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La parachat Kédochim débute par le rassemblement de tous les Bnei Israël : « Parle à toute la communauté des Bnei Israël et dis leur : Soyez saints car Je suis Saint - דבר אל כל עדת בני ישראל ואמרת אליהם קדושים תהיו כי קדוש אני ה' א-להיכם »; comme le remarque le Baal Hatourim la Sainteté ne vient que sur un nombre de 10 hommes, de plus dans notre paracha est mentionné 10 fois l’expression : « Je suis Ton D. », et l’on sait que l’union de D. avec Israël est en rapport avec la Sainteté. C’est que nous voyons au moment de Matan Tora, où il est dit « vous serez une nation de prêtres et un peuple Saint », comme lors du mariage la femme est sanctifiée (Mékoudéchet) c’est à dire réservée seulement à son mari, ainsi le peuple juif est réservé à D.
Yaakov , père de tout Israël, fut appelé par 2 noms :Yaakov et Israël ; nous retrouvons le nom יעקב dans les initiales de « ע דת בני ישראל קדושים », allusion à la descendance de Yaakov qui est l’assemblée de tous les Bnei Israël et ceux-ci doivent être saints. La guématria de ישראל plus 1 pour le Kolel (542) est égale à « קדוש ה' א-להיכם », ainsi ces 2 noms allusionnent la sainteté de D. et d’Israël. Le Midrach Rabba et le Midrach Tan’houma signalent que dans la parachat Kédochim, on retrouve les 10 commandements dans les 10 expressions suivantes : 1 - Je suis Hachem Votre D. 2 - Ne vous tournez point vers des idoles. 3 - Vous ne jugerez point par Mon Nom à l’appui du mensonge. 4 - Gardez mes Chabats. 5 - Révérez chacun votre mère et votre père . 6 - Ne reste pas indifférent devant le sang de ton prochain. 7 - l’homme et la femme adultères doivent être mis à mort. 8 - Vous ne volerez pas. 9 - Ne va pas colporter le mal dans ton peuple. 10 - N’opprime pas ton prochain (pour le Tan’houma) et Tu aimeras ton prochain comme toi-même (vers 18) pour le Midrach Rabba. La dernière proposition du Midrach Rabba est « ואהבת לרעך כמוך » et toute chose qui se dévoile en dernier est en fait venue en premier dans la pensée de D. (Sof Maassé Marachava Té’hila), c’est pourquoi cette proposition est le « Klal Gadol BaTora » comme le dit Rabbi Akiva qui a perdu 24000 élèves pendant la période de l’Omer, à cause de la haine gratuite. Après cet épisode, il ne lui resta que 5 élèves en rapport avec les 5 ‘Houmachim de la Tora et les 5 élèves de Rabbi Yo’hanan (Pirkei Avot 2. 9 et 10). Ces 5 élèves sont : Rabbi Meir, Rabbi Yéhouda, Rabbi Yossi, Rabbi Chimon Bar Yo’hai dont nous fêterons la Hiloula LaG Baomer, le 33ème jour de l’Omer et Rabbi Eléazar ben Chamoua. La guématria de «Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est égale à celle de «Tu aimeras Hachem Ton D.» « ואהבת את ה' א-להיך Ces expressions sont égales à 2 fois Kadoch (820) et à la Guéoulat Mitsraim גאולת מצרים . Le Shalom Bait : Bel exemple d'amour du Prochain On peut citer la phrase du Rambam qui affirme qu’un mari doit aimer sa femme comme lui-même et la respecter plus que lui-même La première étape dans un mariage consiste à créer les relations élémentaires nécessaires à la vie à 2. il faut rappeler qu’une femme a droit au moins aux mêmes égards qu’un camarade de chambre ou un collègue de travail. Il faut prendre garde que les marques de respect, de politesse, de courtoisie, d’estime ne disparaissent une fois que la fiancée est devenue épouse. En dehors de la politesse, il faut se montrer aussi charmant en compagnie de sa femme qu’avec des étrangers. Le Rambam écrit qu’un mari ne doit jamais présenter un visage triste à son épouse. Un mari est obligé de témoigner autant de respect à sa femme qu’aux autres personnes, et en premier lieu, l’écouter attentivement quand elle parle. Pour elle rien n’est plus insultant que de constater qu’il l’écoute d’une oreille distraite. L’une des plus grandes peines qu’un homme puisse causer à son épouse, c’est de la critiquer maladroitement. La femme souffre plus qu’un homme d’une remarque acerbe. C’est pourquoi quand la Tora fut donnée au Mont Sinai, elle fut communiquée avec plus de douceur aux femmes qu’aux hommes. Si la critique est justifiée, elle doit être constructive et formulée avec gentillesse : le message n’est entendu que s’il est dit d’une manière chaleureuse et amicale. Le plus souvent lorsqu’une femme se plaint, c’est qu’elle ne reçoit pas assez d’attention de son mari. Critiquer durement une femme est superflu car son égo n’est pas aussi exigeant que celui d’un homme. Les hommes sont réticents à suivre les idées d’un autre (et en particulier de leur propre femme), les femmes n’ont pas en général ce problème. La femme recherchera un homme qu’elle puisse admirer, respecter et porter aux nues tout au long de leur vie commune. Sa nature l’incite à exprimer son amour et à retirer une satisfaction de son dévouement à celui qu’elle aime. Tout ceci il faut le souligner, n’est vrai que si elle est convaincue que son mari l’aime, car elle se sent frustrée si elle doit se dévouer à un mari pour lequel elle n’éprouve plus d’amour ni respect car elle perçoit qu’il ne l’aime pas. Si un mari par son comportement laisse croire à sa femme qu’il ne l’aime plus, c’est comme s’il versait son sang. « le mari doit toujours veiller à ne pas heurter la sensibilité de sa femme car, ayant la larme facile, elle est plus rapidement blessée ». Mais chaque couple doit faire face à un problème beaucoup plus sérieux : la colère ; c’est elle plus que tout autre chose qui mine les relations entre époux. Elle peut se manifester par des vexations anodines, par le sarcasme, l’insulte et de terribles vociférations. La colère qu’elle vienne de la femme ou de l’homme est régie par certains principes : 1 - La colère est la réaction d’un orgueil froissé. 2 - Lorsque l’on est sous pression et fatigué, on a plus de mal à maîtriser sa colère. 3 - Lorsque l’on se sent dans son bon droit, on a moins de retenue. 4 - Chaque répétition d’une offense rend difficile la maîtrise de soi. Comment maîtriser sa colère ? Puisque la colère est le fruit d’un orgueil froissé, il nous faut : - dégonfler notre moi puisque c’est de là que vient notre susceptibilité. - analyser objectivement la situation pour savoir si nous avons imaginé ou exagéré l’affront. - surmonter notre tendance à réagir à l’affront par la colère, en particulier en se taisant . (d’après le livre de’Aharon Feldman : la rivière, la marmite et l’oiseau) Dans le premier chapitre de Pirkei Avot que nous commençons à étudier cette semaine , on trouve la Michna 17 (g’ Tov): « son fils Chimon a dit : tous les jours de ma vie j’ai grandi auprès des Sages et je n’ai rien trouvé de mieux pour le corps que de se taire… » ; On remarquera que la guématria du silence- השתיקה (820) est égale à 2 fois Kadoch. |