Traduction Bernard Brajzblat sous le contrôle du Rav Alain Sénior de Créteil
Vayikra
Za'hor 5765
19 Mars 2005
Volume III – Lettre 24
8 Adar II 5765
Hil'hoth Chabbath
Puis-je installer un distributeur automatique avant Chabbath en sachant que des non juifs sont susceptibles de l'utiliser pendant Chabbath ?
Le seul problème à considérer est de déterminer si cela équivaut à demander à un non juif de faire un achat le Chabbath . Nous avons déjà appris 1 que l'on peut remettre de l'argent à un non juif avant Chabbath et lui demander d'effectuer un achat, à la triple condition de ne pas lui demander de le faire précisément le Chabbath , de lui laisser la possibilité de l'acheter à un autre moment et de lui permettre d'en obtenir un avantage personnel.
Un distributeur automatique peut entrer dans ce cadre dans la mesure où on ne demande pas à un non juif d'y acheter quelque chose le Chabbath . 2
Que faire si l'automate ne fonctionne que le Chabbath ?
Il semblerait que ce soit toujours permis dans la mesure où l'achat n'est effectué par le non juif que pour son propre compte, à la différence du cas vu précédemment où l'achat était effectué pour les besoins du juif. Le fait qu'ici le juif en tire un bénéfice le Chabbath n'est pas une faute en soi. Malgré tout, une transaction commerciale a bien eu lieu le Chabbath , c'est-à-dire que le juif a "reçu" de l'argent et l'objet acheté a changé de propriétaire. Rav Yits'hak Weisz zatsal dans le קחצי תחנמ fixe certaines dispositions sur le sujet mais on devra prendre l' avi s d'un Rav .
Cela signifie-t-il que l'on puisse laisser son magasin ouvert le Chabbath, si on le confie à des non juifs ?
Non, le cas d'un magasin est beaucoup plus complexe pour différentes raisons :
- le juif paye des non juifs pour travailler pour lui
- le juif demande à un non juif d'exécuter une mela'ha pour lui
- il y a de plus une sorte de 'Hilloul Hachem (profanation du nom divin) .
Il y a beaucoup d'aspects à prendre en compte quand un juif tient un magasin ou quand il s'associe avec un non juif et il faudra interroger un Rav compétent pour savoir ce qui est permis le Chabbath .
Que faire, s'il y a une possibilité que des juifs se servent du distributeur le Chabbath ?
Si la machine est placée dans un quartier ou un bâtiment exclusivement fréquenté par des juifs, l'installation d'une telle machine est bien plus problématique et il ne serait pas bon de la laisser fonctionner le Chabbath . Cependant, si la machine est utilisée par des juifs et des non juifs et si elle reste en place un temps suffisant pour pouvoir être utilisée avant ou après Chabbath , il pourrait être envisageable de la laisser fonctionner le Chabbath , mais là encore il faudra consulter un Rav
Peut-on laisser en veille un fax ou un répondeur pouvant recevoir des commandes Chabbath ?
Nous trouvons une ma'hloketh parmi les poskim (décisionnaires) à ce sujet. Certains poskim considèrent que la machine est utilisée au bénéfice du non juif et que le juif n'est en aucune façon, impliqué dans la mela'ha . D'autres pensent au contraire que dans la mesure où la mela'ha est effectuée dans la demeure du juif et que normalement, en pareils cas, il convient d’intervenir pour l'empêcher, on ne peut autoriser de brancher une telle machine avant Chabbath . 4 Comme d'habitude, dans un tel cas, on consultera une autorité hala'hique compétente.
Est-il permis à un juif d'Israël de téléphoner, après Chabbath, à un non juif aux USA alors que Chabbath n'y est pas encore terminé ?
La plupart des poskim le permettent dans la mesure où le juif ne transgresse pas le Chabbath qui, en ce qui le concerne est terminé. 5 On pourrait discuter et considérer que le non juif lui se trouve dans un endroit où règne toujours le Chabbath et qu'en l'appelant, on lui fait ‘profaner’ le Chabbath , mais ce n'est pas le cas car on ne considère pas que les conditions pour que ם"וכעל הרימא ne s'applique soient remplies.
Une de ces conditions est que, quand un juif demande à un non juif de transgresser le Chabbath , il devrait pouvoir le faire lui-même. Cela ne s'applique pas dans ce cas puisque Chabbath est terminé pour le juif et il ne pourrait en aucune manière le violer.
Une autre raison qui ne peut s'appliquer dans ce cas est qu'en ‘demandant’, on transgresse l'interdit de parler de mela'hoth pendant Chabbath .
[1] Siman 307:4
[2] Voir le Chemirath Chabbath Kehil'hata 29:28 et note de bas de page 71 [3] Voir le Chemirath Chabbath Kehil'hata 29:28 et note de bas de page 70 au nom de Rav Chlomo Zalman Auerbach zatsal
[4] Voir les Piské Techouvoth Siman 252:7 et note de bas de page 19-20
[5] Chemirath Chabbath Kehil'hata 31:26 et Piské Techouvoth Siman 344:2 note de bas de page 7
Sujets de réflexion
Dans quels cas puis-je demander à un non juif d'effectuer une mela'ha pour une personne malade ?
Quel degré de maladie autorise ם"וכעל הרימא (demander à un non juif de violer le Chabbath) ?
Réponses la semaine prochaine
Un mot sur la paracha Vayikra
Le passouk: "Toutes les graisses sont l'aliment d'un sacrifice consumé par le feu, d'une odeur agréable à 'Hachem" (Lévitique 3-16) signifie que l'on offre à Hachem les meilleurs morceaux du korban (sacrifice), c'est à dire les graisses. Selon le Rambam, (à la fin de Hil'hoth Issouré Mizbéa'h), celui qui souhaite se purifier doit combattre son mauvais penchant et offrir un korban de la meilleure qualité possible. Nous avons l'exemple de Hevel (Abel) dont le korban d'excellente qualité a été accepté.
Le Rambam généralise en disant que, dans chaque action associée à une mitsvah, il faudrait apporter le meilleur : quand on nourrit un pauvre, il faudrait lui donner les meilleurs morceaux; une schul devrait être plus belle que sa propre maison et on devrait donner à un pauvre les plus beaux vêtements.
Évidemment, cela exige un très haut niveau de Irath Chamayim (crainte du Ciel) mais au moins, nous savons ainsi dans quelle direction conduire nos actions quotidiennes.
Un grand Mazal Tov à D avi d HADIDA à l'occasion de sa Bar-mitsvah à Jérusalem
Un grand Mazal Tov à Virginie SUISSA & D avi d JOURNO à l’occasion de leur mariage
Vous pouvez recevoir et diffuser cette lettre en contactant:
Association Déborah-Guitel , 4,rue des Archives 94000 – CRETEIL 01.43.99.03.07 e-mail:
Vous pouvez dédicacer une de nos lettres à la mémoire ou à l'attention ou en l'honneur d’un de vos proches
Note: Le but de ces publications est de clarifier les sujets traités et non pas de rendre des décisions halakhiques. Nous attirons l’attention de chacun sur les questions pratiques importantes que peuvent soulever ces sujets. On devra consulter une autorité compétente pour recevoir une décision appropriée.
Important : Ne pas transporter Chabbath et ne pas jeter, mais déposer dans une Gueniza