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La parachat Pékoudei est la source principale de la notion de compte dans la Tora. : « Voici les comptes du Michkan … établi sur l’ordre de Moché ». Pourtant il est dit qu’il n’y a pas de bénédiction dans tout ce qui est pesé, mesuré, compté ; mais seulement dans une chose cachée du (mauvais) l’œil עין . Mais le compte du Michkan fut fait par Moché qui était attaché à la Sainteté, il pouvait relier le compte à sa racine et pouvait dévoiler la Berakha. Il pouvait dévoiler le Ein אין (l’infini) à l’intérieur du nombre qui est fini et limité. C’est pourquoi il est dit « Ein Mazal be Israël » « il n’y a pas de Mazal en Israël » qui peut se traduire par « le Ein, l’Infini est le Mazal d’Israël »
Le premier verset de la paracha est formé de 61 lettres (61 est la guématria du Ein, l’Infini). De plus, les lettres du mot אין se retrouvent au début, au milieu (31ème place) et à la fin du verset, c’est que l’on appelle Roch, Tor, Sof : « א לה... פי... הכהן ». Dans le compte ‘Hechbon, on retrouve également l’infini : la guématria de חשבון 366 est égale à 6 fois 61 ou 6 fois אין . La guématria de « אלה פקודי המשכן » « voici les comptes du Michkan » est égale à la valeur de Trouma תרומה , la première paracha qui parle des dons que les Juifs devaient faire pour la construction du Michkan, ainsi la fin est liée au début. Cette guématria est aussi égale à la valeur d’Ithamar, איתמר , le Cohen qui a participé aux comptes. (Ithamar est le 4ème fils d’Aaron) Par 2 fois le mot compte est employé dans ce verset פקודי - פקד ce qui rappelle l’expression « Pakod Ifkod » « פקד- יפקוד » employée lors de la délivrance d’Egypte. La guématria de ces 2 mots (384) est équivalente à Machia’h plus Hachem ( 358 ^ 26). Le compte permet de mettre en relation la partie la plus élevée de l’homme, appelée Emouna (la Foi), elle-même en relation avec l’Infini ( le Ein Sof), avec sa partie la plus basse, appelée Malkhout, la Royauté. L’apanage du roi est de compter : le roi reçoit l’argent qu’il redistribue ensuite selon les besoins de chacun de ses sujets. Le mot אמונה peut se décomposé en א-מונה « le Alef compte », le א faisant allusion au Ein Sof. |