|
Il est fascinant de constater que chaque semaine, nous retrouvons réellement dans la paracha, la source des évènenements de notre semaine. La parachat Ki-Tissa vient nous enseigner les dernières lois concernant l’édification du Mishkan : les différents dons, Teroumot , à offrir; comment préparer l’huile d’onction et les parfums à offrir quotidiennement; comment construire le Kiyor, bassin servant aux ablutions des Cohanim avant leur Service; nous apprenons la nomination de Betsalel et d’Oholiab, pour diriger les travaux ; nous apprenons enfin, que les travaux défendus durant Chabbat sont justement ceux qui sont nécessaires à la construction du Mishkan. Pour finir, D. remet à Moshé les Tables de la Loi : nous sommes au terme des 40 jours durant lesquels Moshé est monté sur le Mont Sinaï pour recevoir toute la Tora et les Tables de la Loi.
Mais tout à coup, l’histoire déraille : à la suite d’une erreur dans le compte des 40 jours, durant lesquels Moshé devait s’absenter, le Erev Rav, ramassis de convertis égyptiens de dernière minute, s’est approché d’Aaron, lui demandant de leur fabriquer « des dieux qui marchent au milieu de nous…car Moshé, nous ne savons pas ce qu’il est advenu de lui. ». Aaron pensant gagner du temps, leur demanda d’apporter les bijoux en or de leurs épouses, mais les hommes donnèrent leurs propres parures en or. Aaron jeta le métal dans un moule et un veau en or en sortit ! Ce veau parlait et proclamait que c’était lui qui avait fait sortir les Juifs d’Egypte ! Il s’agissait en fait de sorcellerie, un Juif nommé Mikha avait jeté dans le moule, une plaque en or, sur laquelle il était écrit : « Monte bœuf, monte bœuf ». Les hommes déclarèrent alors qu’il s’agissait « des dieux qui les avaient fait monter d’Egypte ». Aaron tenta de faire diversion en fabriquant un autel de sacrifices pour D., et en annonçant qu’il y aurait demain une fête pour D., sachant pertinemment que Moshé reviendrait le lendemain ; malheureusement, le Sa-tan réussit à pousser les Juifs à l’idolâtrie sans attendre, provoquant la Colère Divine. Ils tuèrent ‘Hour qui tentait de les sermonner. Moshé par ses supplications réussit à faire revenir D. sur sa décision d’exterminer tout le peuple Juif, mais nous souffrons jusqu’à présent des conséquences de ce désastre . Comment est-il possible qu’en quelques heures, le bénéfice de la sortie d’Egypte et celui du Don de la Tora aient été balayés et que notre peuple soit tombé dans une idolâtrie aussi grossière et ridicule ? En relisant le texte de la paracha avec le commentaire de Rachi, nous comprendrons mieux cette histoire et les évènements qui nous arrivent aujourd’hui. Tout a commencé par : « le peuple vit que Moshé tardait à descendre, וירא העם כי בשש משה לרדת ». Le mot tarder- בשש , est dérivé de la même racine que lemot בוש , se lisant phonétiquement « Bush ». Rachi nous cite deux autres exemples où le mot « Bush » est utilisé dans le sens de « tarder » jusqu’à faire « perdre patience ». Nous en déduisons que c’est la perte de patience du peuple Juif dans le retour de Moshé qui a ouvert une brèche dans laquelle le Sa-tan s’est engouffré afin de provoquer sa chute. Il conçut une mise en scène destinée à impressionner le peuple : il fit régner l’obscurité dans le monde, afin de faire croire qu’un événement dramatique se passait, et il fit même voir un lit sur lequel reposait Moshé, convainquant le peuple de sa mort ! En fait au départ, seul le Erev Rav s’engagea réellement dans cette mascarade. Le reste du peuple Juif ne le rejoignit que bien plus tard, quand le veau d’or fut construit. Il fallait au Sa-tan de la célérité afin de provoquer des dégâts irréparables empêchant Moshé de transmettre les Tables de la Loi au peuple, cette transmission aurait signifié la défaite définitive des forces du Mal, face à la Kédousha ! Malheureusement, il réussit à trouver une faille, dans le Erev Rav qui comprenait d’authentiques sorciers, comme les fils de Bilaam. Cette faute, il faudra au peuple Juif des milliers d’années jusqu’à la venue de Moshia’h, pour l’effacer définitivement. C’est pour cela que l’histoire se répète à chaque génération, et que nous pouvons la revivre chaque année lors de la paracha de Ki-Tissa. C’est ainsi que de nos jours, notre peuple a perdu patience, ceci sous l’impulsion de la famille « Bush ». Constatant que la Guéoula définitive tardait, les éléments les plus faibles du peuple Juif, semblables au Erev Rav, sont venus voir les chefs spirituels de notre peuple, en leur demandant de leur construire « des dieux qui marchent au milieu de nous ». De quels dieux s’agit-il dans notre génération ? Il s’agit de la « paix », le fameux Chalom- שלום dont la valeur numérique est 376. Le problème est que cette « paix » est dictée par le fait que la « Guéoula tarde », c’est à dire par « Bush ». Il ne peut donc pas s’agir d’une paix véritable, mais d’une invention du Sa-tan destinée à retarder réellement la venue imminente de Moshia’h. Nous savons d’ailleurs que le mot Chalom a la même valeur numérique que celle du nom Essav- עשו (376), ce qui nous montre à quel point cette « paix » peut être mensongère ! Mais nos chefs spirituels font la même erreur qu’Aaron, ils donnent leur accord à cette « paix », pensant gagner du temps en attendant la vraie Guéoula ! Le résultat sera encore une fois désastreux : l’accord entraînera notre peuple à conclure une alliance avec le Sa-tan lui-même, précipitant notre peuple dans une chute vertigineuse. Là encore, les éléments les plus faibles de notre peuple, semblables au Erev Rav poussent la majorité des nôtres dans leur folie. Ils menacent des pires sanctions ceux qui osent s’opposer à eux ! La différence entre notre situation et celle de nos ancêtres dans le désert, est que nous nous trouvons à la fin de plusieurs milliers d’années d’exil. Durant ce temps, nous avons étudié la Tora et accompli un nombre de Mitsvot gigantesque. Le Rabbi lui-même nous a assuré que nous étions parvenus au temps de notre Guéoula définitive.Nous assistons donc nécessairement aux dernièrs soubresauts des forces du Mal, destinés à retarder la Guéoula de quelques instants supplémentaires. En fait, il est très possible que toutes ces manœuvres ne fassent que l’accélérer, car c’est D. qui dirige le monde. Et de même « que ce n’est de notre plein gré que nous sommes partis en exil, ce n’est pas de notre plein gré que nous en sortirons ». La venue de Moshia’h est de toutes les façons imminente, il ne faut surtout pas que « nous perdions patience ! » |