de réparer la Chevira, ils voulaient rester dans le désert où tout était déjà prêt et trié : ils avaient la manne qui ne donnait aucun déchet, elle était accompagnée de pierres précieuses, ils avaient l’eau du puits de Myriam, leurs vêtements étaient à leur taille et ne s’abimaient pas (les Midot sont allusionnés par les vêtements) Ils se sentaient incapables de réparer cette brisure dans ce monde matériel, c’est pourquoi ils décrièrent la terre en disant avoir vu des « Anchei Midot » qui sont les 7 peuples, allusionnant les 7 mauvaises Midot. (d’après le Rabbi de Tchernobil). De plus, ils ont vu Amalek, qui allusionne le mauvais penchant qui refroidit dans l’étude de la Tora et dans les Mitsvot. La Chevirat Hakélim ayant eu lieu au niveau du « nombril » des mondes supérieurs, les explorateurs furent donc punis « mesure pour mesure », leur langue s’allongea jusqu’au nombril et de leurs langues sortirent des vers qui sont entrés dans leurs nombrils. (Rachi) En récompense de leur fidélité, Yéhochoua eut les parts des 10 explorateurs et Calev reçut ‘Hévron. (Rabbenou Be’hayé ). Dans le Zohar sur notre paracha (p. 9), il est dit que Moché a demandé aux explorateurs de voir si en Erets Israël, il y avait un arbre. De quel arbre s’agit-il ? De l’arbre de la vie- Ets Ha’haim car le niveau spirituel de cet arbre est celui de Yéssod de Zeir Anpin, or Moché était du niveau de Yéssod Aba qui s’habille dans Yéssod de Zeir Anpin. La découverte d’un tel arbre, aurait été le signe pour Moché qu’il pouvait entrer en Israël. Puis le Zohar s’interesse au cas du coupeur de bois qui profana Chabat. Rabbi ‘Hiya déclare que ce coupeur de bois n’était autre que Tsélof’had. Celui-ci voulait déterminer quel était l’arbre le plus grand : l’arbre de la vie allusion à Zeir Anpin ( ו ), ou l’arbre de la connaissance allusion à Malkhout ( ה ), ceci afin de savoir lequel des 2 était le plus utile. Il n’eut pas honte vis à vis de son Créateur, car il voulait séparer Zeir Anpin de Nogva-Malkhout, or toute la Avoda du Juif est de provoquer des unions entre ces 2 Mondes. (et mettre le Vav avant le Hé, mettre la Tora avant la connaissance des sciences ) Tsélof’had profana le Chabat ainsi qu’il est marqué : « Et ils trouvèrent un homme qui coupait du bois, le jour du Chabat ». La nuit du Chabat correspond à Malkhout, alors que le jour correspond à Zeir Anpin. Tsélof’had, intervertit ces 2 niveaux et fit passer Malkhout au-dessus de Zeir Anpin. Il profana la lettre ו du Tétragramme ( ו est la lettre des 6 Midot appelées Zeir Anpin). C’est pourquoi il est écrit qu’il mourut à cause de son péché חטאו = חטא ו Concernant les filles de Tsélof’had, Moché ne savait pas si le châtiment du père avait suffit à sa propre expiation, c’est pour cela qu’il ne savait pas si la part de leur père leur revenait. Or, D. cita le nom de Tsélof’had, comme il dit : « Les filles de Tsélof’had disent juste »; ceci prouve que Tsélof’had était un Tsadik, et que sa mort avait expié son péché; ses filles méritaient donc d’avoir la part de leur père sur Erets Israël. Cette Sidra est dédiée pour la Réfoua Chéléma de Guemara bat Bellara Mazal Tov aux familles ‘Hanoun et Neumann à l’occasion du mariage de leurs enfants Yossef et Hadass |